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p 01 allogreffe de cellules souches hematopoietiques dans les leucemies aigues lymphoblastiques lal experience algerienne auteurs benakli m 1 baazizi m 1 mehdid f 1 rahmoune n 1 ait ouali d 1 akhrouf s 1 bouarab h 1 zerkout s 1 louar f 1 belhadj r 1 talbi a 1 bouamama f 2 hakiki n 2 serradj f 2 yafour n 2 bekadja m 2 hamladji r 1 ahmed nacer r 1 etablissement 1 centre pierre et marie curie alger algerie 2 etablissement hospitalier universitaire oran algerie presentateur benakli malek |
P-01 - ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES DANS LES LEUCÉMIES AIGUËS LYMPHOBLASTIQUES (LAL); EXPÉRIENCE ALGÉRIENNE.
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : BENAKLI M. (1), BAAZIZI M. (1), MEHDID F. (1), RAHMOUNE N. (1), AIT OUALI D. (1), AKHROUF S. (1), BOUARAB H. (1), ZERKOUT S. (1), LOUAR F. (1), BELHADJ R. (1), TALBI A. (1), BOUAMAMA F. (2), HAKIKI N. (2), SERRADJ F. (2), YAFOUR N. (2), BEKADJA M. (2), HAMLADJI R. (1), AHMED NACER R. (1)
Présentateur : BENAKLI Malek
Etablissement : (1) Centre Pierre et Marie Curie, Alger, ALGERIE; (2) Etablissement Hospitalier Universitaire, Oran, ALGERIE
Introduction/Objectif Les patients atteints de LAL en première rémission complète (RC) difficile ou en 2ème RC et les LAL ph1+ sont à risque car la chimiothérapie seule ne permet pas de longues survies. L’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) offre, dans ces cas, une alternative thérapeutique curatrice. Nous rapportons les résultats de cette procédure sur une série de 251 patients (pts) pris en charge au niveau des 2 centres d’allogreffes algériens.
Matériel & Méthode De février 1999 à juin 2019, 251 allogreffes de CSH ont été réalisées (241 au CPMC et 10 à l’EHU Oran) dont 211 génoidentiques, 39 haplo-identiques et 1 mismatch (3/6) non apparenté à partir d’un sang cordon). Le statut à la greffe était : 1ère RC (76 pts), 2ème RC (150 pts), 3ème RC (8 pts), 4ème RC (1 pt), en poussée blastique (16 pts). L’âge médian est de 18 ans (4-61) dont 122 pts (48,6%) ont moins de 18 ans. Le sex ratio (M/F) : 2. Le délai diagnostic-greffe est en moyenne de 18 mois (3-144). La recherche du transcrit BCR/ABL faite chez 76 pts retrouve 48 pts ph1+ (19%). Différents conditionnements, sans TBI, ont été utilisés associant Busilvex-Aracytine (12g/m2) et Melphalan (140mg/m2) chez 158 pts, Busilvex-Endoxan (200 mg/kg) chez 18 pts, Busilvex-EDX-VP16 chez 26 pts, Fludarabine-Busilvex-SAL chez 3pts, Busilvex-Melphalan-SAL chez 5 pts. Pour les greffes haplo-identiques, association Aracytine 8 g/m2, Busilvex 9.6mg/kg , EDX 3.6g/m2 et thymoglobuline 10mg/kg chez 21 pts et Busilvex-Thiotepa-Fludarabine chez 20 pts dont 18pts pour Haplo . La prophylaxie de la GVHD a associé ciclosporine-Méthotrexate pour les greffes génoidentiques; ciclosporine-MMF-MTX (protocole haplo-chinois) ou ciclosporine-MMF et Endoxan post-greffe (haplo-TBF) et ciclosporine seule pour la greffe avec sang de cordon. Deux cent quatorze pts (85,2%) ont reçu un greffon à partir de cellules souches périphériques (CSP), 14 pts (5,5%) un greffon médullaire, 2 pts un greffon sang cordon et 21 pts un greffon associant MO et CSP (greffe haplo-chinois). Au 30/06/2021, le recul minimum est de 24 mois et le recul maximum de 268 mois.
Résultats La durée d’aplasie moyenne est de 15 jours (6-66). La médiane de sortie d’aplasie est observée à J15 jours (10-67). Un rejet a été noté chez 2 pts. Le MVO est survenue chez 13 pts (5,1%) dont 8 sévères. Une GVHD aiguë a été observée chez 105 pts (45%) dont 39 de grade IV (37,1%); une GVHD chronique chez 73 pts (45,3%) dont 52 extensives (71,2 %). Une réactivation CMV est vue chez 53 pts (21,1%). Trente trois pts ont bénéficié d’une prévention de la rechute par ITK post-greffe. La rechute de la maladie est survenue chez 78 pts (31%) après un délai médian de 11 mois (1-60) dont 14pts ph 1+ sous ITK. Après un suivi médian de 69 mois (17-268), 72 pts sont vivants (28,6%) en RC et 179 pts (71,3 %) sont décédés dont 109 (41,4%) de TRM (infection précoce : 12, GVHD aiguë : 45, GVHD chronique : 6, MVO : 8, hémorragie viscérale : 7, infection tardive : 15 autres :16) et 70 pts après rechute de la maladie. Les survies actuarielles globales et sans événements, à 22 ans, sont de 25,7% et 25,9% respectivement. La SG et SSE pour les patients moins de 18 ans (n:122) et plus de 18 ans (n:129) sont de 29,8%, 22 ,4%; 30,8%, 21,3% respectivement
Conclusion L’allogreffe de CSH avec un conditionnement sans TBI dans les LAL à risque, permet à environ un quart des pts d’espérer une guérison à long terme comme le montre notre série avec, néanmoins, des taux relativement élevés de TRM et de rechutes.
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p 02 allogreffe de cellules souches hematopoietiques allo csh haplo identique dans la leucemie aigue lymphoblastique lal auteurs benakli m 1 ait ouali d 1 mehdid f 1 rahmoune n 1 baazizi m 1 akhrouf s 1 bouarab h 1 zerkout s 1 abderrahim i 1 louar f 1 belhadj r 1 harieche f 1 hamladji r 1 ahmed nacer r 1 etablissement 1 centre pierre et marie curie alger algerie presentateur benakli malek |
P-02 - ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES (ALLO-CSH) HAPLO-IDENTIQUE DANS LA LEUCÉMIE AIGUE LYMPHOBLASTIQUE (LAL)
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : BENAKLI M. (1), AIT OUALI D. (1), MEHDID F. (1), RAHMOUNE N. (1), BAAZIZI M. (1), AKHROUF S. (1), BOUARAB H. (1), ZERKOUT S. (1), ABDERRAHIM I. (1), LOUAR F. (1), BELHADJ R. (1), HARIECHE F. (1), HAMLADJI R. (1), AHMED NACER R. (1)
Présentateur : BENAKLI Malek
Etablissement : (1) Centre Pierre et Marie Curie, Alger, ALGERIE
Introduction/Objectif L’allo-CSH haplo-identique est actuellement une procédure validée chez les patients (pts) atteints d’hémopathies malignes et qui ne disposent pas de donneur HLA identique. Nous exposons notre expérience à propos de 38 pts atteints de LAL de haut risque ayant bénéficié de cette procédure.
Matériel & Méthode de mai 2013 à mai 2019, 38 pts atteints de LAL (7 de type T et 31 de type B dont 12 Ph+) ont bénéficié d’une allo-CSH haplo-identique à partir d’un donneur intrafamilial (1ère RC : 11, 2ème RC :25 et en poussée : 2). La médiane d’âge est de 19 ans (5-61) et un sex ratio (H/F) de 2,1. Le délai diagnostic greffe est de 26 mois (5-78). Le donneur utilisé était un ascendant dans 21 cas, un membre de la fratrie dans 15 cas ou un descendant dans 2 cas avec un degré de compatibilité HLA (A, B, DR) de 3/6 (30 cas), 4/6 (6 cas) et 5/6 (2 cas). Le statut CMV entre donneur/receveur était à haut risque dans 37 cas (97%). L’incompatibilité ABO était majeure dans 9 cas et mineure dans 3 cas. Deux conditionnements successifs ont été utilisés, le premier inspiré de Pékin (Haplo-Pekin) a associé : Fludarabine (9,6 mg/kg), Aracytine (8g/m2) et Endoxan (3,6g /m2) chez 20 pts avec une prophylaxie GVHD associant ciclosporine-méthotrexate-MMF et SAL avec un greffon double moelle-CSP (primé par G-CSF). Le deuxième (haplo-TBF) a comporté l’association de Fludarabine (150mg/m2), Thiotepa (10 mg/kg) et Busilvex (9,6mg/kg) chez 18 patients avec une prophylaxie GVHD associant ciclosporine-MMF-PTCy et un greffon de CSP. Le taux moyen de CD34 (CSP) est de 8,46 x106/kg (3,89-18,25) et le taux moyen de cellules nucléées : 4,46 x 108/kg (2,59-7,34). A la date du 30/09/2019 le recul minimum est de 25 mois et maximum de 92 mois.
Résultats l’aplasie a été constatée chez tous les pts de durée moyenne de 18j (11-38) et la sortie d’aplasie est observée en moyenne à j15 (11-23). Un cas de rejet précoce et un autre cas de MVO ont été observés dans le bras haplo-TBF. Deux pts (1 cas dans chaque bras) ont présenté une micro angiopathie thrombotique (MAT). Une GVHD aiguë est survenue chez 26 pts (74%) dont 25 (71%) de grade II et IV et une GVHD chronique chez 11 pts (42%) dont 2 sévères (18%). Seize cas (45%) de réactivation CMV ont été observés ainsi que 10 cas (28%) de cystite hémorragique (CH) (haplo-Pekin : 7, haplo-TBF : 3). Huit Pts (22%) ont présenté une rechute dont 2 étaient en progression au moment de la greffe. Après un suivi médian de 19 mois (1- 62), 14 pts sont vivants (36%) et 24 pts sont décédés (63%) dont 16 pts (42%) de TRM (GVHD :7, infection sévère :3, MVO : 1, rejet :1, syndrome hémorragique :1, CH :1, TRALI syndrome :1 COVID 19 :1) et 8 pts (21%) de rechute. On ne note aucune différence significative entre les deux conditionnements (haplo-pékin Vs haplo-TBF) en terme de GVHD aiguë (70% Vs 66%, p :0 ,78), GVHD chronique (35% Vs 22%, p :0,36), CMV (45% Vs 38%, p:0,04) et rechute (30% Vs 11%, p : 0,11) hormis pour la CH (35% Vs 16%, p :0,03) et TRM (27% Vs 64%, p :0,03). Les survies actuarielles globale et sans événements² à 92 mois sont de 47,1% et 44,13% respectivement.
Conclusion l’allo-CSH haplo-identique semble être une alternative thérapeutique de sauvetage chez des pts atteints de LAL de haut risque et ne disposant pas de donneurs HLA identique. On note, néanmoins, une TRM relativement élevée essentiellement dans la procédure haplo-TBF.
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p 03 allogreffe de cellules souches hematopoietiques allo csh chez des patients adultes atteints de lymphomes b primitifs du mediastin lbpm une etude retrospective de la sfgm tc et du groupe lysa auteurs le calvez b 1 tessoullin b 1 renaud l 2 botella garcia c 3 4 srour m 4 le gouill s 1 guillerm g 5 bay j 6 gressin r 7 nguyen s 8 furst s 9 chauchet a 10 sibon d 11 lewalle p 12 poire x 13 maillard n 14 vilate a 15 loschi m 16 hunault m 17 beguin y 18 dulery r 19 tudesq j 20 camus v 21 chevallier p 1 le bourgeois a 1 etablissement 1 hematologie clinique chu nantes nantes france 2 hematologie clinique hopital saint louis paris france 3 hematologie clinique chu bordeau france 4 hematologie clinique chu lille france 5 hematologie clinique chu brest france 6 hematologie clinique chu clermont ferrand france 7 hematologie clinique chu grenoble france 8 hematologie clinique pitie salpetriere hospital ap hp paris france 9 hematologie clinique institut paoli calmettes marseille france 10 hematologie clinique chu besancon france 11 hematologie clinique necker paris france 12 hematologie clinique institut jules bordet bruxelles belgique 13 hematologie clinique cliniques universitaires saint luc bruxelles belgique 14 hematologie clinique chu poitier france 15 hematologie clinique chu tours france 16 hematologie clinique chu nice france 17 hematologie clinique chu angers france 18 hematologie clinique chu sart tilman liege belgique 19 hematologie clinique saint antoine paris france 20 hematologie clinique saint louis paris france 21 hematologie clinique chu henri becquerel amiens france presentateur le calvez baptiste |
P-03 - ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOÏETIQUES (ALLO-CSH) CHEZ DES PATIENTS ADULTES ATTEINTS DE LYMPHOMES B PRIMITIFS DU MEDIASTIN (LBPM) : UNE ETUDE RETROSPECTIVE DE LA SFGM-TC ET DU GROUPE LYSA
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : LE CALVEZ B. (1), TESSOULLIN B. (1), RENAUD L. (2), BOTELLA-GARCIA C. (3,4), SROUR M. (4), LE GOUILL S. (1), GUILLERM G. (5), BAY J. (6), GRESSIN R. (7), NGUYEN S. (8), FURST S. (9), CHAUCHET A. (10), SIBON D. (11), LEWALLE P. (12), POIRÉ X. (13), MAILLARD N. (14), VILATE A. (15), LOSCHI M. (16), HUNAULT M. (17), BEGUIN Y. (18), DULERY R. (19), TUDESQ J. (20), CAMUS V. (21), CHEVALLIER P. (1), LE BOURGEOIS A. (1)
Présentateur : LE CALVEZ Baptiste
Etablissement : (1) Hématologie clinique, CHU Nantes, Nantes, FRANCE; (2) Hématologie Clinique, Hôpital Saint Louis, Paris , FRANCE; (3) Hématologie Clinique, CHU, Bordeau, FRANCE; (4) Hématologie Clinique, CHU, Lille, FRANCE; (5) Hématologie Clinique, CHU, Brest, FRANCE; (6) Hématologie Clinique, CHU, Clermont Ferrand, FRANCE; (7) Hématologie Clinique, CHU, Grenoble, FRANCE; (8) Hématologie Clinique, Pitié Salpêtrière Hospital, AP-HP, Paris, FRANCE; (9) Hématologie Clinique, Institut Paoli Calmettes, Marseille, FRANCE; (10) Hématologie Clinique, CHU, Besancon, FRANCE; (11) Hématologie Clinique, Necker, Paris, FRANCE; (12) Hématologie Clinique, Institut Jules Bordet , Bruxelles, BELGIQUE; (13) Hématologie Clinique, Cliniques Universitaires Saint-Luc, Bruxelles, BELGIQUE; (14) Hématologie Clinique, CHU, Poitier, FRANCE; (15) Hématologie Clinique, CHU, Tours, FRANCE; (16) Hématologie Clinique, CHU, Nice, FRANCE; (17) Hématologie Clinique, CHU, Angers, FRANCE; (18) Hématologie Clinique, CHU Sart-Tilman, Liège, BELGIQUE; (19) Hématologie Clinique, Saint Antoine , Paris, FRANCE; (20) Hématologie Clinique, Saint Louis, Paris, FRANCE; (21) Hématologie clinique, CHU Henri Becquerel, Amiens, FRANCE
Introduction/Objectif Le lymphome B primitif du médiastin (LBPM) est un sous type rare de lymphome malin non Hodgkinien (LMNH). Malgré d’importants progrès thérapeutiques, 10 à 30% des patients présentant un LBPM sont réfractaires primaires ou rechutent précocement (R/R). Ces patients présentent un pronostic sombre en dépit des stratégies de rattrapage classiques (autogreffe) ou de l’apparition d’immunothérapies innovantes (inhibiteurs de checkpoints, CAR-T cells). Pour ces patients, l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-CSH) est une stratégie potentiellement curative. Cependant, les données concernant les résultats de l’allo-CSH chez ces patients sont limitées (Herrera A. F, BBMT 2019).
Matériel & Méthode Cette étude rétrospective multicentrique a inclus tous les adultes présentant des LBPM R/R allogreffés entre 1999 et 2018 rapportés à la SFGM-TC. Les données ont été recueillies à partir de la base ProMISe et complétées par la consultation des dossiers médicaux des centres du groupe LYSA.
Résultats Trente-trois patients présentant des LBPM R/R allogréffés dans 19 centres français (n=29) et 3 centres belges (n=4) ont été inclus. L’âge médian à la greffe était de 33 ans. La cohorte comprenait une majorité de femme (58%). La majorité des patients présentaient des scores de comorbidités spécifiques à l’allo-CSH (HCT-CI) faibles [0 = 9/17 (53%)].
Les patients avaient reçu, en médiane, 3 lignes de traitement (1 à 6) avant allo-CSH. Tous les patients avaient reçu des anthracyclines et un anti-CD20 en première ligne. Quarante et un pourcents des patients étaient réfractaires primaires. Soixante et un pourcents des patients avaient déjà reçu une autogreffe et un patient avait déjà été traité CAR-T cells. A la greffe, 50% des patients étaient en réponse complète (RC), 40% des patients étaient en réponse partielle (RP) et 10% avaient une maladie progressive (MP).
Le conditionnement était d’intensité réduite dans 63% des cas. Quatre-vingts pourcents des patients ont reçu une allo-CSH. Les donneurs étaient géno-identiques dans 42% des cas et phéno-identiques dans 39% des cas. La prophylaxie de la GVH comprenait du sérum anti-lymphocytaire dans 61% des cas, et des anti-calcineurines dans 97% des cas.
Le suivi médian était de 78 mois (3.5-157). Pour cette cohorte, à 2 ans, la survie globale, la survie sans maladie, la mortalité non liée à la rechute, et l’incidence cumulée de la rechute étaient de 48% (95%CI: 33-70), 60% (95%CI: 44-82), 18% (95%CI: 7-34), et 34% (95%CI: 18-50) respectivement. Les incidences cumulées à J100 de GVH aigue de grade 1 à 2 et de grade 3 à 4 étaient respectivement de 36 et 0%. L’incidence à 2 ans de GVH chronique était de 32%. Les patients présentant une maladie progressive à la greffe avaient des survies sans progression et des survies globales à 2 ans significativement inférieures (PFS: HR: 6.12, 95%CI: 1.32-28.31, p=0.02, OS: HR: 7.04, 95%CI: 1.52-32.75, p=0.013).
Discussion Cette étude rapporte la plus grande cohorte publiée évaluant les résultats de l’allo-CSH pour les patients présentant des LBPM R/R. Malgré le caractère rétrospectif et l’effectif limité de la cohorte, ces résultats sont encourageants.
Conclusion L’allo-CSH est une option thérapeutique intéressante pour les patients présentant des LBPM R/R, permettant l’obtention de rémissions durables, au prix d’une toxicité liée à la greffe raisonnable chez ces patients généralement jeunes.
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p 04 reactivation du cytomegalovirus apres allogreffe de csh geneoidentique et un conditionnement myeloablatif a toxicite reduite de type fb4 sal auteurs yafour n 1 faiza s 1 osmani s 1 bouamama f 1 hakiki n 1 dali yahia r 2 charef l 1 bouchama s 1 enta soltane b 1 bouhass r 1 chekkal m 3 mansour b 1 brahimi m 1 bekadja m 1 arabi a 1 etablissement 1 service d hematologie et therapie cellulaire ehu 1er novembre 1954 d oran algerie oran algerie 2 service de bacteriologie et virologie ehu 1er novembre 1954 d oran algerie oran algerie 3 service dhemobiologie et transfusion sanguine ehu 1er novembre 1954 d oran algerie oran algerie presentateur yafour nabil |
P-04 - RÉACTIVATION DU CYTOMÉGALOVIRUS APRÈS ALLOGREFFE DE CSH GÉNÉOIDENTIQUE ET UN CONDITIONNEMENT MYÉLOABLATIF À TOXICITÉ RÉDUITE DE TYPE FB4+SAL
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
Auteurs : YAFOUR N. (1), FAIZA S. (1), OSMANI S. (1), BOUAMAMA F. (1), HAKIKI N. (1), DALI-YAHIA R. (2), CHAREF L. (1), BOUCHAMA S. (1), ENTA SOLTANE B. (1), BOUHASS R. (1), CHEKKAL M. (3), MANSOUR B. (1), BRAHIMI M. (1), BEKADJA M. (1), ARABI A. (1)
Présentateur : YAFOUR Nabil
Etablissement : (1) Service d'Hématologie et Thérapie Cellulaire. EHU 1er Novembre 1954 d'Oran. Algérie, Oran, ALGERIE; (2) Service De Bactériologie et Virologie. EHU 1er Novembre 1954 d'Oran. Algérie, Oran, ALGERIE; (3) Service d’Hémobiologie et Transfusion Sanguine. EHU 1er Novembre 1954 d'Oran. Algérie, Oran, ALGERIE
Introduction/Objectif L’infection à CMV est une cause majeure de morbidité et de mortalité après allogreffe de CSH. Le monitoring viral par la PCR-TR en post greffe permet un diagnostic précoce, afin d’instaurer un traitement préemptif et d’éviter le développement de maladie à CMV. En parallèle, l’incorporation du sérum anti lymphocytaire (SAL) avant la greffe pour réduire l’incidence de la maladie du greffon contre l’hôte (GVHD), peut augmenter le risque des infections virales potentiellement mortelles telles que la réactivation du cytomégalovirus (CMV).
L’objectif de notre travail est d’étudier la réactivation du CMV après allo-CSH génoidentique et un conditionnement de type busulfan/fludarabine et sérum antilymphocytaire FB4+SAL chez les patients atteints de leucémie aigüe myéloïdes (LAM).
Matériel & Méthode Il s’agit d’une étude de cohorte prospective monocentrique durant la période allant de février 2013 à Janvier 2018. Tous les patients ont reçu un conditionnement de type FB4, une prophylaxie de la GVHD incluant le SAL (5mg/kg) et un greffon de CSP provient d’un donneur génoidentique. Le monitoring du CMV a été effectué par méthode de PCR-RT. Un traitement préemptif par ganciclovir a été instauré en post greffe chez tous les patients à un seuil viral de 1000 copies / ml.
Résultats Au total, 40 patients ont été inclus dans cette étude, dont 26 hommes et 14 femmes. L’âge médian à la greffe était de 37 ans (15-65 ans). Tous les patients étaient à risque de réactivation du CMV avant la greffe. La réactivation du CMV est survenue chez 21% des patients, avec une durée médiane de 41 jours. Un seul patient a présenté une 2eme réactivation. Après traitement par ganciclovir, l’évolution était favorable chez 97.5% des patients. Le taux de mortalité liée au CMV était de 2.5 %.
Conclusion Dans notre série malgré l’utilisation du SAL dans un contexte d’allo-CSH génoidentique, la mortalité liée au CMV est faible. Le monitoring du CMV par PCR-RT après allo-CSH, et l’initiation d’un traitement préemptif à un seuil viral de 1000 copies nous ont permis de diagnostiquer et traiter précocement la réactivation du CMV dans une population de patients présentant une prévalence élevée de statut séropositif au CMV.
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p 05 etude prospective et retrospective de la tolerance de la nutrition enterale chez les patients allogreffes auteurs blal m 1 mediavilla c 1 david s 1 botella garcia c 1 clement l 1 dumas p 1 forcade e 1 pigneux a 1 etablissement 1 chu de bordeaux service d hematologie et therapie cellulaire pessac france presentateur blal marine |
P-05 - ETUDE PROSPECTIVE ET RETROSPECTIVE DE LA TOLERANCE DE LA NUTRITION ENTERALE CHEZ LES PATIENTS ALLOGREFFES
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : BLAL M. (1), MÉDIAVILLA C. (1), DAVID S. (1), BOTELLA GARCIA C. (1), CLÉMENT L. (1), DUMAS P. (1), FORCADE E. (1), PIGNEUX A. (1)
Présentateur : BLAL Marine
Etablissement : (1) CHU de Bordeaux, service d'hématologie et thérapie cellulaire, Pessac, FRANCE
Introduction :
L’allogreffe est une procédure lourde qui peut entraîner une dénutrition ayant elle-même un impact péjoratif sur la survie globale. Aujourd’hui la nutrition entérale est proposée en première intention lors des allogreffes car elle a de nombreux avantages dont une meilleure survie globale mais peu de d’études se sont intéressées à sa tolérance. Nous avons donc décidé de réaliser une étude sur la tolérance de la nutrition entérale avec le protocole mis en place au CHU de Bordeaux qui prend le parti d’une alimentation entérale prophylactique précoce.
Méthode :
Notre étude est divisée en deux parties. Une première rétrospective intéressant les patients majeurs allogreffés de Janvier à Novembre 2020 (54 patients). Nous avons exclu les patients ayant eu des hospitalisations > 75 jours. Puis une deuxième partie prospective intéressant les patients majeurs allogreffés de Décembre 2020 à Février 2021 (12 patients). Tous les patients ont accepté de répondre à un questionnaire de tolérance. Excepté le refus de participation il n’y avait pas de critères d’exclusion.
Résultats :
Concernant la partie prospective, la tolérance globale de l’alimentation entérale et de la sonde naso-gastrique entérale sont excellentes avec une médiane de 9,5/10. De plus, 83% des patients disent en tirer un bénéfice.
Concernant la partie rétrospective, 73% des patients tolèrent bien la nutrition entérale. 39% des patients arrêtent la nutrition suite au vomissement de la sonde pourtant on ne retrouve pas de différence significative sur le taux d’effets secondaires digestifs chez les patients ayant eu une nutrition entérale ou non.
On ne retrouve pas non plus de différence significative sur les marqueurs nutritionnels (poids, albumine, IMC) ou le taux d’infections chez les patients ayant reçu une nutrition entérale ou non. Malgré tout, on constate un taux d’infections significativement plus important chez les patients ayant reçu une nutrition parentérale (73% contre 43% avec p=0,03) et une probabilité moindre de recevoir une nutrition parentérale en cas d’acceptation de la nutrition entérale (p=0,06). On pourrait donc conclure à un bénéfice indirect de la nutrition entérale sur le taux d’infections via un moindre recours à la nutrition parentérale.
Pour finir, la perte de poids est significativement plus importante (-4kg contre -2kg avec p=0,02) chez les patients ayant reçu de l’Endoxan post-greffe et surtout chez ceux n’ayant pas reçu de nutrition entérale (-8kg contre -4kg avec p=0,02), il en est de même pour le taux d’infections (100% contre 18% avec p=0,01).
Discussion-Conclusion :
Au total, cette étude a permis de mettre en évidence une bonne tolérance de la nutrition entérale. Malheureusement, aucun bénéfice et aucune caractéristique impactant sa tolérance n’ont été clairement identifié.
Par ailleurs, plus d’un tiers des arrêts de la nutrition entérale sont dus à des vomissements sans pour autant constater plus d’effets secondaires digestifs chez les patients ayant une nutrition entérale. Ceux-ci semblent donc plutôt être secondaires au conditionnement. En parallèle, on note une variation de poids significativement plus importantes dans le sous-groupe de patients ayant reçu un conditionnement « agressif » surtout en l’absence de nutrition entérale. On aurait donc tendance à encourager la nutrition entérale chez ce sous-groupe de patients.
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p 06 evaluation sur le plan nutritionnel des patients hospitalises pour allogreffe de csh auteurs rida f 1 quessar a 1 sraidi s 1 mohamed r 1 khoubila n 1 cherkaoui s 1 lamchahab m 1 qachouh m 1 madani a 1 etablissement 1 le centre hospitalier universitaire ibn rochd hopital 20 aout 1953 casablanca maroc presentateur rida fatima ezzahra |
P-06 - EVALUATION SUR LE PLAN NUTRITIONNEL DES PATIENTS HOSPITALISÉS POUR ALLOGREFFE DE CSH :
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : RIDA F. (1), QUESSAR A. (1), SRAIDI S. (1), MOHAMED R. (1), KHOUBILA N. (1), CHERKAOUI S. (1), LAMCHAHAB M. (1), QACHOUH M. (1), MADANI A. (1)
Présentateur : RIDA Fatima Ezzahra
Etablissement : (1) le centre hospitalier universitaire IBN Rochd , Hopital 20 Aout 1953 , Casablanca , MAROC
Introduction/Objectif La prise en charge diététique des patients admis pour greffe de CSH est une composante essentielle de soins de support. Les complications digestives et infectieuses sont fréquentes et réduisent les apports alimentaires oraux. Dans ces conditions, une dénutrition protéino-énergétique peut s’installer rapidement, ce qui rend indispensable l’évaluation de l’état nutritionnel des patients et de proposer un support nutritionnel. Ce travail a pour objectif de comparer l’état nutritionnel du patient de l’admission à la sortie de l’unité de greffe.
Matériel & Méthode une étude descriptive et analytique sur des patients ayant bénéficié d’une allogreffe géno-identique sur une période allant de mai 2016 à Aout 2020 au service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de Casablanca. L’évaluation de l’état nutritionnel était basée sur l’examen clinique : Poids, IMC, pourcentage de perte de poids (%PP = Kilos perdus / poids à l’admission) x 100 qui définie la dénutrition en modérée (%PP < 5%), moyenne (5% <%PP<10%), importante (%PP > 10%) et en sévère (%PP > 15%).
Résultats 47 patients ont été colligé, la médiane d’âge était de 27ans, le sex ratio H/F est de 1,6, tout les patients ont bénéficié d’une éducation nutritionnelle à l’admission. Une dénutrition a été retrouvée chez 3 patients (6%), 7 patients (15%) ont été en surpoids et 37 patients (79%) avaient une corpulence normale. Une hypo albuminémie initiale a été noté chez 2 patients, 18 patients avaient une mucite de grade supérieur ou égal à 2 , une patiente avait présenté une GVH digestive, 9 patients avaient présenté des diarrhées grade 2, 30 patients souffraient d’une anorexie, la sonde nasogastrique a été mise en place chez 83% des patients, toléré seulement chez 27% des malades, la nutrition parentérale a été proposé pour 3 patients. À la sortie de l’unité allogreffe 52% des patients présentaient une dénutrition modérée, 27% une dénutrition moyenne, 17% une dénutrition importante et 4% une dénutrition sévère.
Discussion La réduction des apports nutritionnels, l’augmentation des besoins métaboliques et la malabsorption/augmentation des pertes digestives sont des facteurs qui provoquent la dénutrition chez les patients allogreffés Dans ce contexte, la prise en charge nutritionnelle de cette population doit être systématique. Les données actuelles de la littérature semblent orienter également vers une nutrition entérale sachant qu'un protocole de phase III évaluant nutrition entérale versus parentérale est en cours.
Conclusion Dans notre série, malgré la difficulté de l’alimentation éntérale vu la mauvaise tolérance de la sonde nasogastrique très peu de patient sont sorti dans un tableau de dénutrition importante à sévere.
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p 07 infection risk in patients treated with extracorporeal photopheresis for graft versus host disease a retrospective cohort study auteurs thevenet u 1 etablissement 1 chu saint etienne roanne france presentateur thevenet ugo |
P-07 - INFECTION RISK IN PATIENTS TREATED WITH EXTRACORPOREAL PHOTOPHERESIS FOR GRAFT-VERSUS-HOST DISEASE: A RETROSPECTIVE COHORT STUDY
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : THEVENET U. (1)
Présentateur : THEVENET Ugo
Etablissement : (1) CHU Saint Etienne, Roanne, FRANCE
Introduction/Objectif Infections are common and significant causes of mortality and morbidity in patients with graft-versus-host disease (GvHD). Extracorporeal photopheresis (ECP) is an advantageous treatment option for patient with GvHD because it is not immunosuppressive. The objective of this study was to assess the rate of infection and risk factors in patients with GvHD as this is understudied.
Matériel & Méthode Using a single-center cohort, we retrospectively collected data on infectious episodes by evaluating the clinical records of patients with GvHD treated by ECP since 2011.
Résultats A total of 47 patients were included in this study. At ECP initiation, there were 10 patients with acute GvHD, and 37 with chronic GvHD. At the final follow-up, 200 infectious episodes were diagnosed in 91.5% of patients; average follow-up of 25.9 months (i.e, 1.97 infections per patient per year). Most episodes produced positive outcomes: There were no deaths, and only six infections required long-term treatment. Higher dose of corticosteroids at the initiation of ECP was significantly associated with a shorter onset of the first infection, HR=2.05 IC 95% (1.17, 3.57), p= 0.013. Unrelated donors transplants were significantly associated with a lower rate of infection HR, HR= 0.61 IC 95% (0.39-0.95), p= 0.028
Conclusion The results of our study suggest a low infection rate with optimal clinical efficacy; thus, ECP is still a suitable treatment for GvHD. A future study with a larger cohort will improve risk factor identifications.
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p 08 les infections en phase precoce apres allogreffe de cellules souches hematopoietique au service dhematologie et oncologie pediatrique de casablanca auteurs sraidi s 1 quessar a 1 rida f 1 zerouali k 2 harif m 1 rachid m 1 lamchahab m 1 cherkaoui s 1 khoubila n 1 qachouh m 1 madani a 1 etablissement 1 service d hematologie et d oncologie pediatrique hopital 20 aout 1953 casablanca maroc 2 laboratoire de biologie medical service de bacteriologie chu ibn rochd casablanca maroc presentateur rida fatima zahra |
P-08 - LES INFECTIONS EN PHASE PRÉCOCE APRÈS ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUE AU SERVICE D’HEMATOLOGIE ET ONCOLOGIE PEDIATRIQUE DE CASABLANCA
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
Voir le poster
Auteurs : SRAIDI S. (1), QUESSAR A. (1), RIDA F. (1), ZEROUALI K. (2), HARIF M. (1), RACHID M. (1), LAMCHAHAB M. (1), CHERKAOUI S. (1), KHOUBILA N. (1), QACHOUH M. (1), MADANI A. (1)
Présentateur : RIDA Fatima Zahra
Etablissement : (1) service d'hématologie et d'oncologie pédiatrique Hopital 20 Aout 1953, Casablanca, MAROC; (2) Laboratoire de biologie médical, Service de Bactériologie CHU Ibn Rochd, Casablanca, MAROC
Introduction/Objectif L’allogreffe des cellules souches hématopoïétiques (Allo-CSH) est devenue un moyen incontournable pour la curabilité de nombreuses hémopathies. Cependant, malgré tous les progrès, les infections restent une cause de morbi-mortalité.
L’objectif de cette étude est d’analyser les facteurs de risques, la prévalence et les particularités clinico-biologiques et thépareutiques des infections survenant au cours du processus de l’allo-CSH.
Matériel & Méthode Entre mai 2016 et juillet 2020, ont été inclus tous les patients, ayant bénéficié d’une Allo-CSH géno-identique, toutes pathologies confondues. Le conditionnement variait en fonction de la pathologie sous-jacente. La source de CSH était plutôt la moelle que les CSP, la prophylaxie contre la GVH par ciclosporine et méthotrexate et sans décontamination digestive. Tous les malades ont été admis dans l’unité greffe à chambres individuelles, protégées laminaire avec une prophylaxie anti-virale et fongique par aciclovir et fluconazole, TMT-SMZ et un Kt central. En cas d’épisodes fébriles, la recherche du foyer infectieux reposait sur la réalisation d’un bilan infectieux complet, comportant des bilans biologiques ainsi que des bilans radiologiques le plus souvent guidés par des signes cliniques. Lors d’un épisode fébrile, une antibiothérapie empirique (ceftazidime 6g/j+/-aminoside) était démarrée d’emblée avec une évaluation thérapeutique et instauration d’une escalade thérapeutique en cas de persistance de la symptomatologie. La prise en charge en pré-greffe, en per et en post-allogreffe s’est faite selon le référentiel du CHU de lille adapté aux conditions locales. Tous les patients signaient un consentement éclairé.
Résultats Sur cette période, 45 patients ont bénéficié d’une allogreffe de CSH avec un total de 47 allogreffe, dont deux doubles allogreffes. L’âge médian des patients était de 24 ans, avec un sex-ratio H/F de 1.45. L’allogreffe de CSH était indiquée pour une aplasie médullaire idiopathique ou congénitale dans 47% des cas et pour une leucémie aiguë dans 45% des cas. La durée moyenne de l’aplasie était de 22 jours pour une durée moyenne d’hospitalisation de 32 jours. Au cours de l’hospitalisation, 43 patients avaient présenté un ou plusieurs épisodes fébriles, soit 88% des cas avec une identification du foyer infectieux dans 74% des cas . On a identifié 34 cas de bactériémies (79%) et 5 cas d’infection fongique (17%). Les pneumopathies représentaient 19% des cas, suivis des infections urinaires et digestives dans 10% des cas pour chacun d’eux et de l’infection sur cathéter dans 8.5% des cas. Les hémocultures ont permis de déterminer 21 bacille gram négatif (62%) dont sept Klebsiella pnemoniae (33%), et 13 cocci gram positif (38%) dont 10 staphylocoque coagulase négative (80%). Le traitement empirique était suffisant dans 5 cas (13%) avec nécessité d’escalade thérapeutique chez le reste des patients et ajout d’antifongique dans 22 cas. L’évolution au cours de l’hospitalisation était favorable dans 93% des cas avec deux décès pas septicémie fongique.
Conclusion La prévalence de l’infection durant la phase précoce après Allo-CSH d’origine bactérienne dans notre série reste élevée comparativement à ce qui est rapporté dans la littérature.
Le risque infectieux au cours de l’allogreffe est déterminé par plusieurs facteurs de risque dont la maladie sous-jacente, l’intensité des traitements antérieurs et le type de conditionnement mais également par l’écologie du service et l’éducation du patient qui nécessite attention particulière.
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p 09 etat des lieux des patients atteints de syndromes myelodysplasiques ayant beneficie dune allogreffe de cellules souches hematopoietiques au chu damiens picardie auteurs dumeignil l 1 joris m 1 morel p 1 marolleau j 1 charbonnier a 1 etablissement 1 hematologie clinique chu amiens amiens france presentateur dumeignil louis nicolas |
P-09 - ETAT DES LIEUX DES PATIENTS ATTEINTS DE SYNDROMES MYÉLODYSPLASIQUES AYANT BÉNÉFICIÉ D’UNE ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES AU CHU D’AMIENS-PICARDIE
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
Auteurs : DUMEIGNIL L. (1), JORIS M. (1), MOREL P. (1), MAROLLEAU J. (1), CHARBONNIER A. (1)
Présentateur : DUMEIGNIL Louis-Nicolas
Etablissement : (1) Hématologie clinique CHU Amiens, Amiens , FRANCE
Introduction/ObjectifActuellement, l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) reste le seul traitement curatif des patients atteints de syndromes myélodysplasiques (SMD). Autrefois limitée à un petit nombre de patients, en raison de l’âge ou des comorbidités, cette indication s’est développée depuis l’avènement des conditionnements atténués, puis des donneurs non apparentés et alternatifs. L’objectif principal de notre étude était de réaliser l’état des lieux des allogreffes pour SMD dans notre centre depuis le début de notre activité en 2012 et de comparer nos résultats à ceux de la littérature.
 Caractéristiques des patients
Matériel & MéthodeDans cette étude monocentrique, rétrospective, nous avons analysé le devenir des patients adultes atteints de SMD et formes frontières qui ont bénéficié d’une allogreffe de CSH au CHU Amiens-Picardie entre juillet 2012 et décembre 2019.
 Caractéristiques des hémopathies
Résultats28 patients adultes ont été allogreffés pour SMD ou forme frontière dans cette période, avec un âge médian de 58.7 ans [25.6-71.9]. Le suivi médian était de 24.95 mois [0.07-66.23].
Les caractéristiques des patients sont présentées dans le tableau 1. Il s’agissait majoritairement de patients âgés, masculins et comorbides. Les caractéristiques pré-greffe sont présentées dans le tableau 2.
Dans cette population, la survie globale (OS) était de 60 % à 1 an et de 51% à 2 ans. La mortalité liée à la transplantation (TRM) était de 32 % à 1 an et 36 % à 2 ans.Le taux non ajusté de rechute était de 14% à 1et 2 ans. Ces éléments sont représentés sur la figure 1. 80 % des patients en rechute ont reçu de la chimiothérapie type agents hypométhylants. 40% des patients ont reçu des DLI.
L’incidence cumulative de la GVHD aiguë était de 50 % à 100 jours et à 1 an dont 71.4 % de grades I-II, et 28,6% de grades III-IV. L’incidence cumulative sur 1 an et 2 ans de GVHD chronique était respectivement de 42,9 % et 54,3 % avec une nette prédominance de formes modérées (66.7%). Ces résultats sont représentés sur la figure 2.
 Survie globale, rechute et TRM
DiscussionNotre étude montre donc des résultats similaires à ceux attendus dans cette population de patients allogreffés pour un SMD.
Par ailleurs, l’utilisation de conditionnements séquentiels a montré sur notre centre de bons résultats chez des patients présentant une blastose élevée ou un SMD à haut risque en pré-greffe. En effet, malgré un pronostic attendu plus défavorable, ces derniers patients présentent une TRM plus faible que les autres avec une tendance (p =0.08) à une survie globale meilleure dans notre étude (tableau 3). En outre, le taux de rechute peu élevé dans cette population, peut s’expliquer par l’utilisation de traitements d’entretien post-greffe associant agents hypométhylants et DLI.
En comparaison avec d’autres, le taux de GVH chronique parait assez élevé dans notre étude. Cela peut s’expliquer en partie par la décroissance rapide des immunosuppresseurs mais également du fait des traitements d’entretiens décrits ci-dessus. Les principales limites de cette étude reposent son caractère rétrospectif et la petite taille de l’échantillon.
 GVH aiguë et chronique
ConclusionCette étude confirme la faisabilité de l’allogreffe chez les patients souffrant de SMD, malgré un âge parfois avancé et des comorbidités, avec des résultats sur notre centre similaires à ceux déjà connus. En outre, des résultats intéressants ont été obtenus grâce à l’utilisation des conditionnements séquentiels et des traitements d’entretien, dans la population à haut risque (blastose élevée, IPSS défavorable).
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p 10 l aplasie b est un facteur predictif majeur de l absence de reponse humorale au vaccin arnm bnt162b2 anti sars cov 2 chez les receveurs d une allogreffe de cellules souches hematopoietiques auteurs jullien m 1 le bourgeois a 1 coste burel m 1 peterlin p 1 garnier a 1 audrain m 1 rimbert m 1 imbert b 1 drumel t 1 le gouill s 1 moreau p 1 mahe b 1 dubruille v 1 blin n 1 lok a 1 touzeau c 1 gastinne t 1 tessoulin b 1 vantyghem s 1 bene m 1 guillaume t 1 chevallier p 1 etablissement 1 chu hotel dieu nantes france presentateur chevallier patrice |
P-10 - L'APLASIE B EST UN FACTEUR PREDICTIF MAJEUR DE L'ABSENCE DE REPONSE HUMORALE AU VACCIN ARNM BNT162B2 ANTI SARS-COV-2 CHEZ LES RECEVEURS D'UNE ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : JULLIEN M. (1), LE BOURGEOIS A. (1), COSTE BUREL M. (1), PETERLIN P. (1), GARNIER A. (1), AUDRAIN M. (1), RIMBERT M. (1), IMBERT B. (1), DRUMEL T. (1), LE GOUILL S. (1), MOREAU P. (1), MAHE B. (1), DUBRUILLE V. (1), BLIN N. (1), LOK A. (1), TOUZEAU C. (1), GASTINNE T. (1), TESSOULIN B. (1), VANTYGHEM S. (1), BENE M. (1), GUILLAUME T. (1), CHEVALLIER P. (1)
Présentateur : CHEVALLIER Patrice
Etablissement : (1) CHU Hôtel Dieu, Nantes, FRANCE
Introduction/ObjectifLes receveurs d’une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-CSH) sont à haut risque d’infection grave à SARS-CoV-2, et l’efficacité des vaccins ARNm semble plus faible chez ces patients. Dans cette population, les facteurs prédictifs de la réponse aux vaccins ARNm sont peu connus.
Matériel & MéthodeCette étude rétrospective visait à déterminer quels facteurs pouvaient influencer la réponse humorale après deux injections (V1 et V2) du vaccin BNT162b2 (Pfizer-BioNTech) dans une cohorte de patients allogreffés sans antécédent d’infection par COVID-19. Une éventuelle infection asymptomatique antérieure au COVID-19 a été recherchée dans les échantillons pré-V1 par la recherche d'anticorps anti-nucléocapside (N) (test immunologique anti-SARS-CoV-2, Roche Elecsys®, Rotkreuz, Suisse). La réponse humorale au domaine de liaison au récepteur de la protéine Spike (S) du SARS-CoV-2 a été testée post-V2 (Roche Elecsys®). Selon les recommandations du fabricant, les titres ≥0,8 U/mL étaient considérés positifs, la valeur maximale étant >250 U/mL. Le nombre total de lymphocytes (Ly) et les sous-ensembles lymphocytaires (T CD3, CD4 et CD8, Ly B et NK) ont été évalués par cytométrie en flux avant V1 et à distance de V2. Les analyses statistiques ont été effectuées sur R (version 4.0.3).
RésultatsCent dix-sept patients allo-CSH vaccinés entre le 20 janvier et le 17 avril 2021 ont été analysés. Leurs caractéristiques sont présentées dans le Tableau. L'intervalle médian entre le J0 de l’allo-CSH et la V1 (J0-V1) était de 654j. Le taux de réponse anti-S post-V2 était de 82,9% pour l'ensemble de la cohorte. Les non répondeurs humoraux (NR) post-V2 (n = 20) avaient un J0-V1 médian plus faible (271 vs 914 j, p <10 -5) et un nombre médian de Ly pré-V1 plus faible (0,62 vs 1,61x10 9/L, p <10 -4, correspondant à un taux plus faible de CD3 (0,39 vs 0,97 x10 9/L, p = 0,01), CD4 (0,13 vs 0,35 x10 9/L, p=<10 -3) et de lymphocytes B (0,00 vs 0,28 x10 9/L, p <10 -6). Les taux de NK et T CD8 n'étaient pas statistiquement différents entre NR et répondeurs (respectivement p=0,14 et p=0,06). Aucune influence de l'âge du donneur (p=0,39), du receveur (p=0,55), de la maladie sous-jacente (p=1), du conditionnement (p=0,11), des groupes sanguins (donneur, p=0,55 ; receveur, p=0,39), ou d'un antécédent de maladie du greffon contre l'hôte (GVHD ; 83,1 vs 83,6%, p=1) n’a été observée. À l'inverse, un traitement immunosuppresseur ou une chimiothérapie (IS/C) en cours et un greffon haploidentique étaient associés à des réponses plus faibles à la vaccination (resp. 62,5 vs 90,5 %, p<10 -3, et 69,4 vs 88,6 % pour les patients avec donneurs appariés, p=0,02). Dans l'analyse multivariée (Figure) incluant également l'intervalle J0-V1, la source du donneur, le traitement IS/C en cours et le nombre de lymphocytes TCD4, seule l'aplasie B restait associée à l'absence de réponse humorale après deux injections de vaccin (OR 0,01, 95%CI [0,00 - 0,10], p <10 -3).
ConclusionL'aplasie B apparaît comme un facteur prédictif majeur de l'échec du vaccin ARNm anti-SARS-CoV-2 après allogreffe. Une surveillance immunitaire étroite devrait donc être proposée post allo-CSH pour proposer le vaccin au moment le plus approprié, c'est-à-dire après la détection des Ly B, indépendamment du délai depuis l'allogreffe ou de la présence d'un traitement IS/C.
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p 11 mucites post allogreffe etat des lieux et prise en charge au sein du service d hematologie et d oncologie pediatrique de casablanca auteurs sraidi s 1 rida f 1 quessar a 1 harif m 1 rachid m 1 khoubila n 1 lamchahab m 1 cherkaoui s 1 qachouh m 1 madani a 1 etablissement 1 service d hematologie et d oncologie pediatrique hopital 20 aout 1953 casablanca maroc presentateur rida fatima zahra |
P-11 - MUCITES POST ALLOGREFFE : ETAT DES LIEUX ET PRISE EN CHARGE AU SEIN DU SERVICE D'HEMATOLOGIE ET D'ONCOLOGIE PEDIATRIQUE DE CASABLANCA
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : SRAIDI S. (1), RIDA F. (1), QUESSAR A. (1), HARIF M. (1), RACHID M. (1), KHOUBILA N. (1), LAMCHAHAB M. (1), CHERKAOUI S. (1), QACHOUH M. (1), MADANI A. (1)
Présentateur : RIDA Fatima Zahra
Etablissement : (1) service d'hématologie et d'oncologie pédiatrique Hopital 20 Aout 1953, Casablanca, MAROC
Introduction/Objectif La mucite est une toxicité courante de l’allogreffe des cellules souches hématopoïétiques( Allo-CSH). En fonction de l'intensité du conditionnement, du régime de prophylaxie du greffon contre l'hôte (GVHD), et d'autres facteurs, la mucite peut être ressentie 60 % à 100 % des receveurs de greffe. Le traitement des mucites orales reste très dépendant des centres d’oncologie et des habitudes locales.
L’objectif de cette étude est de décrire les aspects cliniques, les facteurs prédisposants et évaluer la prise en charge des mucites post allogreffe au sein du service d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de Casablanca.
Matériel & Méthode Etude rétrospective descriptive menée entre 2016 et 2020 incluant tous les cas de mucites diagnostiqué chez les patients ayant bénéficié d’une Allo-CSH. Le conditionnement variait en fonction de la pathologie sous-jacente. La source de CSH était plutôt la moelle que les CSP, la prophylaxie contre la GVH par ciclosporine et méthotrexate et sans décontamination digestive. Tous les malades ont été admis dans l’unité greffe à chambres individuelles, protégées laminaire avec une prophylaxie anti-virale et fongique par aciclovir et fluconazole, TMT-SMZ et un Kt central type. Les patients avaient un un bilan stomatologique avec panoramique dentaire et consultation et soins dentaires initialement. Le diagnostic de mucite a été posé suite à un examen clinique. Les stades ont été établis selon la classification OMS. Le traitement comporte un volet préventif et un curatif.
Résultats 25 cas de mucites ont été inclus dans notre étude. L’incidence globale des mucites modérées et mucites sévères est respectivement de 56 % et 44 %. La médiane d’âge est de 27 ans et le sexe ratio H/F est de de 2,12. L’IMC des patients à l’admission varie entre 17 et 38 et après l’allogreffe l’IMC varie entre 16 et 33. La sonde nasogastrique a été adopté chez 32% des cas sur une période allant de 2 à 8 jours. La source du greffon est la moelle dans 76% des cas et les cellules souches périphériques dans 24% des cas. Le type de conditionnement utilisé chez nos patientes est myéloablatif. La mucite est survenue du 2ème au 11ème jour de la réinjection des CSH. Le nombre de globule blancs avant la survenue des mucites varie entre 10 et 2500 éléments et au cours de la mucite celui-ci était plus bas avec des extrêmes de 10 à 1200 éléments, et la résolution des mucites est corrélé à un nombre de globules blancs élevé allant de 290 à 3330 éléments. Le taux de créatinine ainsi que l’albumine était normal chez tous les patients.
À titre préventif, les bains de bouche au bicarbonate de sodium standard ont été utilisé dans 32% des cas, et les solutions aqueuses électrolytique sursaturée pour bain de bouche ont été utilisé dans 68 % des cas, et les antifongiques dans 40% des cas. Le traitement curatif utilisé est le fluconazole dans 58% et le voriconazole dans 42% et le traitement antalgique est prescrit uniquement dans les mucites sévères. La résolution des mucites sévères nécessitait une durée allant de 4 à 16 jours et la durée de résolution des mucites non sévères variait de 4 à 13 jours
Conclusion La mucite est une complication très fréquente. La mucite sévère est associée à une augmentation de la durée d’aplasie et par conséquent la durée d’hospitalisation. L’amélioration des résultats thérapeutiques nécessite la mise en place d’un référentiel de prise en charge et la sensibilisation des patients sur l’importance des mesures préventives afin de réduire la fréquence de survenue des mucites
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p 12 oral minocycline as systemic therapy for uncomplicated venous access device related bloodstream infection with coagulase negative staphylococci in patients after allogeneic hematopoietic cell transplantation auteurs bayoudh f 1 descy j 1 fontaine c 1 baron f 1 willems e 1 beguin y 1 giot j 1 servais s 1 etablissement 1 chu de liege universite de liege liege belgique presentateur bayoudh firas |
P-12 - ORAL MINOCYCLINE AS SYSTEMIC THERAPY FOR UNCOMPLICATED VENOUS ACCESS DEVICE-RELATED BLOODSTREAM INFECTION WITH COAGULASE-NEGATIVE STAPHYLOCOCCI IN PATIENTS AFTER ALLOGENEIC HEMATOPOIETIC CELL TRANSPLANTATION
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : BAYOUDH F. (1), DESCY J. (1), FONTAINE C. (1), BARON F. (1), WILLEMS E. (1), BEGUIN Y. (1), GIOT J. (1), SERVAIS S. (1)
Présentateur : BAYOUDH Firas
Etablissement : (1) CHU de Liège, Université de Liège, Liège, BELGIQUE
Venous access device-related bloodstream infections (VAD-BSIs) with coagulase-negative staphylococci (CoNS) are common complications after allogeneic hematopoietic cell transplantation (alloHCT). So far, the standard systemic antimicrobial therapy for uncomplicated VAD-BSIs with methicillin resistant CoNS consisted of intravenous (IV) vancomycin (vanco). This approach requires hospitalization, necessitates new competent venous access, exposes patients to potential (mainly renal) toxicity and increases the risk of commensal flora dysbiosis with selection of vanco-resistant enterococci. Patients after alloHCT are particularly at risk of iatrogenic and nosocomial complications. In addition, repeated hospitalizations can impact autonomy and quality of life and are associated with significant costs.
Minocycline (mino) is an oral antimicrobial agent that has strong in vitro effects on most Gram positive bacteria and potential anti-biofilm activity, and can be used in the clinic for some CoNS infections. Our infectious disease specialists proposed that systemic therapy with oral mino could be used for the management of uncomplicated VAD-BSIs, when IV vanco was not possible (renal failure or allergy) or when hospitalization was refused by patients. We retrospectively analyzed the results of this mino-based approach.
From January 2012 to December 2020, we treated 24 uncomplicated VAD-BSIs with CoNS in 23 alloHCT patients aged 17-72y with oral mino. Uncomplicated VAD-BSIs were defined as 2 or more blood cultures positive for the same CoNS drawn consecutively peripherally and through the VAD, in patients without signs of sepsis, cellulitis or suppurative thrombophlebitis and without endovascular implant or orthopedic material. VAD were implantable ports (n=17), tunneled catheter (n=1) or PICC-lines (n=6). Pathogens were S. epidermidis (n= 21) or S. haemolyticus (n=3). CoNS were in vitro susceptible to mino according to EUCAST guidelines Mino was administered at a dose of 100 mg BID for 7-14 days. For 7 VAD-BSIs, patients were initially treated with IV vanco for the first 1-3 days followed by oral mino, while 16 VAD-SIBs were managed with oral mino alone. VAD management consisted of catheter removal (for tunneled and PICC-lines, n=7) or antibiotic locks with vanco (n=15) or gentamicin (n=2) administered at least every other day for 14 days (for ports).
Overall, clearance of bacteremia (as assessed by negativity of surveillance peripheral blood cultures with the same CoNS drawn between d+3 and +30 after initiation of systemic therapy) was achieved in all but 1 patient who had persistent bacteremia at day +9. No complication such as suppurative thrombophlebitis, endocarditis or metastatic foci of infection was observed in any patient during the 3-month period after initiation of treatment. Among the 17 patients for whom VAD salvage was attempted, VAD decontamination was successful in 10 cases while 4 patients experienced persistently positive VAD-derived blood cultures during the early (d+3 to +14) surveillance period and 3 patients experienced delayed relapse of VAD-BSIs with the same CoNS 1-3 months later . All these events led to VAD removal. Treatment with mino was well tolerated with the exception of mild skin rash in one patient.
Our results in this retrospective cohort suggest that oral mino can be a promising alternative to standard IV vanco for systemic therapy in VAD-BSIs with CoNS. This remains to be confirmed in prospective studies.
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p 13 complications infectieuses pulmonaires precoces au cours des allogreffes de cellules souches hematopoietiques a casablanca auteurs bahja z 1 sraidi s 1 quessar a 1 rida f 1 jabri h 1 khattabi w 1 moussali n 1 rachid m 1 lamchahab m 1 charkaoui s 1 khoubila n 1 qachouh m 1 madani a 1 etablissement 1 service dhematologie et doncologie pediatrique hopital 20 aout 1953 chu ibn rochd casablanca maroc casablanca maroc 2 service de pneumologie hopital 20 aout 1953 chu ibn rochd casablanca maroc casablanca maroc 3 service de radiologie hopital 20 aout 1953 chu ibn rochd casablanca maroc casablanca maroc presentateur rida fatima zahra |
P-13 - COMPLICATIONS INFECTIEUSES PULMONAIRES PRECOCES AU COURS DES ALLOGREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES A CASABLANCA
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
Auteurs : BAHJA Z. (1), SRAIDI S. (1), QUESSAR A. (1), RIDA F. (1), JABRI H. (1), KHATTABI W. (1), MOUSSALI N. (1), RACHID M. (1), LAMCHAHAB M. (1), CHARKAOUI S. (1), KHOUBILA N. (1), QACHOUH M. (1), MADANI A. (1)
Présentateur : RIDA Fatima Zahra
Etablissement : (1) Service d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique, Hôpital 20 Août 1953, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc., Casablanca, MAROC; (2) Service de pneumologie, Hôpital 20 Août 1953, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc., Casablanca, MAROC; (3) Service de radiologie, Hôpital 20 Août 1953, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc., Casablanca, MAROC
Introduction/Objectif Les complications pulmonaires des allogreffes de cellules souches hématopoïétiques (CSH) sont causes de morbidité et de mortalité. Elles concernent 40 à 60% des patients allogreffés et sont responsables de 28% des décès. Leur survenue est liée à certains facteurs de risque : source de greffon, type de conditionnement, la survenue d’une réaction de greffon contre l’hôte (GVH) aiguë et des comorbidités.
L’objectif de cette étude était d’analyser les pneumopathies infectieuses précoces observées au cours des 100 premiers jours post-allogreffe de CSH.
Matériel & Méthode Durant la période allant mai 2016 en août 2020, une étude rétrospective et descriptive avait inclus tous les patients, enfants et adultes, ayant bénéficié d’une allogreffe géno-identique toutes pathologies confondues et qui ont présenté une complication pulmonaire précoce (<100j). Le conditionnement variait en fonction de la pathologie sous-jacente. La source des CSH était plutôt la moelle que les CSP, la prophylaxie contre la GVH par ciclosporine et méthotrexate et sans décontamination digestive. Tous les malades ont été admis dans l’unité greffe à chambres individuelles, protégées. La prise en charge en pré-greffe, en per et en post-allogreffe s’est faite selon le référentiel du CHU de Lille adapté aux conditions locales. Tous les patients signaient un consentement éclairé et les frais étaient couverts par les assurances soit le CHU avec le soutien d’ONG. La démarche diagnostique est établie selon les éléments anamnestiques et cliniques, les données d’imagerie par scanner thoracique ainsi que les investigations microbiologiques dont l’examen cytobactériologique des expectorations (ECBE), BK crachats, PCR BK , Antigénémie aspergillaire, prélèvement naso-pharyngé (suspicion infection virale), hémoculture et le lavage broncho-alvéolaire (LBA) selon l’orientation clinique.
Résultats 45 patients ont bénéficié d’allogreffes de CSH durant cette période, dont 8 patients ont présenté une pneumopathie précoce durant l’allogreffe soit 17% des cas. le sex-ratio H/F est de 3 (6H/2F), l’âge médian est de 25 {13ans-46ans}.l’induction de l’allogreffe été chez 5 patients une aplasie médullaire sévère, chez un patient une LAM en rechute, chez une patiente une LALB en rechute et chez une patiente un LH réfractaire. 1 patient avait un antécédent de tuberculose pulmonaire traitée. Les aspects radiologiques retrouvés chez nos patients étaient en faveur de pneumopathie d’origine infectieuse chez tous les patients (aspergillaire invasive type fumigatus , bactérienne ou virale). Une documentation microbiologique était retrouvée chez un patient qui a présenté une aspergillose pulmonaire invasive confirmée, avec un diagnostique douteux d’aspergillose pulmonaire chez 2 patients. Le LBA a été réalisé chez 3 patients. 2 patients sont décédés par complications de leur pneumopathie.
Conclusion L’exploration des pneumopathies au cours de l’allogreffe des cellules souches hématopoïétiques reste d’accès difficile dans notre contexte avec une prévalence de survenue qui reste importante partout dans le monde. Le LBA est le gold standard pour l’exploration de ces pneumopathies et qui reste difficile à réaliser dont notre contexte. Vue le risque de mortalité, il est important de maitriser les facteurs de risque et de développer un plateau technique pour faciliter la prise en charge de ces patients.
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p 14 impact de la vaccination pregreffe du donneur et du receveur sur limmunite anti sars cov 2 humorale et cellulaire post transplantation auteurs jullien m 1 letailleur v 1 coste burel m 1 guillaume t 1 clemenceau b 2 bene m 1 chevallier p 1 etablissement 1 chu hotel dieu nantes france 2 nantes university inserm 1232 crcina nantes france presentateur chevallier patrice |
P-14 - IMPACT DE LA VACCINATION PREGREFFE DU DONNEUR ET DU RECEVEUR SUR L’IMMUNITE ANTI SARS-COV-2 HUMORALE ET CELLULAIRE POST TRANSPLANTATION
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : JULLIEN M. (1), LETAILLEUR V. (1), COSTE BUREL M. (1), GUILLAUME T. (1), CLEMENCEAU B. (2), BENE M. (1), CHEVALLIER P. (1)
Présentateur : CHEVALLIER Patrice
Etablissement : (1) CHU Hôtel Dieu, Nantes, FRANCE; (2) Nantes University - INSERM 1232, CRCINA, Nantes, FRANCE
Introduction/ObjectifLes receveurs d’une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (allo-CSH) sont à haut risque d’infection grave à SARS-CoV-2, en particulier les trois premiers mois post-transplantation où ils ne peuvent être vaccinés faute de récupération immunitaire. L’impact d’une vaccination pré-greffe du donneur et/ou du receveur sur l’immunité post transplantation n’a pas encore été rapportée.
Matériel & MéthodeLes taux d’anticorps anti-SARS-CoV-2 après une allo-CSH ont été évalués chez 20 adultes allogreffés entre le 23/02 et le 20/07/2021, par dosage des IgG dirigées contre la protéine Spike (S) du SARS-CoV-2 (Roche Elecsys®, Rotkreuz, Suisse). Les sous populations lymphocytaires et le taux de gammaglobulines ont été évaluées au même moment. La réponse cellulaire T anti-COVID 19 a été étudiée chez 17 de ces patients par tests ELISpot IFNγ (kit ELISpotPRO humain, Mabtech) et comparée à celle de 16 témoins sains vaccinés deux fois, en stimulant les T CD3+ par 3 pools de peptides couvrant la séquence protéique complète de la protéine S.
RésultatsSept patients vaccinés avant l’allo-CSH (R+) ont reçu un greffon d'un donneur non vacciné (D-), 5 patients non vaccinés (R-) ont reçu un greffon d'un donneur vacciné (D+). Dans 5 cas, les deux R/D avaient été vaccinés avant la greffe. Enfin, 3 patients ayant reçu un greffon d'un D- présentaient une infection antérieure au COVID 19 (Ri). Tous les patients étaient sous immunosuppresseurs au moment de l'évaluation (médiane de 68 jours après la transplantation) et n'avaient pas reçu de vaccination anti-SARS-CoV-2 post- transplantation. Les caractéristiques des patients sont rapportées dans le Tableau.
La persistance des anticorps anti-S a été détectée chez 95% des patients (n=19/20). Seul un cas R+/D- était séronégatif. Le taux médian d’IgG anti-S pour l'ensemble de la cohorte était de 83,75 U/mL (3,3 - >250), avec des variations selon les groupes : R+/D- (21,2 [0 - >250]), R-/D+ (150 [10 - 191]), R+/D+ (94,8 [70,2 - >250]) et Ri/D+ (64,3 [3,3 - >250]).
Une réponse T anti-S a pu être détectée chez 6/17 (35 %) patients, dont 2/5 R+/D-, 3/5 R+/D+, 0/3 patients Ri/D-, et 1/4 R-/D+. La réponse médiane était de 26 SFU/10 6 cellules T CD3+, ce qui correspond à une fréquence de 0,003 % des lymphocytes T totaux, soit 1 log de moins que les témoins sains.
ConclusionCette étude plaide pour la vaccination anti-SARS-CoV-2 des donneurs et des receveurs avant une allogreffe. Il reste à déterminer si ces anticorps et ces réponses cellulaires T offrent une protection suffisante, combien de temps celle-ci persiste, et l’efficacité de la vaccination post-transplantation chez ces patients. La vaccination avant la transplantation d'organes solides ou la thérapie par CAR T-cells devrait également être explorée.
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p 15 allogreffe de cellules souches hematopoietiques a casablanca premier rapport dactivite 2016 2020 auteurs rida f 1 quessar a 1 harif m 1 harrach a 1 elbakkouri j 1 lazrak m 1 rachid m 1 madani a 1 etablissement 1 le centre hospitalier universitaire ibn rochd hopital 20 aout 1953 casablanca maroc presentateur rida fatima ezzahra |
P-15 - ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES À CASABLANCA PREMIER RAPPORT D’ACTIVITÉ (2016-2020)
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : RIDA F. (1), QUESSAR A. (1), HARIF M. (1), HARRACH A. (1), ELBAKKOURI J. (1), LAZRAK M. (1), RACHID M. (1), MADANI A. (1)
Présentateur : RIDA Fatima Ezzahra
Etablissement : (1) le centre hospitalier universitaire IBN Rochd , Hopital 20 Aout 1953 , Casablanca , MAROC
Introduction/Objectif L'allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) est devenue un moyen thérapeutique curatif pour de nombreuses hémopathies bénignes et malignes. Malgré le coût onéreux et la complexité de la procédure, cette stratégie a été mise en place dans les pays en développement dont le Maroc.
L'objectif de ce travail est d’évaluer les résultats de l’allogreffe de CSH dans le service d’hématologie clinique et d’oncologie pédiatrique de Casablanca, à travers les quatre premières années d’activité.
Matériel & Méthode Entre mai 2016 et juillet 2020, ont été inclus tous les patients, enfants et adultes, ayant bénéficié d’une allogreffe de CSH géno-identique, toutes pathologies confondues.Le conditionnement variait en fonction de la pathologie sous-jacente. La source des CSH était plutôt la moelle que les CSP, la prophylaxie contre la GVH par ciclosporine et méthotrexate et sans décontamination digestive. Tous les malades ont été admis dans l’unité greffe à chambres individuelles, protégées. La prise en charge en pré-greffe, en per et en post-allogreffe s’est faite selon le référentiel du CHU de Lille adapté aux conditions locales. Tous les patients signaient un consentement éclairé et les frais étaient couverts par les assurances soit le CHU avec le soutien d’ONG .
Résultats 47 allogreffes géno-identiques chez 45 patients ont été réalisées sur une période de 48 mois, L'âge médian était de 27ans [1-60] Sex ratio H/F était de 1,6. 19 malades (42%) étaient suivis pour une aplasie médullaire (AM), 13 pour une leucémie aiguë myéloïde (LAM), 8 pour une leucémie aigue lymphoïde (LAL), deux pour une anémie de Fanconi, une pour une leucémie myéloïde chronique (LMC) , un pour lymphome de Hodgkin et un cas de déficit immunitaire combiné sévère (SCID) . La médiane d’intervalle diagnostic-greffe était de 19 mois [2-110mois]. L’âge médian de donneur était de 26 ans [6-50ans], le sexe était différent chez 19 patients, les greffons utilisés ont été des SCP chez 17 cas avec une médiane de richesse de greffon de l’ordre de 6,5×10 8/Kg et des greffons médullaires chez 30 patients (64%) avec une médiane de richesse de l’ordre de 3,5×10 8/Kg. La médiane de durée d’hospitalisation était de 36 jours, et la médiane de durée d’aplasie (PNN ≤5G/L) était 36 jours. Les principales complications étaient la GVH chez 7 cas, 2 cas de MVO, 50 infections documentés, des mucites classées grade III et IV ont été noté chez 15 cas. Au statut post greffe, 32 patients allogreffés (68%) étaient en RC, 7 décèdes (15%) avec un rejet de greffon chez 2 patients. La TRM à J100 était à 22% . Après un médian de durée de suivi post greffe de 340 jours, 28 patients étaient en RC maintenue, 14 décédés.
Discussion Notre profil est caractérisé par la jeune Age des patients et de leurs donneurs. L’aplasie médullaire vient en tête comme indication à l’allogreffe (42%), ce qui ne concorde pas avec les autres études réalisée où la LAM constitue la principale indication. Le source des CSH était périphériques dans la plupart des études contrairement à notre étude qui a montré que le greffon médullaire est le plus utilisé .
Conclusion Ce premier rapport d’activité montre des résultats encourageants avec la faisabilité de l’allogreffe dans notre contexte. L’expérience acquise par l’équipe soignante permettra certainement d’offrir cette thérapeutique à un plus grand nombre de patients, de varier les sources de CSH et d’améliorer la TRM et la survie.
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p 16 resultats comparables chez les adultes allogreffes pour un syndrome myelodysplasique quel que soit le type de donneur genoidentique phenoidentique ou haploidentique une etude monocentrique auteurs garnier a 1 jullien m 1 guillaume t 1 peterlin p 1 le bourgeois a 1 mahe b 1 dubruille v 1 blin n 1 touzeau c 1 gastinne t 1 lok a 1 vantyghem s 1 moreau p 1 bene m 1 le gouill s 1 chevallier p 1 etablissement 1 chu nantes nantes france presentateur chevallier patrice |
P-16 - RESULTATS COMPARABLES CHEZ LES ADULTES ALLOGREFFES POUR UN SYNDROME MYELODYSPLASIQUE QUEL QUE SOIT LE TYPE DE DONNEUR: GENOIDENTIQUE, PHENOIDENTIQUE OU HAPLOIDENTIQUE: UNE ETUDE MONOCENTRIQUE.
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : GARNIER A. (1), JULLIEN M. (1), GUILLAUME T. (1), PETERLIN P. (1), LE BOURGEOIS A. (1), MAHE B. (1), DUBRUILLE V. (1), BLIN N. (1), TOUZEAU C. (1), GASTINNE T. (1), LOK A. (1), VANTYGHEM S. (1), MOREAU P. (1), BENE M. (1), LE GOUILL S. (1), CHEVALLIER P. (1)
Présentateur : CHEVALLIER Patrice
Etablissement : (1) CHU Nantes, Nantes, FRANCE
Introduction: L’allogreffe de cellules souches hématopoietique (CSH) reste la seule option curative pour les patients atteints d’un syndrome myelodysplasique ( SMD) . Si des données récentes ont montré des résultats encourageants de la greffe haplo-identique dans ce contexte, aucune comparaison avec l’allogreffe géno-identique ou phéno-identique n’a été rapportée pour le moment.
Matériel et méthode : Nous avons étudié rétrospectivement, 102 patients adultes allogreffés pour un SMD entre mars 2010 et août 2020 dans notre service, et nous avons comparé les résultats entre ceux ayant reçu un greffon provenant d'un donneur géno-identique, phéno-identique ou haplo-identique.
Résultats : Trente-trois, 48 et 21 patients respectivement, ont reçu un greffon d’un donneur géno, phéno ou haplo-identique. Tous ont reçu un greffon de cellules souches périphérique (CSP). L'âge médian de l'ensemble de la cohorte était de 63 ans (20-74). Les trois groupes présentaient des caractéristiques similaires (sexe, type de SMD, rémission pré-greffe, disease risk index, statut CMV, compatibilité ABO, richesse du greffon en CD34, type de conditionnement), à l'exception de l'âge médian du receveur qui était plus jeune pour les greffes géno-identiques (61 vs 65 phéno vs 65 Haplo, p=0,04) et l'âge médian du donneur qui était plus élevé dans les greffes géno-identiques ( 61 vs 34 phéno vs 42 Haplo, p< 0,001) (Tableau 1). Avec un suivi médian de 46 mois, la Survie globale à 4 ans (figure 1) était comparable entre les trois groupes (haplo : 60,1 % ± 11,0 % , géno : 59,0 % ± 9,4 % et phéno : 61,2 % ± 7,2 %, p = 0. 88) ainsi que la survie sans rechute à 4 ans (Figure 2) (55,9 % ± 11,1 % vs 51,2 % ± 9,2 % vs 59,6 % ± 7,2 %, p = 0,78) et l'incidence cumulative (IC) de la survie sans rechute (34,6 % ± 12,4 % , 15,4 % ± 6,4 % et 23,8 % ± 6,4 %, p = 0,21). De même, l'IC à 4 ans de la GVHD aiguë de grade 3-4 (14,3 % vs 15,2 % vs 20,8 %, p=0,79) et de la GVHD chronique modérée/sévère (14,3 % vs 24,2 % vs 27,1 %, p=0,56) n'étaient pas significativement différentes. La Survie sans rechute et sans GVH (GRFS) à 4 ans (figure 3) semblait meilleure dans le groupe haplo-identique mais cela n’était pas statistiquement significatif (56,1 % ± 11,0% vs 28,1% ±9,2 % vs 32,8 % ± 7,4%, p=0 .41).
Conclusion : Ces données suggèrent que les donneurs haplo-identiques représentent une alternative valable pour les patients atteints de SMD qui n'ont pas de donneur géno ou phéno-identique.
 tableau 1
 figure 1
 Figure 3
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p 17 lam therapy related et allohsct etude dune cohorte retrospective de 220 patients auteurs rey g 1 daguenet e 1 bonjean p 2 thevenet u 1 devillier r 3 fegueux n 4 forcade e 5 srour m 6 chevallier p 7 robin m 8 suarez f 9 micol j 10 labussiere wallet h 11 bilger k 12 daguindau e 13 bay j 14 fayard a 14 bulabois c 15 nguyen quoc s 16 genthon a 17 francois s 18 turlure p 19 loschi m 20 poire x 21 guillerm g 22 beguin y 23 maillard n 24 mear j 25 guyotat d 1 tavernier e 1 etablissement 1 institut de cancerologie de la loire lucien neuwirth saint priest en jarez france 2 centre hospitalier universitaire de saint etienne saint etienne france 3 institut paoli calmette marseille france 4 hopital saint eloi montpellier france 5 centre hospitalier universitaire haut leveque magellan bordeaux france 6 hopital claude hurriez lille france 7 centre hospitalier universitaire hotel dieu nantes france 8 hopital saint louis paris france 9 hopital necker paris france 10 institut gustave roussy villejuif france 11 hopital lyon sud lyon france 12 centre hospitalier universitaire hautepierre strasbourg france 13 centre hospitalier universitaire jean minjoz besancon france 14 hopital estaing clermont ferrand france 15 centre hospitalier universitaire de grenoble grenoble france 16 hopital pitie salpetriere paris france 17 hopital saint antoine paris france 18 centre hospitalier universitaire dangers angers france 19 centre hospitalier universitaire dupuytren limoges france 20 hopital de larchet nice france 21 cliniques universitaires u c l de mont godinne yvoir belgique 22 centre hospitalier universitaire augustin morvan brest france 23 centre hospitalier universitaire de liege liege belgique 24 hopital jean bernard poitiers france 25 centre hospitalier universitaire de rennes rennes france presentateur thevenet ugo |
P-17 - LAM THERAPY-RELATED ET ALLOHSCT : ÉTUDE D’UNE COHORTE RÉTROSPECTIVE DE 220 PATIENTS
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
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Auteurs : REY G. (1), DAGUENET E. (1), BONJEAN P. (2), THEVENET U. (1), DEVILLIER R. (3), FEGUEUX N. (4), FORCADE E. (5), SROUR M. (6), CHEVALLIER P. (7), ROBIN M. (8), SUAREZ F. (9), MICOL J. (10), LABUSSIÈRE-WALLET H. (11), BILGER K. (12), DAGUINDAU E. (13), BAY J. (14), FAYARD A. (14), BULABOIS C. (15), NGUYEN-QUOC S. (16), GENTHON A. (17), FRANÇOIS S. (18), TURLURE P. (19), LOSCHI M. (20), POIRE X. (21), GUILLERM G. (22), BEGUIN Y. (23), MAILLARD N. (24), MEAR J. (25), GUYOTAT D. (1), TAVERNIER E. (1)
Présentateur : THEVENET Ugo
Etablissement : (1) Institut de Cancérologie de la Loire Lucien Neuwirth, Saint-Priest-En-Jarez, FRANCE; (2) Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Etienne, Saint-Etienne, FRANCE; (3) Institut Paoli Calmette, Marseille, FRANCE; (4) Hôpital Saint-Eloi, Montpellier, FRANCE; (5) Centre Hospitalier Universitaire Haut-Lévêque Magellan, Bordeaux, FRANCE; (6) Hôpital Claude Hurriez, Lille, FRANCE; (7) Centre Hospitalier Universitaire Hôtel-Dieu, Nantes, FRANCE; (8) Hôpital Saint-Louis, Paris, FRANCE; (9) Hôpital Necker, Paris, FRANCE; (10) Institut Gustave Roussy, Villejuif, FRANCE; (11) Hôpital Lyon Sud, Lyon, FRANCE; (12) Centre Hospitalier Universitaire Hautepierre, Strasbourg, FRANCE; (13) Centre Hospitalier Universitaire Jean Minjoz, Besançon, FRANCE; (14) Hôpital Estaing, Clermont-Ferrand, FRANCE; (15) Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble, Grenoble, FRANCE; (16) Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris, FRANCE; (17) Hôpital Saint-Antoine, Paris, FRANCE; (18) Centre Hospitalier Universitaire d’Angers, Angers, FRANCE; (19) Centre Hospitalier Universitaire Dupuytren, Limoges, FRANCE; (20) Hôpital de l’Archet, Nice, FRANCE; (21) Cliniques Universitaires U.C.L. de Mont-Godinne, Yvoir, BELGIQUE; (22) Centre Hospitalier Universitaire Augustin Morvan, Brest, FRANCE; (23) Centre Hospitalier Universitaire de Liège, Liège, BELGIQUE; (24) Hôpital Jean Bernard, Poitiers, FRANCE; (25) Centre Hospitalier Universitaire de Rennes, Rennes, FRANCE
Contexte
La leucémie aigüe myéloïde therapy-related (LAM-t) est une entité très spécifique dont le pronostic est sombre. Même si l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (alloHSCT) est risquée et n’est pas envisageable pour tous les patients, c’est actuellement le seul traitement curatif. Cette étude évalue le devenir des patients avec une LAM-t bénéficiant d’une alloHSCT.
Matériel & Méthode
L’analyse porte sur 220 patients allogreffés pour LAM-t entre 2013 et 2019 dans 24 centres européens. Les données relatives à la greffe ont été extraites à partir de la base ProMISe de la SFGM-TC. Les données en lien avec la tumeur initiale et les agents cytotoxiques reçus ont été collectées à partir des dossiers médicaux. L’impact de l’alloHSCT sur la survie globale (OS) et la survie sans rechute (RFS) ainsi que les facteurs pronostiques associés aux survies ont été déterminés en analyse univariée et multivariée.
Résultats
L’âge médian de la cohorte est de 56 ans. Un conditionnement myélo-ablatif a été réalisé chez 42,6% des patients. L’OS à 5 ans est de 48% (52% pour les patients greffés en rémission versus 27% pour les patients réfractaires). La RFS à 5 ans est de 41,1% avec un taux de rechute post greffe de 41%. En analyse univariée, l’OS était significativement inférieure chez les patients avec cytogénétique/biologie moléculaire défavorable, chez les patients dont la LAM-t n’était pas contrôlée avant l’alloHSCT et ceux ayant reçu un conditionnement séquentiel, mais aucun facteur ne ressortait comme pronostique en analyse multivariée. Par ailleurs, l’analyse multivariée sur la RFS mettait en évidence plus de rechutes chez les patients greffés en situation de LAM-t non contrôlée (HR 1,77, IC95% [1,07 ; 2,93], p=0,027). La cause principale de décès reste la rechute de l’hémopathie (51,7%), suivie des complications post-greffe. Le décès par rechute de la tumeur primitive ne concerne que 5 patients.
Conclusion
Cette cohorte de patients allogreffés représente une population de patients sélectionnés parmi les patients LAM-t (patients les plus jeunes, les moins comorbides et avec une tumeur solide contrôlée), mais l’alloHSCT dans cette situation doit absolument être envisagée y compris pour une LAM-t non contrôlée avant allogreffe, malgré des rechutes plus fréquentes.
 Courbe de survie globale sur échantillon total
 Courbe de survie sans rechute sur échantillon total
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p 18 reduced intensity versus non myeloablative conditioning regimen for haploidentical transplantation and post transplantation cyclophosphamide in complete remission acute myeloid leukemia a study from the alwp of the ebmt auteurs devillier r 1 galimard j 2 labopin m 2 3 blaise d 1 angelucci e 4 pavlu j 5 castagna l 6 socie g 7 chalandon y 8 martino m 9 stoelzel f 10 bug g 11 benedetto b 12 vrhovac r 13 charbonnier a 14 olivieri a 15 bay j 16 arroyo h 17 yakoub agha i 18 potter v 19 neubauer a 24 leblond v 20 forcade e 21 brissot e 3 savani b 22 nagler a 23 mohty m 3 etablissement 1 institut paoli calmettes marseille france 2 ebmt statistical unit paris france 3 hopital saint antoine aphp paris france 4 irccs ospedale policlinico san martino genova italie 5 imperial college hammersmith hospital london royaume uni 6 humanitas cancer center milano italie 7 hopital saint louis aphp paris france 8 hopitaux universitaires de geneve geneve suisse 9 grande ospedale metropolitano bianchi melacrino morelli reggio calabria italie 10 university hospital dresden medizinische klinik und poliklinik i dresden allemagne 11 goethe universitaet frankfurt allemagne 12 a o u citta della salute e della scienza di torino torino italie 13 university hospital center rebro zagreb croatie 14 chu amiens amiens france 15 azienda ospedali riuniti di ancona ancona italie 16 chu estaing clermont ferrand france 17 hosp reina sofia cordoba espagne 18 chu de lille lille france 19 kings college hospital london royaume uni 20 hopital la pitie salpetriere aphp paris france 21 chu bordeaux hopital haut leveque pessac france 22 vanderbilt university medical center nashville etats unis 23 chaim sheba medical center tel hashomer israel 24 university hospital giessen and marburg marburg allemagne presentateur devillier raynier |
P-18 - REDUCED INTENSITY VERSUS NON-MYELOABLATIVE CONDITIONING REGIMEN FOR HAPLOIDENTICAL TRANSPLANTATION AND POST-TRANSPLANTATION CYCLOPHOSPHAMIDE IN COMPLETE REMISSION ACUTE MYELOID LEUKEMIA: A STUDY FROM THE ALWP OF THE EBMT
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
Auteurs : DEVILLIER R. (1), GALIMARD J. (2), LABOPIN M. (2,3), BLAISE D. (1), ANGELUCCI E. (4), PAVLU J. (5), CASTAGNA L. (6), SOCIE G. (7), CHALANDON Y. (8), MARTINO M. (9), STOELZEL F. (10), BUG G. (11), BENEDETTO B. (12), VRHOVAC R. (13), CHARBONNIER A. (14), OLIVIERI A. (15), BAY J. (16), ARROYO H. (17), YAKOUB-AGHA I. (18), POTTER V. (19), NEUBAUER A. (24), LEBLOND V. (20), FORCADE E. (21), BRISSOT E. (3), SAVANI B. (22), NAGLER A. (23), MOHTY M. (3)
Présentateur : DEVILLIER Raynier
Etablissement : (1) Institut Paoli Calmettes, Marseille, FRANCE; (2) EBMT Statistical unit, Paris, FRANCE; (3) Hopital Saint Antoine APHP, Paris, FRANCE; (4) IRCCS Ospedale Policlinico San Martino, Genova, ITALIE; (5) Imperial College, Hammersmith Hospital , London, ROYAUME-UNI; (6) Humanitas Cancer Center, Milano, ITALIE; (7) Hopital Saint Louis APHP, Paris, FRANCE; (8) Hôpitaux Universitaires De Genève , Genève, SUISSE; (9) Grande Ospedale Metropolitano Bianchi Melacrino Morelli , Reggio Calabria, ITALIE; (10) University Hospital Dresden Medizinische Klinik und Poliklinik I, Dresden, ALLEMAGNE; (11) Goethe-Universitaet, Frankfurt, ALLEMAGNE; (12) A.O.U Citta della Salute e della Scienza di Torino, Torino, ITALIE; (13) University Hospital Center Rebro , Zagreb, CROATIE; (14) CHU Amiens, Amiens, FRANCE; (15) Azienda Ospedali Riuniti di Ancona, Ancona, ITALIE; (16) CHU ESTAING, Clermont-Ferrand, FRANCE; (17) Hosp. Reina Sofia, Cordoba, ESPAGNE; (18) CHU de Lille, Lille, FRANCE; (19) Kings College Hospital, London, ROYAUME-UNI; (20) Hopital la Pitié-Salpêtrière APHP, Paris, FRANCE; (21) CHU Bordeaux, Hôpital Haut-L’évêque, Pessac, FRANCE; (22) Vanderbilt university medical center, Nashville, ETATS-UNIS; (23) Chaim Sheba Medical Center, Tel-Hashomer, ISRAEL; (24) University Hospital Giessen and Marburg, Marburg, ALLEMAGNE
Introduction/Objectif The optimal conditioning regimen prior haploidentical stem cell transplantation (Haplo-SCT) with post transplantation cyclophosphamide (PT-Cy) for acute myeloid leukemia (AML) remains unknown. A non-myeloablative conditioning (NMAC) regimen (cyclophosphamide+fludarabine+TBI 2Gy [CyFluTBI]) is a safe approach, but relapse incidence remains high in this setting. Alternatively, a reduced intensity conditioning (RIC) regimen combining thiotepa and reduced-dose busulfan with fludarabine (TBF) may decrease AML relapse. However, an excess of toxicity may counterbalance this potential benefit.
Matériel & Méthode We retrospectively compared CyFluTBI vs. TBF in CR AML patients who underwent Haplo-SCT with PT-Cy, in tow different population based on age at Haplo-SCT. This retrospective study included data entered into the Promise EBMT database registry. Selection criteria were: 1) adult patient (age ≥ 18 years) at time of transplant with CR1 or CR2 AML; 2) Haplo-SCT between 2009 and 2019; 3) no prior Allo-HSCT; 4) PT-Cy as part of GVHD prophylaxis; 5) no in vivo depletion using antithymocyte globulin (ATG) or alemtuzumab; 6) no ex vivo T-cell depletion; and 7) TBF RIC or CyFluTBI NMAC regimen.
Résultats We analyzed 490 patients. In patients with aged <60 years (n=203), we observed a higher RI (HR=3.59, 95%CI=1.75-7.37, p<0.01), lower LFS (HR=1.98, 95%CI=1.22-3.22, p<0.01) and lower OS (HR=1.73, 95%CI=1.04-2.88, p=0.04) in the CyFluTBI group, without significant difference in NRM. In older patients (n=287), we observed that conditioning regimen did not significantly influence LFS (HR=0.90, 95%CI=0.56-1.44, p=0.65), OS (HR=0.81, 95%CI=0.49-1.32, p=0.39) and RI (HR=1.78, 95%CI=0.90-3.50, p=0.10), but showed that CyFluTBI was associated with a significantly lower risk of NRM (HR=0.48, 95%CI=0.25-0.92, p=0.03).
Conclusion To conclude, in CR AML patients who will not receive a truly myeloablative regimen prior to PT-Cy Haplo-SCT, patient age could be used for determining the conditioning intensity. Younger patients seem to benefit from conditioning intensification from CyFluTBI to TBF regimens, while older ones do not. For the latter, post-transplantation therapies should be actively investigated as an effective alternative to conditioning intensification in order to decrease relapse after Haplo-SCT.
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p 19 efficacite et tolerance de lazacytidine en traitement prophylactique ou preemptif de la rechute de syndrome myelodysplasique ou de leucemie aigue myeloide apres une allogreffe de cellules souches hematopoietiques auteurs gournay v 1 desmier d 7 dulery r 9 francois s 8 suarez f 1 chantepie s 10 huynh a 11 rubio m 14 mear j 12 nguyen quoc s 3 forcade e 15 tavernier e 6 chalandon y 16 villate a 18 robin m 2 lioure b 13 turlure p 17 maury s 5 berceanu a 4 marcais a 1 etablissement 1 hopital necker paris france 2 hopital saint louis paris france 3 hopital pitie salpetriere paris france 4 chu de besancon besancon france 5 hopital henri mondor creteil france 6 icl de la loire saint etienne france 7 hopital la miletrie poitiers france 8 chu d angers angers france 9 hopital saint antoine paris france 10 chu caen caen france 11 iuct oncopole toulouse france 12 chu sud pontchaillou rennes france 13 icans institut de cancerologie de strasbourg strasbourg france 14 chu de nancy nancy france 15 chu bordeaux haut leveque bordeaux france 16 hopiaux universitaires de geneve geneve suisse 17 chu limoges limoges france 18 chu de tours tours france presentateur gournay viviane |
P-19 - EFFICACITÉ ET TOLÉRANCE DE L’AZACYTIDINE EN TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE OU PRÉEMPTIF DE LA RECHUTE DE SYNDROME MYÉLODYSPLASIQUE OU DE LEUCÉMIE AIGUË MYÉLOÏDE APRÈS UNE ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES.
Thème: 01. Allogreffe clinique adulte
Auteurs : GOURNAY V. (1), DESMIER D. (7), DULÉRY R. (9), FRANÇOIS S. (8), SUAREZ F. (1), CHANTEPIE S. (10), HUYNH A. (11), RUBIO M. (14), MEAR J. (12), NGUYEN QUOC S. (3), FORCADE E. (15), TAVERNIER E. (6), CHALANDON Y. (16), VILLATE A. (18), ROBIN M. (2), LIOURE B. (13), TURLURE P. (17), MAURY S. (5), BERCEANU A. (4), MARÇAIS A. (1)
Présentateur : GOURNAY Viviane
Etablissement : (1) Hôpital Necker, Paris, FRANCE; (2) Hôpital Saint Louis, Paris, FRANCE; (3) Hôpital Pitié Salpétrière, Paris, FRANCE; (4) CHU de Besançon, Besancon, FRANCE; (5) Hôpital Henri Mondor, Creteil, FRANCE; (6) ICL de la Loire , Saint Etienne, FRANCE; (7) Hôpital La Miletrie, Poitiers, FRANCE; (8) CHU d'Angers, Angers, FRANCE; (9) Hôpital Saint Antoine, Paris, FRANCE; (10) CHU Caen, Caen, FRANCE; (11) IUCT Oncopole , Toulouse, FRANCE; (12) CHU Sud Pontchaillou, Rennes, FRANCE; (13) ICANS Institut de cancérologie de Strasbourg, Strasbourg, FRANCE; (14) CHU de Nancy, Nancy, FRANCE; (15) CHU Bordeaux Haut Leveque, Bordeaux, FRANCE; (16) Hôpiaux universitaires de Genève, Geneve, SUISSE; (17) CHU Limoges, Limoges, FRANCE; (18) CHU de Tours, Tours, FRANCE
Introduction
La rechute post-allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) concerne 35 à 40% des patients allogreffés pour une leucémie aiguë myéloïde (LAM) ou un syndrome myélodysplasique (SMD), et représente 40% des causes de décès post-allogreffe.
Cette étude a pour but d’évaluer l’efficacité et la tolérance d’un traitement par azacytidine prophylactique (en cas de haut risque de rechute) ou préemptif (en cas de maladie résiduelle positive ou chimérisme mixte) de la rechute de LAM ou SMD en post-allogreffe de CSH.
Matériel et Méthodes
Nous avons conduit une étude rétrospective multicentrique incluant des patients du registre de la société francophone de greffe de moelle et de thérapie cellulaire (SFGM-TC) allogreffés pour une LAM ou un SMD entre janvier 2015 et juin 2020 et ayant reçu un traitement prophylactique ou préemptif de la rechute post-allogreffe par azacytidine.
Résultats
Cent-vingt-neuf patients atteints de LAM (n=107) ou SMD (n=22) ont été inclus et ont reçu de l’azacytidine à visée prophylactique (n=87, 67%) ou préemptive (n=42, 33%), débutée à un délai médian de 89 jours (IQR, 66-125) post-allogreffe. Le traitement a comporté un nombre médian de 12 cures (IQR, 5-12), majoritairement à la dose de 32 mg/m², cinq jours tous les 28 jours.
L’azacytidine était associée à des injections de lymphocytes du donneur chez 56 patients (43%) et à une thérapie ciblée chez 10 patients (8%).
Les survies globale (OS) et sans événement (EFS) médianes étaient de 53,2 mois (IC95%, 47-NA), et 52,6 mois (IC95%, 45-NA) respectivement. L’OS et l’EFS à 2 ans étaient de 78% (IC95%, 69-85) et 71% (IC95%, 61-79). Trente patients (23%) ont rechuté, à un délai médian de 11 mois (IQR, 7-20) de l’allogreffe. L’incidence cumulée de rechute était de 13% à 12 mois et 22% à 24 mois.
Les facteurs associés à une OS inférieure en analyse univariée étaient l’âge de moins de 40 ans (p=0,011), l’absence de maladie du greffon contre l’hôte (GvH) chronique (p=0,0021) et un délai inférieur à 12 mois entre l’allogreffe et la rechute (p=0,0001), ce dernier paramètre étant le seul facteur associé à l’OS en analyse multivariée (p=0,017). L’âge inférieur à 40 ans (p=0,0004), le nombre de lignes de traitement pré-allogreffe (p=0,0185) et l’absence de GvH chronique (p=0,0003) étaient associés à une moins bonne EFS en analyse multivariée.
Trente-quatre patients ont présenté des effets indésirables imputables à l’azacytidine : cytopénies (11%), altération de l’état général (4%), infections (3%), poussées de GvH (9%) et troubles digestifs (2%). Le traitement par azacytidine a été interrompu précocement chez 49 patients (38%) pour rechute (n=20), GvH (n=14), toxicité du traitement (n=9), ou infection (n=5). Treize patients (10%) sont décédés sans avoir rechuté. L’incidence cumulée de mortalité non liée à la rechute était de 8% à 24 mois.
Conclusion
Cette étude rapporte l’expérience des centres de la SFGM-TC de l’utilisation d’un traitement par azacytidine en post-allogreffe pour des patients atteints de LAM ou SMD à haut risque de rechute. Notre étude suggère que ce traitement est faisable et bien toléré. La survie observée semble également favorable avec taux de survie à 2 ans de 78% et un taux de rechute de 23%.
Ces résultats doivent être confirmés, notamment en appariant ces patients à une cohorte de patients n’ayant pas reçu de traitement préventif afin de mieux évaluer l’impact de ce traitement sur la survie.
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p 20 place du tresosulfan dans les allogreffes de cellules souches hematopoietiques csh pediatriques propositions du groupe pediatrique de la sfgm tc auteurs ouachee chardin m 1 jubert c 2 dalle j 3 buchbinder n 4 rialland f 5 bruno b 6 pochon c 7 paillard c 8 sirvent a 9 sterin a 10 gandemer v 11 plantaz d 12 neven b 13 mechinaud f 3 etablissement 1 ihope lyon france 2 chu bordeaux france 3 robert debre paris france 4 chr rouen france 5 chr nantes france 6 chr lille france 7 chu nancy france 8 chu strasbourg france 9 chr montpellier france 10 la timone marseille france 11 chu rennes france 12 chu grenoble france 13 necker paris france presentateur ouachee chardin marie |
P-20 - PLACE DU TRESOSULFAN DANS LES ALLOGREFFES DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES (CSH) PÉDIATRIQUES : PROPOSITIONS DU GROUPE PÉDIATRIQUE DE LA SFGM-TC
Thème: 02. Allogreffe clinique pédiatrie
Auteurs : OUACHEE CHARDIN M. (1), JUBERT C. (2), DALLE J. (3), BUCHBINDER N. (4), RIALLAND F. (5), BRUNO B. (6), POCHON C. (7), PAILLARD C. (8), SIRVENT A. (9), STERIN A. (10), GANDEMER V. (11), PLANTAZ D. (12), NEVEN B. (13), MECHINAUD F. (3)
Présentateur : OUACHEE CHARDIN Marie
Etablissement : (1) IHOPE, Lyon, FRANCE; (2) CHU, Bordeaux, FRANCE; (3) Robert Debré, Paris, FRANCE; (4) CHR, Rouen, FRANCE; (5) CHR, Nantes, FRANCE; (6) CHR, Lille, FRANCE; (7) CHU, Nancy, FRANCE; (8) CHU, Strasbourg, FRANCE; (9) CHR, Montpellier, FRANCE; (10) La Timone, Marseille, FRANCE; (11) CHU, Rennes, FRANCE; (12) CHU, Grenoble, FRANCE; (13) Necker, Paris, FRANCE
Le Tréosulfan constitue chez l’enfant âgé de plus d’un mois une option thérapeutique de conditionnement à intensité réduite, si associée à la Fludarabine (Treo/Flu) et myélo-ablatif si associé en plus au Tiothepa (F-T-TT)
Il a été approuvé par l’EHA et par l’HAS chez l’enfant de plus d’un mois atteint de pathologies malignes.
Il a une efficacité myéloablative, anti-néoplasique, et immunosuppressive. Il est associé à une diminution de la mortalité non liée à la rechute (NRM).
Il est administré chez l’enfant à la dose de 10 à 14 g/m2/j en fonction de la surface corporelle, pendant 3 jours, pour une dose totale de 30 à 42 g/m2.
L’efficacité et la tolérance du Tréosulfan ont été évalués dans les pathologies hématologiques malignes de l’enfant par un essai de phase II en association avec la Fludarabine et le Tiothepa chez 65 enfants.
La toxicité principale de ce conditionnement est cutanéo-muqueuse (43% de mucite > 3 et toxicité cutanée de 12.3%). Une seule maladie veno-occlusive a été observée.
Le chimérisme complet à J+ 28 était de 98.4 %.
La NRM à 36 mois était de 3.1 % ,l’incidence des rechute de 21.7 %, la survie globale de 83 % et l’EFS de 73.6 %.
L’incidence des GVHD aigue de grade II- IV était de 26.6 %, et des GVHD chronique de 25.8 %.
Le conditionnement par F-T-TT pourrait donc être proposé aux enfants allo-greffés pour LAM et non inclus dans le protocole MyeChild.
Les résultats du protocole FORUM en LAL ne permettent pas de recommander ce conditionnement chez l’enfant de plus de 36 mois où le conditionnement basé sur la TBI reste de référence.
L’EWOG-MDS recommande le conditionnement par F-T-TT pour les cytopénies réfractaires avec monosomie 7, del(7p) ou avec ≥ 2 aberrations avec une OS d’environ 90 %, supérieure à l’OS de 75 % du conditionnement par Busulfan/Cyclophosphamide (Bu/Cy).
Pour les cytopénies réfractaires sur moelle hypocellulaire avec un caryotype normal, le conditionnement par Tréo/Flu est recommandé pour améliorer la prise de greffe.
Le conditionnement basé sur le Treosulfan n’a pas été approuvé pour les pathologies non malignes.
En raison de la toxicité hépatique moindre du Tréosulfan, le conditionnement par F-T-TT a été choisi pour les greffes de Thalassémie majeur avec un score de Pesaro de classe III - HR.
50 patients classe III-HR ont ainsi été greffés et comparés à une cohorte historique (Bu/Cy).
L’OS et l’EFS étaient supérieurs (86,6%vs 39.4% p=0.002 et 77.8% vs 32.4% p = 0.003). L’utilisation de PBSC améliore le chimérisme et n’était pas associé à une augmentation de GVHD aigue ou chronique.
Le conditionnement par F-T-TT a aussi été utilisé pour les 2èmes greffes de Thalassémie majeure avec des résultats supérieurs d’EFS si comparés aux autres conditionnements non Tréo.
Pour les pathologies héréditaires de l’immunité, les guidelines de l’EBM/ESID proposent deux conditionnements basés sur le Tréosulfan (F-T-TT et Treo/Flu).
Une étude de phase II (MC-FludT16/NM) est en cours et compare le conditionnement à base de Tréosulfan au conditionnement à base de Busulfan dans les pathologies non malignes de l’enfant.
Le conditionnement par Tréosulfan peut être aussi proposé dans les situations de 2ème allogreffe après conditionnement myélo-ablatif par Busulfan.
Il existe donc des indications en pathologies malignes et non malignes de l’enfant, dans des contextes d’atteinte d’organes hépatiques ou pulmonaires contre indiquant un MAC standard, et dans les 2ème allogreffe après conditionnement par Busulfan.
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p 21 utilisation du plerixafor de sauvetage per procedure au cours dune cytapherese de cellules souches hematopoietiques autologues apres echec de mobilisation par g csf a propos dun cas auteurs giraud c 2 thevenot f 1 chesnel santurette c 1 sautet g 1 deutsch h 2 lafarge x 1 etablissement 1 efs nvaq poitiers poitiers france 2 chu poitiers france presentateur giraud christine |
P-21 - UTILISATION DU PLERIXAFOR DE SAUVETAGE PER-PROCÉDURE AU COURS D’UNE CYTAPHÉRÈSE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES AUTOLOGUES APRÈS ÉCHEC DE MOBILISATION PAR G CSF, À PROPOS D’UN CAS
Thème: 03. Autogreffe
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Auteurs : GIRAUD C. (2), THEVENOT F. (1), CHESNEL-SANTURETTE C. (1), SAUTET G. (1), DEUTSCH H. (2), LAFARGE X. (1)
Présentateur : GIRAUD Christine
Etablissement : (1) efs nvaq poitiers, Poitiers, FRANCE; (2) chu , Poitiers, FRANCE
Introduction/Objectif L’usage du plerixafor s’est généralisé en complément du GCSF en cas d’échec de mobilisation des cellules souches périphériques (CSP) autologues par GCSF seul. L’AMM préconise le prélèvement par aphérèse entre 6 et 11H suivant l’injection, ce qui implique en pratique un délai supplémentaire de un jour par rapport à la constatation de l’échec de mobilisation. Ce délai n’est pas toujours compatible avec la disponibilité du malade ou du service d’aphérèse.
Matériel & Méthode Un enfant de 3 ans (14kg, 101 cm, VST 980ml) présentant un Neuroblastome cervico-thoracique de haut risque justifie d’une autogreffe de CSP à ne pas décaler en raison du pronostic péjoratif ; mobilisé par lénograstim® 10µg/kg 2 /jour de J1 à J5. A J5 les CD34+ sont à 62/mm3 mais échec de recueil de CSP sur voies périphériques sur SPECTRA OPTIA Terumo. Pose rendue nécessaire d’un cathéter fémoral pour recueil de CSP sous G-CSF même dose ; à J6, une heure après le début de l’aphérèse, l’équipe apprend que les CD34 ont baissé depuis la veille à 32/mm3, laissant augurer une collecte insuffisante (<2,5.106 CD34/kg) au regard du greffon souhaité (>5.106 CD34/kg). Une injection sous-cutanée immédiate de plerixafor® 0.24 mg/kg en sauvetage est décidée (AMM pédiatrique mai 2019). En vue d’un rendement optimal, 3 masses sanguines totales sont traitées, en tenant compte des pertes d’interface, soit un volume sanguin traité de 3349 mL en 283 minutes sur séparateur Spectra Optia Kit 10315 Software CMNC). Le taux de CD34 circulant n’a pas été contrôlé en fin de cytaphérèse.
Résultats Le prélèvement est bien toléré ; Le volume prélevé est de 145mL, Le greffon obtenu de 8,22.106 CD34 viables/kg. Autogreffe de CSP le 17/8/2020 après conditionnement Busilvex Melphalan et rendement post décongélation : 77%. Délai trop court à soumission de l’abstract pour évaluer l’évolution clinique post greffe.
Discussion Après l’injection SC, le pic de CD34 a lieu normalement entre 6h à 11h, mais le pic de plerixafor sanguin est observé après 30 min seulement et le taux de CD34 augmente rapidement après. L’aphérèse ayant duré presque 4 heures après injection, ce délai est compatible avec une mobilisation rapide des cellules pendant l’aphérèse entrainant une richesse importante du greffon, et expliquant une efficacité de collecte aberrante de 1,26 calculée sur la base de 32 CD34+/mm3. La richesse obtenue, étant donné les performances habituelles de la machine, correspondrait plutôt à des CD34+ circulants initiaux d’environ 200/mm3.
Conclusion Les recueils de CSP sont possibles après injection de sauvetage de plerixafor en SC en début d’aphérèse. Les collectes des patients atteints de myélomes sont difficiles avec les nouvelles thérapeutiques et plusieurs prélèvements peuvent être nécessaires pour obtenir des greffons conformes. La mobilisation par le plerixafor en sauvetage pourrait être une solution.
Bibliographie Accurate prediction of autologous stem cell apheresis yields using a double variable-dependent method assures systematic efficiency control of continuous flow collection procedures. L. Pierelli, M. Maresca, N. Piccirillo, S. Pupella, M. Gozzer, M. L. Foddai, M. Vacca, G. Adorno, U. Coppetelli, U. Paladini.126 Vox Sanguinis (2006) 91, 126–134 |
p 22 impact de la photobiomodulation dans la mucite orale chez des patients traites par autogreffe et allogreffe de cellules souches hematopoietiques auteurs collignon a 1 montes de oca c 1 le berrigaud mayeux a 1 legrand f 1 nicolas j 1 rampal a 1 arditi f 1 dumont c 1 furst s 1 blaise d 1 etablissement 1 ipc marseille france presentateur collignon aude |
P-22 - IMPACT DE LA PHOTOBIOMODULATION DANS LA MUCITE ORALE CHEZ DES PATIENTS TRAITÉS PAR AUTOGREFFE ET ALLOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOIETIQUES
Thème: 03. Autogreffe
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Auteurs : COLLIGNON A. (1), MONTES DE OCA C. (1), LE BERRIGAUD/MAYEUX A. (1), LEGRAND F. (1), NICOLAS J. (1), RAMPAL A. (1), ARDITI F. (1), DUMONT C. (1), FURST S. (1), BLAISE D. (1)
Présentateur : COLLIGNON Aude
Etablissement : (1) IPC, Marseille, FRANCE
Introduction/ObjectifLa mucite orale est une complication fréquente en post auto et allogreffe de cellules souches conduisant à des douleurs invalidantes, une augmentation de la consommation des antalgiques, de la dénutrition et des complications infectieuses. Environ 40% des patients développent une mucite sévère en post greffe, ce qui en fait un enjeu essentiel dans l’amélioration de la prise en charge globale. Notre objectif est d’évaluer l’impact de la photobiomodulation (PBM) sur l’incidence et la sévérité de la mucite chez ces patients.
Matériel & MéthodeCette étude rétrospective unicentrique a été conduite sur un groupe de 37 patients traités par PBM, 23 patients autogreffés et 14 patients allogreffés sur une période de 6 mois. Un groupe contrôle concomitant de 34 patients non traités a été analysé sur la même période (26 autogreffes/8 allogreffes). Le détail des conditionnements est fourni dans la table 1. Tous les patients recevaient une prévention de la mucite par bains de bouche. Les séances de PBM étaient réalisées de manière quotidienne du début du conditionnement jusqu’à la résolution complète de la mucite, via le système CareMin650TM (Laboratoire CTRS, Neomedlight) avec un mode initial préventif (3joules/cm2) puis curatif (6joules/cm2) chez les patients développant une mucite
 Détails des conditionnements administrés dans l'étude
RésultatsTable2. Parmi le groupe traité, 5 patients n’ont développé aucune mucite (14%), aucun patient n’a développé de mucite de grade 4 et 10 patients (27%) ont présenté une mucite sévère de grade 3. Le grade médian de mucite était de 2. La médiane d’apparition de la mucite était de 5 jours post réinjection pour les patients autogreffés et de 7 jours pour les patients allogreffés, avec une durée médiane de mucite de 8 et 12 jours respectivement.
Dans le groupe autogreffé, 5 patients (20%) n’ont développé aucune mucite contre seulement 1 patient (4%) dans le groupe contrôle non traité. Une mucite de grade 3 était retrouvée chez 4 patients (17%) du groupe traité versus 11 patients (42%) du groupe contrôle. Le nombre de patients traités par PBM ayant reçu des antalgiques de palier 3 était de 11(78%) avec durée médiane de consommation de 6 jours.
Parmi les patients allogreffés traités, tous les patients ont développé au moins une mucite de grade 1. Six patients (43%) ont présenté une mucite de grade 3 contre 4 patients dans le groupe non traités (50%). Le nombre de patients traités par PBM ayant reçu des antalgiques de palier 3 était de 15 (65%) avec durée médiane de consommation de 9 jours.
DiscussionNotre analyse préliminaire semble démontrer une diminution de l’incidence de la mucite dans le groupe des autogreffes traités par PBM (77% tout grade confondu versus 96% dans le groupe non traités) et une diminution de la sévérité de la mucite sévère (17% versus 42%). Présentement nous ne mettons pas en évidence de bénéfice dans le groupe des allogreffés. L’analyse de la consommation des antalgiques semble plus ardue du fait d’une intrication avec la mucite pharyngée et de la mucite digestive non ciblées par la PBM. Des analyses concernant l’évolution de l’échelle visuelle analogique en lien avec les douleurs buccales sont en cours.
ConclusionLa PBM est une option intéressante dans la prise en charge de la mucite buccale en post greffe autologue, permettant une réduction de l’incidence des mucites sévères. Une analyse en sous-groupe en fonction de l’intensité du conditionnement sera réalisée avec un nombre de patients plus important.
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p 23 impact de la mobilisation par endoxan sur la qualite des greffons de cellules souches hematopoietiques autologues auteurs laroye c 1 martin c 1 campidelli a 1 mathieu s 1 gauthier m 1 bensoussan d 1 decot v 1 etablissement 1 chru nancy vandoeuvre france presentateur laroye caroline |
P-23 - IMPACT DE LA MOBILISATION PAR ENDOXAN© SUR LA QUALITÉ DES GREFFONS DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES AUTOLOGUES.
Thème: 03. Autogreffe
Auteurs : LAROYE C. (1), MARTIN C. (1), CAMPIDELLI A. (1), MATHIEU S. (1), GAUTHIER M. (1), BENSOUSSAN D. (1), DECOT V. (1)
Présentateur : LAROYE Caroline
Etablissement : (1) CHRU NANCY, Vandoeuvre, FRANCE
Introduction/Objectif L’unité de Thérapie Cellulaire du CHRU de Nancy cryoconserve chaque année environ 300 recueils de cellules souches hématopoïétiques prélevés à visée d’autogreffes chez les patients des services d’hématologie adulte et d’oncohématologie pédiatrique du CHRU de Nancy et d’hématologie adulte du CHR de Metz. Ces recueils de cellules souches sont mobilisés par facteur de croissance type G-CSF (Zarzio©) associé ou non à une chimiothérapie par cyclophosphamide (Endoxan©).
Matériel & Méthode Afin d’évaluer l’impact de la chimiothérapie sur la mobilisation, nous avons effectué une analyse rétrospective comparative sur les recueils de cellules souches périphériques mobilisés avec (n= 183) et sans Endoxan© (n=176) et sur les greffons correspondants (n=78 et 69 respectivement). Les paramètres retenus pour cette analyse comparative ont été : le pourcentage de polynucléaires déterminé par cytométrie en flux avant congélation (BD FACS Lyric), la viabilité mesurée avec le 7-AAD par cytométrie, le rendement de décongélation des cellules nucléées totales (CNT) ainsi que la viabilité et le rendement de décongélation des cellules souches CD34+ (technique simple plateforme, BD FACS lyric).
Résultats Les résultats de cette analyse ont montré que le taux de polynucléaires était significativement plus élevé dans les recueils mobilisés par Endoxan© (31.18% vs 15.01% ; p<0.0001). La viabilité des CNT et le rendement à la décongélation étaient significativement plus faibles dans le groupe Endoxan© (viabilité 65.38% vs 74.4% ; p<0.0001 ; rendement : 65.38% vs 74.4% ; p<0.0001). La viabilité moyenne des cellules CD34+ et le rendement à la décongélation n’ont pas montré de différence entre les 2 groupes.
Conclusion L’Endoxan© n’apporte pas de bénéfice significatif par rapport aux protocoles de mobilisation classique. Il enrichit significativement les recueils en polynucléaires qui affectent la viabilité totale à la décongélation
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p 24 la qualite biologique et clinique des greffons autologues de phs congeles et conserves a 80 urf est comparable a celle de greffons autologues de phs congeles et conserves en azote crf auteurs blandin l 1 halle p 1 dumarty m 1 bonnet j 1 chaleteix c 1 berger m 1 veyrat masson r 1 bay j 1 kanold j 1 etablissement 1 chu clermont ferrand site estaing clermont ferrand france presentateur halle pascale |
P-24 - LA QUALITÉ BIOLOGIQUE ET CLINIQUE DES GREFFONS AUTOLOGUES DE PHS CONGELÉS ET CONSERVÉS À -80°/URF EST COMPARABLE À CELLE DE GREFFONS AUTOLOGUES DE PHS CONGELÉS ET CONSERVÉS EN AZOTE/CRF.
Thème: 03. Autogreffe
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Auteurs : BLANDIN L. (1), HALLE P. (1), DUMARTY M. (1), BONNET J. (1), CHALETEIX C. (1), BERGER M. (1), VEYRAT MASSON R. (1), BAY J. (1), KANOLD J. (1)
Présentateur : HALLE Pascale
Etablissement : (1) CHU Clermont Ferrand- Site Estaing, Clermont Ferrand, FRANCE
Introduction/ObjectifA Clermont Ferrand, depuis 1991, nous utilisons deux techniques de cryoconservation et stockage des PHS : la technique dite « classique » dans l’azote et la technique originale à -80°C. Nous avons précédemment démontré que cette technique plus simple et moins onéreuse permet une préservation des capacités fonctionnelles des PHS, une toxicité très réduite et une récupération hématologique à court et long terme satisfaisante. Dans cette étude, pour la première fois, nous comparons les 2 techniques pour le même produit (issu d’une seule aphérèse) dans une série homogène de patients atteints d’un myélome.
Matériel & Méthode61 PHS (50 pts) ont été séparés et congelés avec les 2 techniques : 1/ dans azote avec 10 % de DMSO, une descente en température contrôlée (CRF) et un lavage à la décongélation et 2/ à -80°C avec 3,5% de DMSO, sans descente en température contrôlée (UCF) et sans lavage. Une analyse multivariée a été effectuée ajustée sur la durée de stockage des PTC, sur les données biologiques et cliniques.
RésultatsLa médiane de conservation des PHS est de 1.8 mois [0.3-6.6] pour la 1ère greffe (61 produits -80°C/UFC) et de 7 mois [0.9-82] pour la 2nd (61 produits azote/CRF) (p<0.001). Les résultats biologiques et cliniques pour les deux types de conservation sont montrés dans le tableau 1. On n’observe aucune corrélation des données biologiques des PTC avec : l’âge, le nombre et type de cure de chimiothérapie et la mobilisation (facteurs de croissance seuls ou mixte). Des corrélations modérées à faibles sont observées entre: 1/ les Rdt CD34+ et la concentration CNT congelée (r=-0.27) pour CRF mais pas pour URF ; 2/ les Rdt CNT et viabilité CNT avec d’une part le % de PN plus important pour la congélation URF (r=-0.45 et -0.47) que pour la congélation CRF (r=-0.4 et r=-0.39), et d’autre part avec la concentration CNT congelée moins forte pour URF que pour CRF (r=-0.37 et r=-0.46). Une corrélation modérée est obtenue entre les PN et la clonogénicité pour CRF (r=-0.46) mais pas pour URF (r=-0.22). Malgré les différences significatives CNT et CD34+ décongelés, on observe aucune différence ni pour la sortie d’aplasie, ni pour la durée d’hospitalisation. L’ensemble de l’analyse statistique ne montre aucune corrélation entre les données de sortie d’aplasie et les CNT et CD34+ greffés natifs ou décongelés.
DiscussionDiscussion/conclusion : On observe des différences très significatives entre les 2 techniques sur les données biologiques des PTC décongelés en faveur de -80°C/URF. Cependant, nous confirmons que la qualité des greffons et la reconstitution hématologique à court terme (< 1 an) est comparable pour les PHS congelés soit à -80°C/URF ou azote/CRF avec des pertes cellulaires moindre pour URF et l’avantage de ne pas nécessité de lavage. La congélation à -80°C/URF pourrait être proposée pour les autogreffes et pour les allogreffes congelées pour un délai de < 1 an (Covid donneur) et pour les PCE.
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p 25 resultats de lautogreffe de cellules souches hematopoietiques dans le traitement du lymphome de hodgkin experience du service dhematologie de casablanca auteurs rida f 1 harrach a 1 mouayad h 1 khoubila n 1 cherkaoui s 1 lamchahab m 1 qachouh m 1 madani a 1 rachid m 1 etablissement 1 le centre hospitalier universitaire ibn rochd hopital 20 aout 1953 casablanca maroc presentateur rida fatima ezzahra |
P-25 - RÉSULTATS DE L’AUTOGREFFE DE CELLULES SOUCHES HÉMATOPOÏÉTIQUES DANS LE TRAITEMENT DU LYMPHOME DE HODGKIN : EXPÉRIENCE DU SERVICE D’HÉMATOLOGIE DE CASABLANCA
Thème: 03. Autogreffe
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Auteurs : RIDA F. (1), HARRACH A. (1), MOUAYAD H. (1), KHOUBILA N. (1), CHERKAOUI S. (1), LAMCHAHAB M. (1), QACHOUH M. (1), MADANI A. (1), RACHID M. (1)
Présentateur : RIDA Fatima Ezzahra
Etablissement : (1) le centre hospitalier universitaire IBN Rochd , Hopital 20 Aout 1953 , Casablanca , MAROC
Introduction/Objectif Le lymphome de Hodgkin touche des sujets jeunes, et la première ligne de traitement combinant chimiothérapie et éventuellement radiothérapie permet de guérir plus de 80% des patients. En revanche, le groupe restreint de patients ayant un lymphome réfractaire primaire ou en rechute après la première ligne de traitement a un pronostic sombre, avec une survie globale médiane de 50%. Le traitement standard chez ces patients est la chimiothérapie de rattrapage suivie d'une autogreffe des cellules souches (AGCS). Cette approche peut guérir 50 à 55% des patients en rechute. Le but de cette étude est d’analyser les résultats de l’AGCS dans le traitement du LH réfractaire .
Matériel & Méthode Etude rétrospective monocentrique de janvier 2004-décembre 2019, incluant tous les patients ayant bénéficié d’un AGCS pour LH réfractaire ou en rechute dans le département d’hématologie et d’oncologie pédiatrique de Casablanca. Les données cliniques et épidémiologiques ont été recueillies à partir des dossiers médicaux des patients, la mobilisation a été réalisée avec du G-CSF à la dose de 15 µg/kg/jour pendant 5 jours et le régime de conditionnement était du type BEAM ou CBV.
Résultats Durant la période d’étude 345 AGCS ont été réalisés, dont 26% (n=92) étaient des LH. L'âge médian au moment du diagnostic était de 26 ans [4-65 ans] avec une prédominance masculine sex ratio à 1,5. 81% des patients présentaient un stade avancé d'Ann arbor (III-IV), 31% avaient un bulky initialement. Pour le statut avant l’autogreffe, 11% (n=10) des patients étaient en rémission complète (RC)1, 26%(n=24) en RC2, 11%(n=10) en RC3, 43%(n=38) en rémission partielle (RP) et 13%(n=12) des patients étaient réfractaires. L'AGCS a été réalisée avec cryoconservation dans 98,8% des cas après conditionnement type BEAM et chez un patient sans cryoconservation avec conditionnement type CBV. La médiane de richesse du greffon était de l’ordre de 5.75 ×10 8 /Kg. La durée médiane de l'aplasie était de 13 jours [6-41jours]. Après une durée médiane de suivi de 352 jours, 51 patients (55%) étaient en RC, 1 en RP, 11 en échec, 11 décès, 15 ont été perdus de vue et 3 patients ont rechuté. La TRM à j100 était de l’ordre de 11%
Discussion Des études ont montré que l'AGCS produisait des taux de réponse durables de 50% si les patients atteignaient la RC après traitement de rattrapage ce qui concorde avec notre étude.
La chimiothérapie à haute dose et l’AGCS sont devenues la norme de traitement chez les patients présentant une première rechute ou une maladie réfractaire. Le traitement des patients avec une seconde rechute après ASCT est difficile et il est principalement palliatif dans notre contexte .Avec l'avènement de la thérapie ciblée (Brentuximab Vedotin-les inhibiteurs de PD-1), ces derniers ont montré des résultats spectaculaires dans certaines formes graves de lymphome de Hodgkin classique en rechute ou réfractaire, avec une toxicité limitée, ce qui pourrait contribuer à l'avenir à l'objectif de réduction de la toxicité des traitements.
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p 26 comparaison des methodes de deserythrocytation sur biosafe sepax et spectra optia des moelles osseuses en transplantation allogenique avec incompatibilite abo auteurs nasone j 1 de oliveira c 1 desnos a 1 chantre e 1 hubert v 1 robert i 1 de sousa violante p 1 larghero j 1 faivre l 1 mebarki m 1 cras a 1 etablissement 1 ap hp paris france presentateur nasone justine |
P-26 - COMPARAISON DES METHODES DE DESERYTHROCYTATION SUR BIOSAFE SEPAX® ET SPECTRA OPTIA® DES MOELLES OSSEUSES EN TRANSPLANTATION ALLOGENIQUE AVEC INCOMPATIBILITE ABO
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : NASONE J. (1), DE OLIVEIRA C. (1), DESNOS A. (1), CHANTRE E. (1), HUBERT V. (1), ROBERT I. (1), DE SOUSA VIOLANTE P. (1), LARGHERO J. (1), FAIVRE L. (1), MEBARKI M. (1), CRAS A. (1)
Présentateur : NASONE Justine
Etablissement : (1) AP-HP, Paris, FRANCE
Introduction/ObjectifLa désérythrocytation permet de prévenir les réactions hémolytiques lors de greffes de moelle osseuse allogénique présentant une incompatibilité ABO majeure. Cette étude compare 2 méthodes de désérythrocytation réalisées sur Biosafe Sepax® (GE Healthcare) et Spectra Optia® (Terumo BCT).
Matériel & MéthodeLa moelle osseuse est prélevée sous anesthésie générale au niveau des crêtes iliaques postéro-supérieures. Les cellules sont recueillies dans des poches contenant du CPDA (Citrate, Phosphate, Dextrose, Adénine) et du sérum physiologique hépariné (Héparine CHOAY 25000UI), puis transportées à l’unité de thérapie cellulaire. Le procédé débute par une filtration des cellules (filtre 200µM, Becton Dickinson). Avec la méthode sur Sepax, une étape intermédiaire de réduction de volume est réalisée sur Cobe 2991. Puis, la désérythrocytation est effectuée sur Sepax (kit Sepax CS 900.2) ou sur Optia (kit Spectra Optia IDL Set et kit accessoire de traitement de moelle osseuse).
Les contrôles qualité sont réalisés avant et après désérythrocytation. Le volume est mesuré sur une balance étalonnée. La numération en cellules nucléées totales (CNT) et l’hématocrite sont mesurées sur un appareil de numération (ACT-5Diff, Beckman Coulter). Les quantités de cellules CD34+ et cellules CD3+ viables sont mesurées par cytométrie en flux (Navios, Beckman Coulter) après immunomarquage CD34+/CD45+ ou CD3+/CD45+ et ajout du marqueur de viabilité 7-AAD.
Les sorties d’aplasie sont définies par des polynucléaires (PNs) supérieurs à 0,5G/L pendant 3 jours consécutifs et des plaquettes (PQs) supérieurs à 20G/L pendant 3 jours consécutifs.
Les analyses statistiques sont réalisées sur GraphPad Prism® V6.
RésultatsEntre juin 2016 et décembre 2019, 32 désérythrocytations sur Sepax et 33 sur Optia ont été réalisées. Le tableau 1 présente les résultats de contrôle qualité obtenus. Après désérythrocytation, les rendements en CNT, en cellules CD34+ et en cellules CD3+ sont significativement supérieurs avec l’Optia. En moyenne, les sorties d’aplasie en PNs et PQs sont respectivement de 24,6 ± 5,8 jours (n=8) et 27,1 ± 9,0 jours (n=8) avec le Sepax ; et 20,2 ± 9,0 jours (n=31) et 20,8 ± 8,4 (n=26) avec l’Optia. Aucune différence significative n’est mise en évidence entre les 2 méthodes concernant la déplétion en globules rouges (GR ; p=0,10) et les sorties d’aplasie en PNs (p=0,20) et en PQs (p=0,07).
DiscussionLes procédés sur Sepax et Optia, automatisés et en système clos, permettent d’obtenir une déplétion moyenne en GR efficace (98,1% sur Sepax et 97,8% sur Optia) et une sortie d’aplasie inférieure à 28 jours pour les PNs. L’Optia présente l’avantage de préserver la quasi-totalité des cellules CD34+ avec un rendement moyen de 93,9%, significativement supérieur au Sepax. Il nécessite cependant un volume minimal initial de 125mL de GR. Le Sepax, quant à lui, ne peut traiter qu’un volume maximal de 120mL de moelle osseuse par kit et l’étape intermédiaire de réduction de volume expose à un risque supplémentaire de perte cellulaire
ConclusionCompte tenu des contraintes spécifiques à chaque équipement, le choix de notre centre s’est porté sur l’utilisation concomitante des 2 méthodes : l’Optia en priorité pour optimiser la récupération en cellules CD34+, le Sepax uniquement pour les moelles osseuses ayant un volume initial de GR inférieur à 125mL.
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p 27 validation dun analyseur de numeration dhematologie sysmex xn 350 dans le cadre des greffes de cellules souches hematopoietiques et des matieres premieres de depart pour la fabrication des car t cells auteurs deniaux m 1 de sousa violante p 1 cras a 1 mosca m 2 nasone j 1 larghero j 1 mebarki m 1 faivre l 1 etablissement 1 aphp paris 10 france 2 sysmex roissy france presentateur faivre lionel |
P-27 - VALIDATION D’UN ANALYSEUR DE NUMERATION D’HEMATOLOGIE SYSMEX XN-350 DANS LE CADRE DES GREFFES DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOÏETIQUES ET DES MATIERES PREMIERES DE DEPART POUR LA FABRICATION DES CAR-T CELLS
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : DENIAUX M. (1), DE SOUSA VIOLANTE P. (1), CRAS A. (1), MOSCA M. (2), NASONE J. (1), LARGHERO J. (1), MEBARKI M. (1), FAIVRE L. (1)
Présentateur : FAIVRE Lionel
Etablissement : (1) APHP, Paris 10, FRANCE; (2) Sysmex, Roissy, FRANCE
Introduction/ObjectifL’analyseur de numération d’hématologie XN-350 de Sysmex a été développé pour l’analyse à faible cadence de sang veineux. Il possède cependant des caractéristiques techniques qui pourrait permettre de caractériser les greffons hématopoïétiques ainsi que les matières premières de départ pour la fabrication des CAR-T Cells. L’objectif de ce travail était de vérifier les paramètres analytiques de l’automate pour ces produits selon la norme ICHQ2(R1).
Matériel & MéthodeLa validation analytique a porté sur les cellules nucléées totales (CNT), l’hématocrite (Ht) et les plaquettes (Plq) sur : cytaphérèses fraîches et décongelées, moelles osseuses, sangs de cordon frais et décongelés. Les paramètres analytiques étaient : répétabilité, fidélité intermédiaire, comparaison de méthode (vs ACT5DIFF Beckman), étendue de mesure et contamination inter-échantillon.
RésultatsCNT : Les coefficients de variation (CV) pour la répétabilité et la fidélité intermédiaire sont inférieurs à 5% (Tableau 1), sauf pour les sangs de cordon décongelés. La comparaison de méthode montre des différences significatives pour les cytaphérèses fraîches et la moelle osseuse. L’étendue de mesure permet de couvrir les besoins de l’ensemble des produits de 1 à 500 G/L (r²>0.99). La contamination inter-échantillon est de 0.11%.
Ht : Les CV pour la répétabilité et la fidélité intermédiaire sont inférieurs à 5%. La comparaison de méthode montre des différences significatives pour les cytaphérèses fraîches et décongelées. L’étendue de mesure permet de couvrir l’utilisation de l’ensemble des produits de 1 à 60% (r²>0.99). La contamination inter-échantillon est de 0.5%.
Plq : Les CV pour la répétabilité et la fidélité intermédiaire sont inférieurs à 5%, sauf pour les sangs de cordon décongelés et les moelles osseuses. La comparaison de méthode montre des différences significatives pour les cytaphérèses fraîches, décongelées et le sang de cordon décongelé. Les étendues de mesure vont de 11 à 5286.10^3/µl (r²>0.98). La contamination inter-échantillon est de -0.7%.
DiscussionLes données de validation analytique d’automate de numération d’hématologie sur ces produits étant très peu publiés, il n’existe pas de standards d’acceptabilité. Les paramètres analytiques de répétabilité et de fidélité intermédiaire du XN-350 pour les produits testés sont tous <5%. La seule exception concerne le sang de cordon décongelé, un produit complexe composé d’une proportion importante de polynucléaires et de globules rouges détruits expliquant cette variabilité importante. Nous observons des différences de quantification importantes entre les deux automates s’expliquant par la technologie employée et les algorithmes utilisés. Ces différences sont très élevées pour l’Ht et les Plq. Cependant, selon la littérature, les valeurs d’Ht rendues par les automates de numération sont supérieures à la méthode de référence, en tube capillaire (1). Ainsi, XN-350 semble plus proche de la méthode de référence que son homologue ACT5DIFF. Globalement l’automate possède des linéarités plus adaptées aux produits testés que ses homologues sur le marché. Enfin, la contamination inter échantillon n’a pas d’impact sur les résultats.
ConclusionL’analyseur Sysmex XN-350 possède des paramètres analytiques intéressants pour permettre de caractériser plus facilement les greffons hématopoïétiques ainsi que les matières premières de départ pour la fabrication des CAR-T Cells.
Bibliographie1) Avecilla A. Transfusion. 2016 |
p 28 efficacite et tolerance de la photopherese extracorporelle en circuit ouvert dans la prise en charge du lichen plan erosif une serie de 5 cas auteurs chesnel santurette c 1 2 charron m 1 jacomet f 3 bessiere l 4 masson regnault m 4 hainaut e 4 giraud c 1 2 etablissement 1 laboratoire d ingenierie cellulaire efs nvaq poitiers france 2 service oncologie hematologique et therapie cellulaire chu poitiers france 3 laboratoire d immunologie chu poitiers france 4 service de dermatologie chu poitiers france presentateur giraud christine |
P-28 - EFFICACITÉ ET TOLÉRANCE DE LA PHOTOPHÉRÈSE EXTRACORPORELLE EN CIRCUIT OUVERT DANS LA PRISE EN CHARGE DU LICHEN PLAN ÉROSIF : UNE SÉRIE DE 5 CAS
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : CHESNEL SANTURETTE C. (1,2), CHARRON M. (1), JACOMET F. (3), BESSIÈRE L. (4), MASSON REGNAULT M. (4), HAINAUT E. (4), GIRAUD C. (1,2)
Présentateur : GIRAUD Christine
Etablissement : (1) Laboratoire d'Ingénierie cellulaire, EFS NVAQ, Poitiers, FRANCE; (2) Service Oncologie hématologique et thérapie cellulaire, CHU , Poitiers, FRANCE; (3) Laboratoire d'immunologie, CHU, Poitiers, FRANCE; (4) Service de dermatologie, CHU, Poitiers, FRANCE
Introduction : Le lichen plan érosif muqueux est une dermatose inflammatoire invalidante et généralement résistante aux traitements conventionnelles (corticostéroïdes, immunosuppresseurs, rétinoïdes, etc.). La prise en charge par photophérèse extracorporelle (PEC) est une alternative thérapeutique immunomodulatrice dont l’efficacité a été décrite dans la littérature [1-8]. Les similitudes immunopatholoqiques et histologiques de cette pathologie avec la forme cutanéo-muqueuse de la GvHD traitée efficacement par PEC confortent ces données. Le Laboratoire d’Ingénierie Cellulaire (LIC) de Poitiers est autorisé par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) à effectuer des actes de PEC et CryoPEC (PEC sur cellules congelées, 1 prélèvement pour 3 réinjections) pour les indications de GvHD, lymphome T cutané et rejet de greffe d’organes [9][10]. Actuellement, la prise en charge par cette même technique du lichen plan érosif muqueux s’effectue sous dérogation dans l’attente de l’autorisation ANSM. Nous rapportons dans cette étude les données rétrospectives d’efficacité/tolérance de la PEC/CryoPEC pour 5 patientes du CHU de Poitiers présentant un lichen plan érosif muqueux.
Méthode : Trois patientes ont été traitées par PEC uniquement et deux patientes par CryoPEC à un rythme d’une à deux séances par semaine puis espacement selon amélioration (atteintes buccales et génitales). L’efficacité a été évaluée sur le critère de rémission clinique complète (RC) ou partielle (RP) ainsi que sur l’évolution clinique suite à un arrêt/interruption de traitement. Par ailleurs, le test d’inhibition de la prolifération des lymphocytes (BrDu), contrôle qualité (CQ) effectué sur les produits de PEC avant réinjection chez le patient, est un élément supplémentaire pour évaluer l’efficacité ex vivo de la technique dans cette indication. Un CQ évaluant la population hématologique et la stérilité du produit est également réalisé.
Résultats : Les cinq patientes d’un âge moyen de 69 ans ont observé une amélioration de leurs lésions après traitement par PEC/CryoPEC aboutissant à 3 RC et 2 RP avec une bonne tolérance générale. Une rechute a été observée pour trois patientes suite à l’arrêt de la PEC/CryoPEC (période de confinement COVID 19) suivie d’une amélioration après reprise des séances. Le test d’inhibition de la prolifération des lymphocytes était conforme à 90 %(PEC/CryoPEC).
Discussion : Ce retour d’expérience positif encourage le développement de l’indication de lichen plan érosif dans la prise en charge par PEC/CryoPEC. Par ailleurs, si la PEC est habituellement un traitement adjuvant de la GvHD, elle est le plus souvent utilisée en monothérapie dans le cadre du lichen plan érosif ce qui permet d’évaluer directement son efficacité. De plus, la qualité de vie du patient est améliorée en s’affranchissant des effets secondaires des thérapies classiques, notamment immunosuppressives ; la CryoPEC permettant également de ne pas interrompre le traitement en cas de contre-indication transitoire au prélèvement.
Bibliographie1. Bécherel PA, Bussel A, Chosidow O, Rabian C, Piette JC, Frances C. Extracorporeal photochemotherapy for chronic erosive lichen planus. Lancet 1998 ; 351:805.
2. Kunte C, Erlenkeuser-Uebelhoer I, Michelsen S, Scheerer-Dhungel K, Plewig G. Treatment of therapy-resistant erosive oral lichen planus with extracorporeal photopheresis (ECP). J Dtsch Dermatol Ges 2005;3:889-94.
3. Marchesseau-Merlin AS, Perea R, Kanold J, Demeocq F, Souteyrand P, D’incan M. La photophérèse : une alternative thérapeutique aux corticoïdes pour le lichen érosif muqueux corticorésistant. Ann Dermatol Venereol 2008;135:209-12.
4. Elewa R, Altenburg A, ZouboulisCC. Recalcitrant severe erosive cutaneous lichen planus treated with extracorporeal photopheresis monotherapy. Br J Dermatol 2011;165:441-3.
5. Zingoni A, Deboli T, Savoia P, Bernengo MG. Effectiveness of extracorporeal photochemotherapy in the treatment of a case of refractory erosive lichen planus. J Dermatol Treat 2010;21:119-21.
6. Guyot AD, Farhi D, Ingen-Housz-Oro S, Bussel A, Parquet N, Rabian C, et al. Treatment of refractory erosive oral lichen planus with extracorporeal photochemotherapy : 12 cases. Br J Dermatol 2007;156:553-6.
7. Birckel E, Lispker D, Cribier B. Efficacité de la photochimiothérapie extracorporelle dans le traitement du lichen plan érosif : étude rétrospective. Ann Dermatol Venerol 2019;0151-9638.
8. Knobler R, Arenberger P, Assaf C et al. European dermatology forum : Updated guidelines on the use of extracorporeal photopheresis 2020 -Part 2. JEADV 2020;
9. Merlin E. Hannani D, Veyrat-Masson R et al. Cryopreservation of mononuclear cells before extracorporeal photochemotherapy does not impair their anti-proliferative capabilities. Cryotherapy 2011;13:248-255.
10. Merlin E, Jacomet F, D’incan M et al. Use of cryopreserved autologous cells for extracorporeal photochemotherapy: clinical applications. Transfusion 2011;3013 1296..1299 Transfusion 2011.
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p 29 impact des hemoglobinopathies sur lextraction des couches leuco plaquettaires lors de la transformation des greffons medullaires a propos dun cas auteurs lafarge x 1 cotto e 1 letellier c 1 jubert c 2 angoso m 2 dazey b 1 etablissement 1 etablissement francais du sang nouvelle aquitaine bordeaux france 2 centre hospitalo universitaire site de pellegrin bordeaux france presentateur lafarge xavier |
P-29 - IMPACT DES HÉMOGLOBINOPATHIES SUR L’EXTRACTION DES COUCHES LEUCO-PLAQUETTAIRES LORS DE LA TRANSFORMATION DES GREFFONS MÉDULLAIRES, À PROPOS D’UN CAS.
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : LAFARGE X. (1), COTTO E. (1), LETELLIER C. (1), JUBERT C. (2), ANGOSO M. (2), DAZEY B. (1)
Présentateur : LAFARGE Xavier
Etablissement : (1) Etablissement français du sang Nouvelle Aquitaine, Bordeaux, FRANCE; (2) Centre Hospitalo-Universitaire, site de Pellegrin, Bordeaux, FRANCE
Introduction/Objectif Les transformations des greffons sont maitrisées via le suivi systématique d’indicateurs qui permettent de valider la conformité de chaque étape, comme par exemple le rendement in process de récupération des cellules nucléées (CN) présentes dans le surnageant après centrifugation lors de la réduction de volume des greffons médullaires par l’extraction des couches leuco-plaquettaires (CLP). Celui-ci a été retrouvé anormalement bas pour un greffon intrafamilial, faisant craindre une perte excessive de cellules CD34+ et un impact négatif sur l’évolution de la greffe.
Matériel & Méthode Un greffon médullaire ABO compatible normalement riche devait être congelé après transformation pour une greffe ultérieure pour béta-thalassémie majeure: receveur homozygote pour mutation béta° du 1ier exon codon 6 DelA (HBB:c.20delA), donneur familial hétorozygote, avec 6% d’hémoglobine A2, VGM 61 fL, TCMH 19 pg. La CLP est extraite sur laveur COBE 2991, équipé d'un kit de lavage TERUMO après centrifugation 6 min à 2800 tr/min. Le plasma puis la CLP sont récupérés à 100mL/min. Les CN sont dénombrées in process sur ABX Pentra 60C+ et les cellules CD34+ a posteriori par Cytométrie en flux en simple plateforme (Facscalibur°)
Résultats Le rendement in process pour les CN totales obtenu en temps réel était de 39%, inférieur aux valeurs attendues; afin d’essayer de récupérer des CN manquantes, l’extraction d’une deuxième CLP est tentée sur la fraction érythrocytaire normalement jetée. La quantité de CN récupérées est négligeable et ne permet pas d’améliorer le rendement total. Dans le doute, toutes les fractions sont échantillonnées pour réalisation d’un contrôle qualité (CQ) puis congelées.
Le CQ indique a posteriori que l’essentiel des cellules mononucléees et des cellules CD34+ se retrouve dans la CLP. Le rendement en CD34 présente une valeur conforme (76%). La perte cellulaire observée dans la CLP concernait donc très majoritairement les polynucléaires (PN) situés dans la fraction érythrocytaire, ce qui est inhabituel. Lors de la greffe, la décongélation de la fraction CLP se déroule de manière conforme avec un rendement en cellules CD34+ viables de 73%, aboutissant à un greffon de 4.4.106 CD34 viables/kg. Reconstitution hématologique de type donneur post greffe à J25 pour les PN, J33 pour les plaquettes.
Discussion Le rendement in process en CN trouvé non conforme est lié à la présence des PN dans le culot érythrocytaire après centrifugation: ceci est dû à la présence d’un trait thalassémique chez le donneur, car l’hypochromie diminue la densité des hématies; les PN sont alors moins bien séparés des hématies après centrifugation et donc moins bien extraits dans la CLP. Inversement, l’hémoglobine S de la drépanocytose augmente la densité des hématies. Dans le cas décrit, le rendement de récupération cellulaire était non conforme pour les CN totales (du fait de la perte de PN), mais pas pour les cellules CD34+. Il n’y a pas eu d’impact significatif sur la richesse en cellules CD34+ et sur la sortie d’aplasie.
Conclusion L’existence d’une hémoglobinopathie dans le contexte d’une greffe familiale doit être prise en compte ; Les valeurs de référence pour les indicateurs peuvent ne plus être applicables. La densité diminuée des hématies induit une diminution du rendement de la récupération in process des CN totales mais pas des cellules CD34+.
Bibliographie Embury SH, et al. J Clin Invest. 1984 Jan;73(1):116-23. |
p 30 lajout dalbumine nest pas indispensable a la congelation en dmso des greffons cellulaires auteurs dazey b 1 letellier c 1 colombat m 1 couchouron a 1 lafarge x 1 etablissement 1 etablissement francais du sang nouvelle aquitaine talence france presentateur lafarge xavier |
P-30 - L’AJOUT D’ALBUMINE N’EST PAS INDISPENSABLE À LA CONGÉLATION EN DMSO DES GREFFONS CELLULAIRES.
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : DAZEY B. (1), LETELLIER C. (1), COLOMBAT M. (1), COUCHOURON A. (1), LAFARGE X. (1)
Présentateur : LAFARGE Xavier
Etablissement : (1) Etablissement français du sang Nouvelle Aquitaine, Talence, FRANCE
Introduction/Objectif L’albumine humaine à 4% (AH) issue du fractionnement du plasma est régulièrement utilisée comme substitut plasmatique et comme diluant du DMSO lors de la congélation des greffons cellulaires, notamment en vue de greffes de cellules souches hématopoïétiques (CSH). Ce médicament présente régulièrement des tensions d’approvisionnement, en lien avec ses utilisations multiples. Il est donc nécessaire de réévaluer l’obligation d’utiliser l’AH pour la congélation des cellules, afin de se soustraire à ces tensions d’approvisionnement et de le réserver à l’usage thérapeutique qui est prioritaire (échanges plasmatiques…)
Matériel & Méthode Dix échantillons de sangs placentaires (SP) ont été congelés en 2 poches selon deux groupes : 5 en tant que contrôle selon les conditions habituelles : les SP sont ajustés à un volume total de 125 mL par ajout si nécessaire d’AH, puis dilués au demi en cryomédium (DMSO 20% dilué en AH). 5 SP sont traités de manière similaire mais en solution NaCl 0.9% en substitution de l’AH. Après décongélation, les cellules sont lavées d’une manière identique pour les deux conditions de congélation en hydroxyéthyl amidon 6% puis par une solution de NaCl/AH/ACDA (60/30/10% Vol/vol) et remises en suspension dans environ 290 mL de cette solution. Les volumes, les cellules viables totales et exprimant le CD34 sont déterminées avant et après congélation/décongélation afin de déterminer les rendements.
Résultats Entre les deux groupes de SP (AH et NaCl), les données initiales étaient similaires: volumes à réception (123 vs 118 mL)., cellules nucléées totales (13.8 vs 12.1 G/L). Les rendements en cellules viables ne sont pas significativement différents, aussi bien pour les cellules totales (75% vs. 75%) que pour cellules CD34+ (63% vs. 67%).
Discussion La signification de ces résultats est-elle extrapolable aux autres greffons, CSH de sang périphérique, DLI ? Etant donné la présence d’un hématocrite conséquent pour les SP, le volume de cryomédium rajouté lors de la dilution au demi, au regard du volume de plasma natif, est bien plus élevé que pour les produits d’aphérèse (dont l’hématocrite est très faible). Puisque les protéines plasmatiques (y compris l’AH rajoutée) se distribuent dans le surnageant seulement (et pas dans la fraction globulaire), le modèle de la congélation des SP selon ce protocole implique une concentration protéique avant congélation beaucoup plus faible, et peut donc être considéré comme un « worst-case » de facto informatif pour la congélation des produits d’aphérèse (ceci d’autant que la protidémie néonatale est physiologiquement plus faible). Il faut considérer la persistance d’un volume non négligeable de plasma, qui permet de maintenir une concentration finale en protéines certes diminuée (estimée ici à 32 versus 56 g/L pour les CSP ou DLI adultes), mais non négligeable. Le faible temps de contact des cellules dans ce milieu hypoprotéiné avant congélation participe certainement également à l’absence d’impact sur le rendement en cellules viables.
Conclusion La présence d’AH ne semble pas indispensable dans le cryomédium pour la congélation des greffons cellulaires, ce qui incite à modifier les procédés. Néanmoins, l’essentiel de l’utilisation de l’AH a lieu lors de la décongélation et elle semble nécessaire à la conservation du produit décongelé. Sa substitution par une autre macromolécule (HES ? Gélatine ?) devrait être testée.
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p 31 validation du congelateur programmable digitcool cryobiosystem pour la cryoconservation de cellules souches hematopoietiques et cellules mononuclees auteurs nasone j 1 julien m 1 chantre e 1 larghero j 1 faivre l 1 mebarki m 1 cras a 1 etablissement 1 ap hp paris france presentateur nasone justine |
P-31 - VALIDATION DU CONGELATEUR PROGRAMMABLE DIGITCOOL® (CRYOBIOSYSTEM) POUR LA CRYOCONSERVATION DE CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES ET CELLULES MONONUCLEES
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : NASONE J. (1), JULIEN M. (1), CHANTRE E. (1), LARGHERO J. (1), FAIVRE L. (1), MEBARKI M. (1), CRAS A. (1)
Présentateur : NASONE Justine
Etablissement : (1) AP-HP, Paris, FRANCE
Introduction/Objectif La cryoconservation permet d‘assurer une conservation de longue durée pour les cellules souches hématopoïétiques (CSH) et les cellules mononuclées (CMN). Pour cela, l’utilisation d’automate de descente en température contrôlée est recommandé. Ce travail présente la validation de l’automate Digitcool®.
Matériel & Méthode Les cellules utilisées sont des CMN issues de résidus de cytaphérèse (n=4) et des CSH de sang placentaire (n=10) ou issues du sang périphérique (n=3). La congélation est réalisée dans des poches CRYOMACS® 750 et 250 (Miltenyi) pour des volumes respectifs de 150 et 40mL, ou dans des poches SEPAX® (Cytiva) de 25mL. La solution de cryoconservation est composée de 10% (v/v) de diméthylsulfoxide (DMSO, Wak-Chemie) et de Voluven® (Hydroxyéthylamidon). La descente en température est réalisée sur Freezal® (Air Liquide) ou sur MiniDigitcool® (CryoBioSystem).
Les contrôles qualité sont réalisés sur un échantillon avant ajout de la solution de cryoconservation et sur un échantillon après décongélation ± lavage. La numération en cellules nucléées totales (CNT) est mesurée sur XN-350 (Sysmex). Les rendements sont calculés à partir des quantités de cellules CD34+ et CD3+ viables, mesurées par cytométrie en flux (Navios, Beckman Coulter) après immunomarquage CD34+/CD45+ ou CD3+/CD45+ et ajout du 7-AAD (marqueur de viabilité). Les analyses statistiques sont réalisées sur GraphPad Prism® V8 : test de Wilcoxon sur séries appariées.
Résultats La première étape a permis de définir le programme de congélation sur Digitcool à partir d’une poche témoin contenant la solution de cryoconservation seule. Les critères étaient d’obtenir 1/ une courbe linéaire, 2/ un point de surfusion visible sans augmentation majeure de la température et 3/ une reprise de la descente en température alignée avec la 1ère pente. Un programme spécifique à chaque type de poche a été retenu.
La seconde étape a comparé les résultats de contrôle qualité après congélation avec Digitcool vs Freezal (déjà validé en interne). Chaque prélèvement était divisé en 2 poches, l’une congelée avec le Digitcool et l’autre avec le Freezal. Les viabilités obtenues à décongélation sont respectivement de 74,7% ± 19,0 (Digitcool) et 73,6% ± 18,6 (Freezal) pour les CD45+ (n=17), et de 96,1% ± 3,7 et 96,0% ± 3,5 pour les CD34+ (n=11). Les rendements CNT (n=17) obtenus à décongélation sont respectivement de 70% ± 24% (Digitcool) et 69% ± 24% (Freezal), les rendements CD34+ (n=10) sont de 76% ± 28 et 68% ± 24, et les rendements CD3+ (n=6) sont de 93% ± 12 et 100% ± 10.
Aucune différence significative n’est mise en évidence entre les 2 méthodes concernant la viabilité CD45+ (p=0,20) et CD34+ (p=0,81), ni pour les rendements en CNT (p=0,33) et en CD3+ (p=0,22). Une amélioration du rendement en cellules CD34+ est mise en évidence avec le Digitcool (p=0,02).
Discussion La technologie des 2 appareils repose sur une injection d’azote permettant une descente en température progressive. Avec le Freezal, cette injection d’azote est régulée par la température de la solution témoin, alors qu’avec le Digitcool, elle est régulée par la température de la cuve. La méthode de congélation sur Digitcool permet une récupération des cellules à décongélation au moins équivalente au Freezal pour les 3 modèles de poches utilisées, voire une amélioration du rendement en cellules CD34+. Une évaluation des rendements en vie réelle pourra confirmer cette amélioration.
Conclusion Le congélateur programmable Digitcool permet une congélation efficace des CSH et CMN.
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p 32 stockage des car t cells au laboratoire dingenierie tissulaire et cellulaire a propos du centre de bordeaux aspects pratiques et reglementaires auteurs lafarge x 1 couderc d 2 sourisseau b 2 letellier c 1 dazey b 1 cotto e 1 cabantous t 1 thevenot f 1 benbedra h 1 jeanne m 1 maachi i 2 etablissement 1 etablissement francais du sang nouvelle aquitaine bordeaux france 2 centre hospitalo universitaire site de pellegrin bordeaux france presentateur lafarge xavier |
P-32 - STOCKAGE DES CAR-T CELLS AU LABORATOIRE D’INGÉNIERIE TISSULAIRE ET CELLULAIRE, À PROPOS DU CENTRE DE BORDEAUX : ASPECTS PRATIQUES ET RÉGLEMENTAIRES
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : LAFARGE X. (1), COUDERC D. (2), SOURISSEAU B. (2), LETELLIER C. (1), DAZEY B. (1), COTTO E. (1), CABANTOUS T. (1), THEVENOT F. (1), BENBEDRA H. (1), JEANNE M. (1), MAACHI I. (2)
Présentateur : LAFARGE Xavier
Etablissement : (1) Etablissement français du sang Nouvelle Aquitaine, Bordeaux, FRANCE; (2) Centre Hospitalo-Universitaire, site de Pellegrin, Bordeaux, FRANCE
Introduction/Objectif Les CAR-T cells ont révolutionné le traitement de certains patients atteints d’hémopathies B. Leur statut de médicament de thérapie innovante (MTI) implique la responsabilité pharmaceutique (RP) à toutes les étapes de production, transport et conservation du produit. Le stockage de ces produits cellulaires s’effectue en vapeur d’azote, nécessitant une infrastructure très couteuse et qui comprend de très nombreux risques, sur les plans patient et financier (perte du produit) et pour le personnel (accidents liés à l’hypoxie). La plupart du temps ces infrastructures ne sont pas disponibles dans les pharmacies à usage intérieure (PUI) des hôpitaux.
Les laboratoires d’ingénierie tissulaire et cellulaire (LITC) gèrent ces installations depuis plusieurs décennies pour conserver leurs produits non médicamenteux. L’arrêté du 28/03/19 limitant l’utilisation des CAR-T cells autologues à certains établissements, prévoit de manière très pragmatique que les PUI puissent exercer leur RP via la délégation de leur stockage à un LITC.
Matériel & Méthode Les points critiques ont été répertoriés selon les exigences de la réglementation et des industriels pour la qualification du centre de Bordeaux; La proximité du LITC de l’EFS de Bordeaux et de la PUI du site de Pellegrin facilite les échanges entre les deux services. Le service greffeur adulte est situé à Pessac à 10 km du LITC, ce qui rend peu compatible une décongélation au LITC du fait des délais très courts avant injection prévus par l’AMM.
Résultats Le MTI est livré par l’industriel au LITC en dry shipper (DS). Le produit est sorti du DS et stocké dans une cuve dédiée en vapeur d’azote par un technicien du LITC sous la supervision d’un pharmacien du site de Pellegrin, qui vérifie l’intégrité du produit et la conformité du transport. Deux jours avant la greffe, le LITC prépare un DS. Le matin de la greffe, un pharmacien vient superviser le transfert du MTI dans le DS par un technicien du LITC. Un transporteur achemine sous la responsabilité du CHU le DS vers le centre greffeur. A 14h, un pharmacien de la PUI de Pessac sort le MTI du DS, le décongèle, puis l’achemine jusqu’au service greffeur pour injection. Le DS est retourné vers le LITC. Des formulaires sont rédigés pour assurer la traçabilité de toutes les étapes. Les responsabilités entre PUI et LITC sont décrites dans une convention, signée par les deux établissements publics EFS et CHU de Bordeaux.
Cette organisation est soumise à l’Agence Régionale de Santé, qui, après visite des installations, a autorisé l’activité selon ces modalités au CHU. Cette collaboration complète la gestion des CMN qui sont déjà prélevées, stockées et envoyées par l’EFS à l’industriel pour préparer ces MTI, qui assure donc une traçabilité totale du processus. De janvier 2020 à août 2021, malgré la survenue de la pandémie à SARS-CoV-2, 39 patients sont ainsi traités dans le cadre des AMM et 3 patients en ATU, sans signalement d’anomalies graves. Les couts de stockage pour le CHU sont minimes au regard des investissements requis.
Conclusion L’organisation mise en place donne satisfaction à toutes les parties prenantes et a permis le déploiement rapide de ces MTI qui ont bénéficié aux patients. Elle doit être prochainement déployée à l’hôpital pédiatrique de Bordeaux et à Limoges mais sans nécessiter de transport vers le centre greffeur en DS car le délai d’acheminement est compatible avec la stabilité du produit et permettra donc la décongélation à l’EFS avant injection.
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p 33 les rendements de decongelation des greffons de cellules souches peripheriques autologues et allogeniques ne different pas statistiquement auteurs lafarge x 1 cotto e 1 letellier c 1 colombat m 1 couchouron a 1 dazey b 1 etablissement 1 etablissement francais du sang nouvelle aquitaine bordeaux france presentateur lafarge xavier |
P-33 - LES RENDEMENTS DE DÉCONGÉLATION DES GREFFONS DE CELLULES SOUCHES PÉRIPHÉRIQUES AUTOLOGUES ET ALLOGÉNIQUES NE DIFFÈRENT PAS STATISTIQUEMENT
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : LAFARGE X. (1), COTTO E. (1), LETELLIER C. (1), COLOMBAT M. (1), COUCHOURON A. (1), DAZEY B. (1)
Présentateur : LAFARGE Xavier
Etablissement : (1) Etablissement français du sang Nouvelle Aquitaine, Bordeaux, FRANCE
Introduction/Objectif La pandémie coronavirale a abouti à la recommandation de congeler les greffons allogéniques afin de sécuriser le don via le dépistage par RT-PCR et d’anticiper tout délai de transport entre pays. Cette congélation entraine de facto une perte de la richesse cellulaire dont il faut tenir compte en majorant la cellularité prescrite lors du prélèvement des greffons frais. Cette prise en compte implique de connaitre le rendement du processus de congélation/décongélation pour les greffons. Or la pratique habituelle est d’administrer des greffons allogéniques frais, et les laboratoires de thérapie cellulaire n’ont d’indicateurs documentés concernant la congélation/décongélation que pour les greffons autologues. Les rendements observés avec les greffons autologues peuvent-ils être appliqués aux greffons allogéniques ?
Matériel & Méthode Les cellules souches périphériques (CSP) ont été congelées en DMSO 10% sans dépasser 30.109 cellules nucléés (CN) /poche, systématiquement en 3 poches pour les allogreffes et en nombre variable pour les autogreffes.
Seules les greffes de CSP décongelées entre les 17/3 et 4/9/20 ont été prises en compte : 79 autogreffes (dont 1 pédiatrique) et 37 allogreffes (dont 1 pédiatrique). La décongélation et la remise en suspension ont été réalisées de manière identique pour les deux types de greffons (NaCl 0,9%/albumine 4%/ACDA 60/30/10% Vol/vol), par poolage des 3 poches congelées pour les allogreffes ; Pour les autogreffes: 15 pools de 4 poches, 30 pools de 3, 31 de 2, et 2 décongélations d’une seule poche. Les CN ont été dénombrées sur CELL-DYN Sapphire (ABBOTT°) et les cellules CD34+ par Cytométrie en flux en simple plateforme (Facscalibur°). Le rendement en cellules CD34+ viables et en CN est calculé comme le ratio richesse après décongélation/richesse produit frais. Les chiffres indiqués sont les centiles 10 et 90%, les allogreffes étant comparées aux autogreffes comme référence via un test t de Student (p<0.05)
Résultats Le poids des receveurs n’était pas différent pour les deux types de greffes mais les donneurs allogéniques étaient plus jeunes que les malades prélevés pour autogreffe (11-58 ans vs 30-77). Les pools n’ont pas différé pour la richesse en CN/kg avant (5,2-12.108 vs 3,2-10,2) et après décongélation (4,4-9,9 vs 2,7-8,8), et rendement en CN (72-89% vs 77-92). En revanche, les pools allogéniques étaient environ deux fois plus riches en cellules CD34+/kg avant (2,3-13.106 vs 1,6-6,2) et après décongélation (1,7-9,9 vs 1,1-4,9). Malgré ces différences de richesse, les différences de rendement en cellules CD34+ n’étaient pas statistiquement significatives (63-86% vs 60-89), en moyenne 73%.
Discussion L’absence de différences statistiquement significatives n’exclut pas une influence de facteurs chez certains malades (pathologies, chimiothérapie…) les prédisposant ponctuellement à une perte cellulaire plus importante.
Conclusion Les statistiques décrivant les rendements des greffons autologues peuvent être prises en compte pour majorer la prescription des greffons frais allogéniques devant être congelés. Il reste que la congélation de ces greffons n’est pas neutre; les richesses cumulées des CSP issues de deux séances d’aphérèse ne permettent pas toujours d’atteindre la quantité de cellules prescrites même en situation allogénique et la perte cellulaire liée à la décongélation est de ce point de vue un risque supplémentaire.
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p 34 le rendement de decongelation des cellules cd3 peut se substituer a celui des cellules cd34 pour valider les procedes de cryoconservation auteurs lafarge x 1 cotto e 1 letellier c 1 colombat m 1 couchouron a 1 dazey b 1 etablissement 1 etablissement francais du sang nouvelle aquitaine bordeaux france presentateur lafarge xavier |
P-34 - LE RENDEMENT DE DÉCONGÉLATION DES CELLULES CD3+ PEUT SE SUBSTITUER À CELUI DES CELLULES CD34+ POUR VALIDER LES PROCÉDÉS DE CRYOCONSERVATION
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : LAFARGE X. (1), COTTO E. (1), LETELLIER C. (1), COLOMBAT M. (1), COUCHOURON A. (1), DAZEY B. (1)
Présentateur : LAFARGE Xavier
Etablissement : (1) Etablissement français du sang Nouvelle Aquitaine, Bordeaux, FRANCE
Introduction/Objectif Les standards D6.2 du JACIE-FACT exigent que chaque lot de cryoprotecteur soit validé fonctionnellement et comparé aux performances des lots précédents. Par conséquent, les laboratoires d’ingénierie cellulaire valident généralement ces lots via le rendement à la décongélation des cellules CD34+ selon les procédés de congélation/décongélation de routine. Pour des questions techniques et éthiques, il est difficile d’envisager de consacrer pour ces validations des échantillons de greffons de cellules souches destinés à des receveurs. Or ces cellules sont quasi-indétectables dans les échantillons biologiques plus facilement disponibles comme le sang périphérique non mobilisé (<5/mm3), et rares dans le sang placentaire (environ 15-75/mm3). Ces faibles concentrations de cellules CD34+ dans ces échantillons entrainent des incertitudes de mesure très importantes dans leur détermination, et encore plus importantes pour la détermination du rendement qui résulte d’un calcul. Par conséquent, le risque d’obtenir des rendements en cellules CD34+ non conformes et de conclure de manière erronée à une (non-)conformité du cryoprotecteur est élevé en effectuant ces validations sur des échantillons non mobilisés.
La prise en compte du rendement à la décongélation d’un autre type cellulaire plus abondant dans des échantillons non mobilisés, en substitution de celui des cellules CD34+, serait une alternative intéressante dans ce contexte.
Matériel & Méthode Les rendements des cellules CD34+ et CD3+ ont été comparés en apparié via un test t de Student sur 83 greffons de cellules souches périphériques (CSP) allogéniques de routine. Les greffons ont été congelés systématiquement en 3 poches, en DMSO 10% sans dépasser 30.109 cellules nucléées (CN) /poche. La décongélation et la remise en suspension ont été réalisées en NaCl 0,9%/albumine 4%/ACDA (60/30/10% Vol/vol), par poolage des 3 poches congelées.
Les concentrations en cellules viables CD34+ et CD3+ ont été déterminées par Cytométrie en flux en simple plateforme (Facscalibur°) à l’aide du 7AAD. Le rendement en cellules viables a été calculé comme le ratio richesse après décongélation/richesse produit frais. Les chiffres indiqués sont les centiles 10 et 90%.
Résultats Les rendements après décongélation des cellules CD34+ (63-91%, médiane 78%) ne diffèrent pas statistiquement de ceux des cellules CD3+ (59-95%, médiane 78%)
Conclusion Le rendement après décongélation des cellules CD3+ est superposable à celui des cellules CD34+ ; il pourrait donc s’y substituer pour valider le processus de cryoconservation. Les concentrations environ 60 fois plus élevées de cellules CD3+ (environ 800-2800/mm3) par rapport aux cellules CD34+ de sang placentaire permettraient d’effectuer ces validations à partir de sang non mobilisé avec des conclusions beaucoup plus fiables.
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p 35 preliminary results by age group of treatment with cpx 351 plus venetoclax in adults with newly diagnosed aml subgroup analysis of the v fast phase 1b master trial auteurs pullarkat v 1 levis m 2 mannis g 3 strickland s 4 lin t 5 guindeuil g 6 faderl s 7 chakravarthy d 7 chandrasekaran v 8 cheung r 7 erba h 9 etablissement 1 city of hope comprehensive cancer center duarte ca etats unis 2 johns hopkins sidney kimmel comprehensive cancer center baltimore md etats unis 3 stanford university medical center palo alto ca etats unis 4 vanderbilt ingram cancer center nashville tn etats unis 5 university of kansas medical center kansas city ks usa etats unis 6 jazz pharmaceuticals lyon france 7 jazz pharmaceuticals palo alto ca etats unis 8 jazz pharmaceuticals philadelphia pa etats unis 9 duke university school of medicine durham nc etats unis presentateur guindeuil gwennaelle |
P-35 - PRELIMINARY RESULTS BY AGE GROUP OF TREATMENT WITH CPX-351 PLUS VENETOCLAX IN ADULTS WITH NEWLY DIAGNOSED AML: SUBGROUP ANALYSIS OF THE V-FAST PHASE 1B MASTER TRIAL
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : PULLARKAT V. (1), LEVIS M. (2), MANNIS G. (3), STRICKLAND S. (4), LIN T. (5), GUINDEUIL G. (6), FADERL S. (7), CHAKRAVARTHY D. (7), CHANDRASEKARAN V. (8), CHEUNG R. (7), ERBA H. (9)
Présentateur : GUINDEUIL Gwennaëlle
Etablissement : (1) City of Hope Comprehensive Cancer Center, Duarte, Ca, ETATS-UNIS; (2) Johns Hopkins Sidney Kimmel Comprehensive Cancer Center, Baltimore, Md, ETATS-UNIS; (3) Stanford University Medical Center, Palo Alto, Ca, ETATS-UNIS; (4) Vanderbilt-Ingram Cancer Center, Nashville, Tn, ETATS-UNIS; (5) University of Kansas Medical Center, Kansas City, Ks, Usa, ETATS-UNIS; (6) Jazz Pharmaceuticals, Lyon, FRANCE; (7) Jazz Pharmaceuticals, Palo Alto, Ca, ETATS-UNIS; (8) Jazz Pharmaceuticals, Philadelphia, Pa, ETATS-UNIS; (9) Duke University School of Medicine, Durham, Nc, ETATS-UNIS
Introduction/ObjectifCPX-351 (Vyxeos ® Liposomal), a dual-drug liposomal encapsulation of daunorubicin and cytarabine in a synergistic 1:5 molar ratio, is approved by the EMA for the treatment of adults with newly diagnosed therapy-related AML or AML with myelodysplasia-related changes. In a phase 3 study in adults aged 60–75 years with newly diagnosed, high-risk/secondary AML, after 5 years of follow-up CPX-351 significantly improved median overall survival and remission rates versus 7+3 cytarabine/daunorubicin, with a comparable safety profile. Preclinical data suggest CPX-351 may have synergistic activity with targeted agents (eg, BCL-2 inhibitor venetoclax [VEN]). Ongoing results from the V-FAST (Vyxeos – First Phase Assessment with Targeted Agents) study demonstrated the safety and preliminary efficacy of CPX-351 + VEN or midostaurin. Herein, we report the preliminary results of a subgroup analysis of adults with newly diagnosed AML treated with CPX-351 + VEN, based on age.
Matériel & MéthodeV-FAST is an ongoing, open-label, multicentre, multi-arm, non-randomised, phase 1b master trial (NCT04075747) to evaluate the safety and preliminary efficacy of CPX-351 + targeted agents (VEN, midostaurin, enasidenib). Each combination arm has a dose-exploration phase (3+3 design; n ≤12) and an expansion phase (n=20) to determine the recommended phase 2 dose (RP2D), safety, and initial efficacy. Eligible adults in the CPX-351 + VEN arm were aged 18–75 years with newly diagnosed AML, were deemed fit for intensive chemotherapy, had an ECOG performance status of 0–2, and had wild-type FLT3 and IDH2 based on molecular testing. The RP2D was determined to be dose level 1, in which patients received CPX-351 100 units/m 2 (daunorubicin 44 mg/m 2 + cytarabine 100 mg/m 2) on Days 1, 3, and 5 + VEN 400 mg on Days 1–14 of induction 1. At this dose level, 1 of 6 patients in the dose-exploration phase experienced 2 dose-limiting toxicities (grade 4 neutropenia [Day 16] and grade 4 thrombocytopaenia [Day 18]) that extended beyond 49 days; no dose adjustments were required, and the arm enrolled 21 evaluable patients.
RésultatsA total of 21 adults received CPX-351 + VEN and had sufficient data to be included in the analysis, comprising 14 younger adults aged 18–59 years and 7 older adults aged 60–75 years; baseline characteristics are shown in Table 1. A summary of the safety profile by age group is provided in Table 2. Serious adverse events included febrile neutropenia (n=3 [younger]; n=1 [older]), sepsis (n=2 [younger]), ischaemic stroke (n=1 [older]), skin infection (n=1 [older]), and AML (n=1 [younger]). Seven (n=6 [younger]; n=1 [older]) evaluable patients died during the study. Median platelet and neutrophil recovery times were similar between age groups (Table 3). Complete remission (CR) or CR with incomplete platelet or neutrophil recovery (CRi) was achieved by 6/14 (43%) younger adults and 4/6 (67%) older adults who were evaluable for response, including 5/14 (36%) and 3/6 (50%) who achieved CR.
DiscussionCPX-351 + VEN was tolerable in younger and older adults, with a safety profile generally consistent with the previously reported profile of CPX-351. Promising remission rates were also reported for both age groups.
 Tables 1-3
ConclusionThis analysis of preliminary results by age group from the V-FAST study supports the conclusion that CPX-351 + VEN was equally feasible with a manageable safety profile in both younger and older adults with newly diagnosed AML.
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p 36 impact de la cryopreservation des leucaphereses de produits de photochimiotherapie extracorporelle analyse preliminaire des donnees de production auteurs gauthier m 1 laroye c 1 decot v 1 eschwege v 1 bensoussan d 1 pochon c 2 reppel l 1 etablissement 1 unite de therapie cellulaire chru nancy vandoeuvre les nancy france 2 service d onco hematologie pediatrique chru nancy vandoeuvre les nancy france presentateur gauthier melanie |
P-36 - IMPACT DE LA CRYOPRÉSERVATION DES LEUCAPHÉRÈSES DE PRODUITS DE PHOTOCHIMIOTHÉRAPIE EXTRACORPORELLE : ANALYSE PRÉLIMINAIRE DES DONNÉES DE PRODUCTION.
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
Auteurs : GAUTHIER M. (1), LAROYE C. (1), DECOT V. (1), ESCHWÈGE V. (1), BENSOUSSAN D. (1), POCHON C. (2), REPPEL L. (1)
Présentateur : GAUTHIER Mélanie
Etablissement : (1) Unité de Thérapie Cellulaire - CHRU Nancy, Vandoeuvre Lès Nancy, FRANCE; (2) Service d'Onco-hématologie Pédiatrique - CHRU Nancy, Vandoeuvre Lès Nancy, FRANCE
Introduction/ObjectifDe façon à pouvoir simplifier la logistique liée à la prise en charge par Photochimiothérapie Extracorporelle (PCE) des patients atteints de GVHD corticorésistante, la faisabilité d’un schéma permettant l’administration de 3 doses de PCE à partir d’une seule leucaphérèse est évaluée dans l’étude pilote multicentrique Cryo-ECP (NCT03361254). Chaque leucaphérèse est fractionnée en 3 doses équivalentes : 1 fraîche administrée dans les 24h, 2 doses sont cryoconservées. Nous présentons ici les données préliminaires issues du contrôle qualité de ces produits et comparant les caractéristiques des produits de PCE frais vs décongelés.
Matériel & MéthodeL’irradiation UVA (MacoGenic2®, Macopharma) est effectuée après photo-sensibilisation au 8-MOP (UVADEX®, Therakos) des cellules fraîches ou décongelées. Une numération des CNT est réalisée sur chaque produit avant et après irradiation. L’état apoptotique des cellules est évalué par cytométrie de flux (MACSQuant10®, Miltenyi) et après marquage par AnnexinV-FITC, 7-AAD et anticorps anti-CD3-APC, CD14-APCVio770, CD45-Vioblue. Chaque échantillon est analysé avant et après irradiation à H0 et H24 après conservation à l’étuve dans du milieu RPMI 10% sérum AB.
RésultatsQuatre patients issus de 2 centres (CHRU Nancy et Reims) ont été inclus pour un nombre médian de 5 leucaphérèses/patient (min 3 - max 11). Chaque dose de PCE fraîche présente une richesse médiane de 0,325x109 CNT (IQR[0,202-0,607]), pour une dose/poids médiane de 0,165x108 CNT/kg (IQR[0,1-0,262]). Le rendement moyen à la décongélation est de 68,9 ± 13,5%. Dans le produit final, on observe une proportion de cellules en apoptose tardive (AnnexinV+/7-AAD+) supérieure dans les produits de PCE décongelés vs frais, induisant une augmentation significative de l’apoptose globale (respectivement en médiane : CD3+ 85,5% IQR[71,9-92,9] vs 59,5% IQR[41,2-77,1] p<0,005 ; CD14+ 68% IQR[54,8-86] vs 35,9% IQR[23,9-61,5] p<0,05). La congélation induit une augmentation ponctuelle de l’apoptose globale (AnnexinV+) à H0, ainsi qu’une augmentation limitée et très précoce de l’apoptose tardive dans les produits irradiés. A H24, dans nos conditions expérimentales et indépendamment de l’apoptose spontanée, on notera que la décongélation n’induit pas significativement l’augmentation de la proportion de lymphocytes en apoptose. Par ailleurs, l’irradiation UVA induit l’apoptose de façon similaire dans la population lymphocytaire des produits de PCE décongelés vs frais (respectivement en médiane +49,9%, IQR[35,6-59,3] ; +41,7% IQR[29,5-52,9]), avec cependant une légère augmentation isolée de l'apoptose tardive dans les produits de PCE décongelés.
DiscussionMalgré un nombre limité de patients et une dispersion importante des données, nos résultats suggèrent que l'acte de décongélation serait à l'origine de l'augmentation de la proportion de cellules apoptotiques observée dans les produits de PCE décongelés vs frais. De ce fait, l’impact de l’irradiation UVA sur l’état d’apoptose cellulaire semble équivalent dans les produits de PCE frais et décongelés. Ces résultats préliminaires sont issus d’une étude en cours : à l’avenir, il sera intéressant de compléter ces données et de pouvoir les corréler avec les données biologiques et cliniques des patients, collectées au moment de l’aphérèse mais aussi au cours du suivi. En complément, d’autres analyses ont été ou vont être réalisées sur les produits comme le test de transformation lymphocytaire ou le dosage de certaines cytokines (IL-10, TGF-β, IL-1Ra, etc.).
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p 37 greffons de moelle osseuse contamines microbiologiquement eliminer les faux negatifs auteurs lemarie c 1 lebssir m 1 mfarrej b 1 calmels b 1 malenfant c 1 berger p 1 granata a 1 chabannon c 1 etablissement 1 institut paoli calmettes marseille france presentateur lemarie claude |
P-37 - GREFFONS DE MOELLE OSSEUSE CONTAMINÉS MICROBIOLOGIQUEMENT : ÉLIMINER LES FAUX NÉGATIFS.
Thème: 04. Thérapie cellulaire et médicaments de thérapie innovante dans le contexte de la greffe de CSH
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Auteurs : LEMARIÉ C. (1), LEBSSIR M. (1), MFARREJ B. (1), CALMELS B. (1), MALENFANT C. (1), BERGER P. (1), GRANATA A. (1), CHABANNON C. (1)
Présentateur : LEMARIÉ Claude
Etablissement : (1) Institut Paoli Calmettes, Marseille, FRANCE
Introduction/Objectif En moyenne 850 produits cellulaires hématopoïétiques, sont contrôlés microbiologiquement annuellement par notre laboratoire de microbiologie prestataire, dont 26 échantillons de moelle osseuse (MO). Il s’agit du type de produit cellulaire le plus fréquemment contaminé parmi l’ensemble de nos produits hématopoïétiques.
Malgré une validation complète de la méthode selon la monographie 2.6.27 de la pharmacopée européenne, entre 2018 et 2019 2 MO non apparentées ont été trouvées contaminées par les centres donneurs internationaux, mais déclarées stériles par notre laboratoire. Les germes identifiés étaient Staphylococcus coagulase négative et Propionibacterium acnes, détectés respectivement après 7 et 8j de culture. Une analyse de cause a été menée afin de comprendre l’origine de ces faux négatifs.
Matériel & Méthode Les cultures sont effectuées dans des flacons d’hémoculture (BacT/ALERT aérobie et anaérobie), incubés dans un automate BacT/ALERT 3D entre 35-37°C.
Au démarrage de l’étude, l’échantillon de produit cellulaire final ensemencé dans les 2 flacons d’hémoculture était ≥ 1% du volume de celui-ci et la durée de culture était de 7jours, conformément à la monographie de la pharmacopée européenne ci-dessus.
Résultats Seules les MO semblaient impactées par ces faux négatifs. En effet à la même période, 83 aphérèses non apparentées ont été préparées et aucun faux négatif n’a été constaté sur ce type de PTC. Vu le délai d’apparition des germes identifiés par les centres donneurs, la première action corrective a été l’augmentation de la durée d'incubation des flacons d’hémoculture de 7 à 10 jours à partir d’Octobre 2019. Malgré cette évolution de pratiques, un faux négatif a été à nouveau détecté (Staphylococcus coagulase négative). Cette action corrective, jugée insuffisante; a cependant été maintenue.
Afin de vérifier l’absence de dérive de notre méthode, la sensibilité a été vérifiée et confirmée conforme aux exigences de la pharmacopée.
Pour tenter d’expliquer les faux négatifs spécifiquement sur les MO, notre analyse de cause s’est enfin portée sur la prise d’échantillon. Les MO sont fréquemment déserythrocytées en raison des incompatibilités ABO ou du volume excessif du produit cellulaire pour des patients de petit poids. Dans ce cas, .la culture microbiologique est effectuée par le centre donneur sur une MO « avant préparation » et par notre laboratoire sur une MO « après déserythrocytation ». Afin d’estimer l’impact de cette différence, à partir de 01/2020 un échantillon de 1% du volume de MO « avant préparation » a été mis en culture (ce qui n’est pas exigé par la réglementation). Sur les 5 MO trouvées contaminées depuis cette date, 2 ont été greffées sans préparation et 2 étaient contaminées avant mais stériles après déserythrocytation. Depuis cette action corrective, aucun faux négatif n’a été constaté.
Conclusion La déserythrocytation modifie de façon significative la composition du produit cellulaire, et semble également affecter la charge bactérienne. Un faible nombre de MO sont préparées annuellement dans notre centre, ce qui complique l’analyse des données. Cependant le suivi de l’indicateur de contamination microbiologique des MO est crucial pour garantir la qualité des produits cellulaires distribués mais également le suivi des compétences des préleveurs rendu difficile par la faible activité de prélèvement de MO. Les évolutions de pratique ci-dessus ont par conséquent été pérennisées.
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p 38 mise en place d une biobanque francaise d echantillons issus de patients traites par cellules car t pour un lymphome a des fins de recherche auteurs dalle j 5 calmels b 3 gomez e 2 sondaz d 2 mollaret e 2 nadel b 2 canard j 1 fontenille c 1 robert e 2 peffault de latour r 4 etablissement 1 cryostem marseille france 2 institut carnot calym pierre benite france 3 centre de therapie cellulaire institut paoli calmettes marseille france 4 hopital saint louis ap hp paris france 5 hopital robert debre ap hp paris france presentateur dalle jean hugues |
P-38 - MISE EN PLACE D'UNE BIOBANQUE FRANCAISE D'ECHANTILLONS ISSUS DE PATIENTS TRAITES PAR CELLULES CAR-T POUR UN LYMPHOME, A DES FINS DE RECHERCHE
Thème: 05. CAR-T cells
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Auteurs : DALLE J. (5), CALMELS B. (3), GOMEZ E. (2), SONDAZ D. (2), MOLLARET E. (2), NADEL B. (2), CANARD J. (1), FONTENILLE C. (1), ROBERT E. (2), PEFFAULT DE LATOUR R. (4)
Présentateur : DALLE Jean-Hugues
Etablissement : (1) CRYOSTEM, Marseille, FRANCE; (2) Institut Carnot CALYM, Pierre-Bénite, FRANCE; (3) Centre de Thérapie Cellulaire, Institut Paoli-Calmettes, Marseille, FRANCE; (4) Hôpital Saint-Louis, AP-HP, Paris, FRANCE; (5) Hôpital Robert-Debré, AP-HP, Paris, FRANCE
Introduction/ObjectifLa commercialisation des médicaments CAR-T a bouleversé les stratégies thérapeutiques des lymphomes agressifs en rechute ou réfractaires. Yescarta ® et Kymriah ® sont indiqués pour le traitement du lymphome diffus à grandes cellules B en rechute/réfractaire après au moins 2 lignes de traitement. Yescarta® et Tecartus® sont aussi autorisés respectivement pour les traitements du lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B et du lymphome à cellules du manteau. Les mécanismes de résistance de ces médicaments restent toutefois à définir et leur positionnement plus précoce déjà envisagé soulève la question des traitements les plus appropriés chez les patients exposés aux CAR-T. Il est donc essentiel de disposer d’une collection d’échantillons biologiques parfaitement annotés issus de patients traités dans le cadre de l’AMM ou l’ATU.
Ce matériel, associé à des informations épidémiologiques, cliniques et biologiques, permettra l’élaboration de programmes de recherche ambitieux et cohérents avec l’état de l’art, participant à l’optimisation des stratégies post CAR-T.
Matériel & MéthodeL’institut Carnot CALYM (LYSA, LYSARC, 18 équipes de recherche) et le réseau CRYOSTEM collaborent pour créer la collection CeVi_CAR-T sur le territoire français.
La collecte de ganglions et de sang périphérique, via les procédures respectives de CALYM et CRYOSTEM, implique à ce jour 5 sites actifs, regroupant départements d’hématologie et centres de ressources biologiques, certifiés NF S96-900 pour le traitement et stockage d’échantillons. Le pilotage du réseau bénéficie des certifications ISO9001:2015 de CALYM et de CRYOSTEM. Les données cliniques sont issues du registre LYSARC DESCAR-T et liées à l’identifiant patient du registre EBMT ProMISe mis à jour par les centres membres de la SFGM-TC.
Les autorisations réglementaires ont été obtenues. Chaque patient est inclus après recueil de son consentement.
RésultatsDepuis le 11 mars 2020, date d’inclusion du 1er patient au CHU de Rennes, 4 centres additionnels ont été ouverts (Montpellier, Lyon, Toulouse, Gustave Roussy) pour la collecte de plasma et de cellules mononuclées issues du sang périphérique. Au 31 aout 2021, 144 patients étaient inclus dans CeVi_CAR-T, correspondant à 709 prélèvements sanguins, dont 3 418 aliquots de plasma et 1 239 aliquots de cellules viables ont été dérivés. 85% des échantillons de plasma ont été traités en moins de 4h (médiane 2,13h). Pour 11% des patients, un ganglion est inclus dans la collection CeVi (16 dont 5 en Cryostor ®).
DiscussionDans les lymphomes, le ganglion est le siège d’une importante activité antitumorale et de résistance aux CAR-T. Il s’agit d’échantillons clés mais difficiles à collecter lors de la prise en charge d’un lymphome agressif en rechute. Si la requalification biologique d’échantillons sanguins en routine est réalisable, l’enjeu réside dans l’appariement avec un échantillon de ganglion. Des approches type CryoStor ® sont étudiées pour permettre l’inclusion de microbiopsies, faciliter la collecte de matériel tumoral et l’intégration de sites en réseau. L’inclusion d’échantillons de selles et d’urine, d’intérêt dans le contexte des CAR-T, est envisagée.
ConclusionLa création de la collection CeVi_CAR-T par l’institut CALYM et le réseau CRYOSTEM permet d’envisager des programmes de recherche centrés sur les patients traités par CAR-T. Il s’agit d’une collaboration exemplaire entre deux réseaux organisés, aux compétences complémentaires.
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p 39 optimisation du scfv dun car t cd123 afin de reduire leffet on target off tumor sans impacter saleur fonctionnalite face aux cellules de leucemie derivee des cellules dendritiques plasmocytoides lpdc auteurs fredon m 1 poussard m 1 biichle s 1 bonnefoy f 1 anna f 3 bole richard e 1 renosi f 1 caumartin j 3 loustau m 3 saas p 1 adotevi o 1 2 angelot delettre f 1 galaine j 1 garnache ottou f 1 etablissement 1 umr1098 right efs bfc ufc besancon france 2 chru jean minjoz besancon france 3 invectys biopark paris france presentateur fredon maxime |
P-39 - OPTIMISATION DU SCFV D’UN CAR-T CD123 AFIN DE RÉDUIRE L’EFFET « ON-TARGET/OFF-TUMOR » SANS IMPACTER SALEUR FONCTIONNALITÉ FACE AUX CELLULES DE LEUCÉMIE DÉRIVÉE DES CELLULES DENDRITIQUES PLASMOCYTOÏDES (LPDC)
Thème: 05. CAR-T cells
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Auteurs : FREDON M. (1), POUSSARD M. (1), BIICHLE S. (1), BONNEFOY F. (1), ANNA F. (3), BÔLE-RICHARD E. (1), RENOSI F. (1), CAUMARTIN J. (3), LOUSTAU M. (3), SAAS P. (1), ADOTEVI O. (1,2), ANGELOT-DELETTRE F. (1), GALAINE J. (1), GARNACHE-OTTOU F. (1)
Présentateur : FREDON Maxime
Etablissement : (1) UMR1098-RIGHT/EFS BFC/UFC, Besançon, FRANCE; (2) CHRU, Jean Minjoz, Besançon, FRANCE; (3) Invectys, BioPark, Paris, FRANCE
Introduction/Objectif La LpDC est une hémopathie agressive caractérisée par une surexpression constante du CD123 dans 100% des cas, permettant ainsi d’identifier CD123 comme une cible thérapeutique. Nous avons développé une immunothérapie par CAR-T anti-CD123 permettant de rediriger des lymphocytes T (LT) autologues via un récepteur chimérique à l’antigène (CAR). Cependant, sa conception reste un processus complexe nécessitant des optimisations pour assurer (i) une expression forte et stable du CAR,(ii) la reconnaissance efficace et spécifique de l’antigène cible et (iii) la non toxicité sur les cellules saines. Ces optimisations sont cruciales pour éviter les effets secondaires liés à l’effet «on-target/off-tumor»
Matériel & Méthode Nous avons produit cinq CAR-T CD123 de 3ème génération (CD28/4-1BB/CD3z) possédant chacun un paratope (scFv : single chain Fragment variable) avec une affinité distincte pour l’antigène. Après avoir vérifié l’efficacité de transduction (ET) et la bonne expression du CAR à la membrane, nous avons évalué l’activation et la fonctionnalité in vitro des cinq CAR-T face à des cellules cibles de LpDC CD123forte (lignées cellulaires : CAL-1) et des cellules CD123négative (Daudi). La fonctionnalité des CAR-T a été évaluée in vivo dans un modèle murin immunodéprimé greffé soit par la lignée CAL-1luc+, soit par la lignée Gen2.2, soit par un PDX (Patient Derived Xenograft). L’impact des CAR-T sur la clonogénicité des cellules souches hématopoïétiques (CSH) a été évalué par culture de progéniteurs (CFU-GM) après 18h de co-culture. Nous avons également évalué le taux de TNFa et d’IFNg relargué par les CAR-T après avoir été en co-culture. Pour finir, nous avons évalué l’impact de la sécrétion de TNFa et d’IFNg par les CAR-T sur l'expression de CD123 par les cellules endothéliales (HMEC-1) à l’aide d’un modèle de tri-culture en transwell. Les résultats obtenus avec les CAR-T sont comparés à ceux obtenus avec des LT non transduits (C0)
Résultats L’ET comme l’expression du CAR est forte et stable dans le temps pour quatre des cinq CAR-T (>95%, n=6). Ces quatre CAR-T sont spécifiquement cytotoxiques sur les cellules CD123+ (>99% : CAL-1 contre <10% : Daudi, n=3). In vivo, deux des quatre CAR-T permettent de ralentir la prise tumorale et d’augmenter la survie des souris (C0 : 32j ; CAR01 : 57j ; CAR04 : 56j dans le modèle CAL-1luc+; C0 : 67j ; CAR01 : 157j ; CAR04 : 162j dans le modèle PDX et C0 18j ; CAR01 : 55j ; CAR04 : 43j dans le modèle Gen2.2). La clonogénicité des progéniteurs est peu impactée par ces deux CAR-T (C0 : 12,26%±3,23% ; CAR01 : 22,75%±16,12% ; CAR04 : 21,39%±19,69%, n=3). Les CAR-T après contact avec les CAL-1 sécrètent plus de TNFa et d’IFNg qu’après un contact avec Daudi. L’intensité de fluorescence relative (RFI) de l’expression de CD123 des HMEC-1 est augmentée quand les CAR-T sont co-cultivés avec CAL-1 (HMEC-1 seul : 1,091±0,017 ; HMEC-1 + C0 + CAL-1 : 1,104±0,513 ; HMEC-1 + CAR01 + CAL-1 : 2,819±0,919 : HMEC-1 + CAR04 + CAL-1 : 2,851±0,476, n=3)
Discussion Nous démontrons que l'expression de CD123 par les cellules endothéliales est en partie due au contexte pro-inflammatoire lié à l’activation des CAR-T. Ce qui mène vraisemblablement à l’augmentation de la cytotoxicité sur ces cellules. Ces résultats nous permettent d’envisager l’utilisation combinée d’anti-inflammatoire lors d’un traitement par CAR-T CD123 afin de contrôler temporairement l’environnement pro-inflammatoire lié à l’activation du CAR, sans réduire leur potentiel cytotoxique sur les cellules LpDC
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p 40 coagulopathy following chimeric antigen receptor t cell therapy in r r adult b cell malignancies a single center experience auteurs belbachir s 1 tudesq j 1 lamure s 1 rocanieres p 2 properzi e 1 ceballos p 1 fegueux n 1 gehlkopf e 1 paul f 1 tchernonog e 1 theron a 3 teyssier a 4 diaz i 4 aguilar martinez p 4 herbaux c 1 cartron g 1 etablissement 1 chu saint eloi montpellier service d hematologie montpellier france 2 chu saint eloi montpellier service de pharmacologie montpellier france 3 chu arnaud de villeneuve montpellier service d hematologie pediatrique montpellier france 4 chu saint eloi montpellier laboratoire d hemobiologie montpellier france presentateur ceballos patrice |
P-40 - COAGULOPATHY FOLLOWING CHIMERIC ANTIGEN RECEPTOR T CELL THERAPY IN R/R ADULT B CELL MALIGNANCIES: A SINGLE CENTER EXPERIENCE
Thème: 05. CAR-T cells
Auteurs : BELBACHIR S. (1), TUDESQ J. (1), LAMURE S. (1), ROCANIÈRES P. (2), PROPERZI E. (1), CEBALLOS P. (1), FEGUEUX N. (1), GEHLKOPF E. (1), PAUL F. (1), TCHERNONOG E. (1), THÉRON A. (3), TEYSSIER A. (4), DIAZ I. (4), AGUILAR-MARTINEZ P. (4), HERBAUX C. (1), CARTRON G. (1)
Présentateur : CEBALLOS Patrice
Etablissement : (1) CHU Saint-Eloi Montpellier, Service d'hématologie, Montpellier, FRANCE; (2) CHU Saint-Eloi Montpellier, Service de pharmacologie, Montpellier, FRANCE; (3) CHU Arnaud de Villeneuve Montpellier, Service d'hématologie pédiatrique, Montpellier, FRANCE; (4) CHU Saint-Eloi Montpellier, Laboratoire d'hémobiologie, Montpellier, FRANCE
Background. Immunotherapy with chimeric antigen receptor T (CAR-T cells) is a new therapeutic approach approved for patients with relapsed/refractory (R/R) B-lymphoproliferative malignancies. Specific toxicities have been described following CAR-T cells therapy, mainly cytokine release syndrome (CRS) and immune cell associated neurotoxicity syndrome (ICANS). Coagulation disorders have been described in patients experiencing CRS. However, data are scare regarding such consequences.
Methods. We retrospectively evaluated patients treated with CAR T-cells for R/R B-cell lymphoma in our tertiary hospital between 2019, January 1st and 2021, March 1st. Post-infusion coagulation disorders were assessed, as well as factors associated with such anomalies using a multivariate logistic regression model.
Results. During the study period, 64 patients received CAR T-cell therapy for R/R diffuse large B-cell lymphoma (n=52, 81%), transformed follicular lymphoma (n=9, 14%) and mantel cell lymphoma (n=3, 5%). Median follow-up was 7.98 months (IQR 4.24; 12.39). All patients had a normal coagulation panel at CAR-T cells infusion. The incidence of CRS was 92% (n=59; grade 3-4 n=2, 3%) and ICANS 38% (n=24; grade 3-4 n=7; 11%). We observed a decrease in fibrinogen level in all patients (grade 3-4 n=44, 69%), occurring at day 11 (median) post-infusion, prolonged prothrombin time (PT) in 27 patients (42%, grade 3-4 n=0), at day 4 (median), and thrombocytopenia in 62 patients (97%, grade 3-4 n=46, 72%) at day 1 (median).
By multivariate analysis, fibrinogen below 2 g/L after CAR-T cells infusion was independently associated with grade 2+ CRS (OR 58.4 ; 95%CI [5.8-4212.8] p = 0.009), grade2+ ICANS (OR 2.36 ; 95%CI [2.2-80.6] p = 0.007) and day-0 lymphocyte count (OR 0.32 per 0.1 G/L ; 95%CI [0.10-0.89] p = 0.037). However, it was not associated with comorbidities, disease history, tumor burden, CAR product, or outcomes.
Furthermore, by the end of the study 5 (8%) did not recover a normal fibrinogen level and 41 patients (64%) did not recover a normal platelet count. Others recovered a normal fibrinogen level within a median of 69 days, a normal platelet count within a median of 15 days, and a normal PT within in a median of 7 days. Interestingly, no significant thrombotic or hemorrhagic events were recorded for those patients.
Conclusion. High incidence of asymptomatic coagulation disorders was observed after CAR-T cell therapy, notably prolonged hypofibrinogenemia. Further studies should focus on mechanisms involved in such abnormalities.
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p 41 targeting disialoganglioside gd2 with chimeric antigen receptor redirected t cells in lung cancer auteurs reppel l 1 2 3 tsahouridis o 3 akulian j 4 davis i 3 5 fuca g 3 lee h 3 weiss j 3 6 dotti g 3 7 pecot c 3 6 savoldo b 3 5 etablissement 1 umr 7365 cnrs universite de lorraine vandoeuvre les nancy france 2 chru nancy unite de therapie cellulaire et tissulaire vandoeuvre les nancy france 3 lineberger comprehensive cancer center university of north carolina at chapel hill chapel hill etats unis 4 division of pulmonary and critical care department of medicine university of north carolina at chapel hill chapel hill etats unis 5 department of pediatrics university of north carolina at chapel hill chapel hill etats unis 6 division of oncology department of medicine university of north carolina at chapel hill chapel hill etats unis 7 department of microbiology and immunology university of north carolina at chapel hill chapel hill chapel hill etats unis presentateur reppel loic |
P-41 - TARGETING DISIALOGANGLIOSIDE GD2 WITH CHIMERIC ANTIGEN RECEPTOR-REDIRECTED T CELLS IN LUNG CANCER
Thème: 05. CAR-T cells
Auteurs : REPPEL L. (1,2,3), TSAHOURIDIS O. (3), AKULIAN J. (4), DAVIS I. (3,5), FUCÀ G. (3), LEE H. (3), WEISS J. (3,6), DOTTI G. (3,7), PECOT C. (3,6), SAVOLDO B. (3,5)
Présentateur : REPPEL Loïc
Etablissement : (1) UMR 7365 CNRS-Université de Lorraine, Vandoeuvre-Lès-Nancy, FRANCE; (2) CHRU Nancy, Unité de Thérapie Cellulaire et Tissulaire, Vandoeuvre-Lès-Nancy, FRANCE; (3) Lineberger Comprehensive Cancer Center, University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, ETATS-UNIS; (4) Division of Pulmonary and Critical Care, Department of Medicine, University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, ETATS-UNIS; (5) Department of Pediatrics, University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, ETATS-UNIS; (6) Division of Oncology, Department of Medicine University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, ETATS-UNIS; (7) Department of Microbiology and Immunology, University of North Carolina at Chapel Hill, Chapel Hill, Chapel Hill, ETATS-UNIS
Background: We explored whether the disialoganglioside GD2 (GD2) is expressed in small cell lung cancer (SCLC) and non-small lung cell cancer (NSCLC) and can be targeted by GD2-specific chimeric antigen receptor (CAR) T cells.
Methods: GD2 expression was evaluated in tumor cell lines and tumor biopsies by flow cytometry and immunohistochemistry. To promote T-cell proliferation and persistence, GD2.CAR-Ts were further engineered to co-express IL-15. The inducible caspase 9 gene was also included to ablate GD2.CAR-T cells in case of toxicity. The antitumor activity of GD2.CAR-T cells was evaluated using in vitro cocultures and in xenograft models of orthotopic and metastatic tumors. The modulation of the GD2 expression in tumor cell lines in response to an epigenetic drug was also evaluated.
Results: GD2 was expressed on the cell surface of four of fifteen SCLC and NSCLC cell lines (26.7%) tested by flow cytometry, and in 39% of SCLC, 72% of lung adenocarcinoma and 56% of squamous cell carcinoma analyzed by immunohistochemistry. GD2 expression by flow cytometry was also found on the cell surface of tumor cells freshly isolated from tumor biopsies. GD2.CAR-T cells exhibited antigen-dependent cytotoxicity in vitro and in vivo in xenograft models of GD2-expressing lung tumors. Finally, to explore the applicability of this approach to antigen low expressing tumors, we showed that pretreatment of GD2low/neg lung cancer cell lines with the EZH2 inhibitor Tazemetostat upregulated GD2 expression at sufficient levels to trigger GD2.CAR-T cell cytotoxic activity.
Conclusions: GD2 is a promising target for CAR-T cell therapy in lung cancer. Tazemetostat treatment could be used to upregulate GD2 expression in tumor cells, enhancing their susceptibility to CAR-T cell targeting.
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p 42 utilisation du sang placentaire pour la production d un car123 dans la leucemie a cellules dendritiques plasmacytoides auteurs cael b 1 bole richard e 1 galaine j 1 garnache ottou f 1 etablissement 1 inserm umr1098 efs bfc besancon france presentateur cael blandine |
P-42 - UTILISATION DU SANG PLACENTAIRE POUR LA PRODUCTION D'UN CAR123 DANS LA LEUCEMIE A CELLULES DENDRITIQUES PLASMACYTOIDES
Thème: 05. CAR-T cells
Auteurs : CAËL B. (1), BÔLE-RICHARD E. (1), GALAINE J. (1), GARNACHE-OTTOU F. (1)
Présentateur : CAËL Blandine
Etablissement : (1) Inserm UMR1098, EFS BFC, Besançon, FRANCE
Introduction/ObjectifLa leucémie à cellules dendritiques plasmacytoïdes (LpDC) est une hémopathie rare ayant un pronostic péjoratif et relativement réfractaire quelel que soit la thérapie utilisée (chimiothérapie ou allogreffe). La protéine CD123 est surexprimée sur 100% des blastes de LpDC conduisant au développement de différentes biothérapies ciblant cet antigène et notamment les lymphocytes T (LT) génétiquement modifiés par un Récepteur Chimériques à l’Antigène (CAR) dirigés contre CD123. La persistance in vivo des CAR est un élément clé de l’efficacité à long terme des thérapies par transfert cellulaire adoptif. Elle dépend de différents paramètres comme la source des LT utilisés pour produire les CAR, leur phénotype mémoire en lien avec la durée et les conditions de culture in vitro (1).
Notre équipe a précédemment développé un CAR123 de 3ème génération à partir de LT de sujet sain adulte (SA) en présence d’IL-2 (2). En utilisant les propriétés du sang placentaire (SP), nous avons cherché à obtenir des CAR123 efficaces et persistants in vivo.
Matériel & MéthodeA partir de SP issus de la banque de SP de l’EFS-B/FC, nous avons généré par transduction lentivirale des LT exprimant le CAR123. Après avoir déterminé le rendement de transduction, le profil de différenciation des LT (sur la base des marqueurs CD45RA, CD45RO, CCR7 et CD95) a été évalué en comparaison avec des CAR de SA cultivés en présence d’IL-7/IL-15. Après co-culture avec les cellules cibles CAL-1 (lignées cellulaires de LpDC CD123+), la fonctionnalité des CAR123 (cytotoxicité et sécrétion de cytokines : l’IFN-γ et IL-2) a été évaluée. La persistance in vivo a été étudiée dans les modèles murins NSG.
RésultatsLes LT du SP sont capables de se transduire de façon similaire aux LT du SA (52,5±19,6% n=8 vs 73,5±14,9% n=7, p=0,06). Le taux de LT naïfs présents dans le SP est élevé (92,8±5,9% pour les TCD4 et 90,7±5,9% pour les TCD8 vs 29,8±12,8% pour les TCD4 et 29,6±18,8% pour les TCD8 de SA), et les LT dérivés de SP maintiennent un phénotype peu différencié neuf jours après expansion avec une majorité de TSCM et TCM (68,1±12,9% pour les TCD4 et 49,2±16,9% pour les TCD8, n=8). Les LT du SA sont plus différenciés (31,8±16,5% pour les TCD4 et 32,8±16,5% pour les TCD8, n=7). Indépendamment de leur source, les CAR123 activent des fonctions cytotoxiques en présence des cellules cibles CD123+ conduisant à la sécrétion d’IFN-γ, d’IL-2 et menant à la mort des cellules CAL-1 (94,3±3,8% pour les CAR123 dérivés de SP, n=8 vs 93,8±3,9% pour les CAR123 dérivés de SA au ratio E:T de 1:1 ; n=7, ns)
In vivo, les CAR123 du SP sont efficaces et permettent un contrôle de la leucémie (Overall survival : 160 jours pour les souris traitées par CAR123 versus 44 jours pour les souris traitées par C0; p=0,0062 vs 58 jours/27 jours avec le SA dans le même modèle). Le phénotype peu différencié des CAR avant injection, entraine une persistance de ceux-ci in vivo (28,5% de CD4 TSCM et TCM 83 jours post injection du CAR-T).
DiscussionCe travail a permis de générer des CAR123 à partir de SP présentant un phénotype peu différencié et conservant des fonctions cytotoxiques in vitro et in vivo ainsi qu’une persistance importante in vivo.
ConclusionLe SP est une source intéressante pour la production de CAR autologue (post greffe de SP) ou suivant la tendance actuelle, de CAR allogéniques à partir des SP disponibles en grande quantité dans les banques de SP et actuellement sous-exploités (3).
Bibliographie
1 Rafiq, S., Hackett, C. S. & Brentjens, R. J. Engineering strategies to overcome the current roadblocks in CAR T cell therapy. Nat. Rev. Clin. Oncol. 17, 147–167 (2020).
2 Bôle-Richard, E. et al. CD28/4-1BB CD123 CAR T cells in blastic plasmacytoid dendritic cell neoplasm. Leukemia (2020) doi:10.1038/s41375-020-0777-1.
3 Politikos, I. et al. Guidelines for Cord Blood Unit Selection. Biol. Blood Marrow Transplant. J. Am. Soc. Blood Marrow Transplant. 26, 2190–2196 (2020). |
p 43 caracterisation des car t cells ciblant il 1rap produit en condition gmp like en vue de lessai clinique de phase i iia cristal dans la lam auteurs nicod c 1 neto da rocha m 2 roussel x 1 3 warda w 2 trad r 1 bouquet l 1 haderbache r 1 charavner e 2 laude m 1 guiot m 1 ferrand c 1 2 deschamps m 1 2 etablissement 1 efs bfc umr1098 besancon france 2 cancell therapeutics besancon france 3 chru jean minjoz besancon france presentateur nicod clementine |
P-43 - CARACTERISATION DES CAR-T CELLS CIBLANT IL-1RAP, PRODUIT EN CONDITION « GMP-LIKE », EN VUE DE L’ESSAI CLINIQUE DE PHASE I-IIA CRISTAL DANS LA LAM
Thème: 05. CAR-T cells
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Auteurs : NICOD C. (1), NETO DA ROCHA M. (2), ROUSSEL X. (1,3), WARDA W. (2), TRAD R. (1), BOUQUET L. (1), HADERBACHE R. (1), CHARAVNER E. (2), LAUDE M. (1), GUIOT M. (1), FERRAND C. (1,2), DESCHAMPS M. (1,2)
Présentateur : NICOD Clémentine
Etablissement : (1) EFS BFC - UMR1098, Besancon, FRANCE; (2) CanCell Therapeutics, Besancon, FRANCE; (3) CHRU Jean Minjoz, Besancon, FRANCE
Introduction/ObjectifLe statut de Médicament de Thérapie Innovante (MTI) des CAR-T cells, et l’application des Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF / GMP), impose une production dans un établissement pharmaceutique et notamment l’utilisation de système clos automatisé. Nous avons développé un CAR académique ciblant la protéine IL-1RAP (protéine accessoire au récepteur de l'interleukine-1) exprimé par la cellule souche leucémique, qui devra être évaluer dans un essai clinique de phase I-IIa (CRIStAL) chez des patients atteint de leucémie aigüe myéloïde (LAM).
Actuellement en phase de développement préclinique du CAR-T cell ciblant IL-1RAP, l'objectif de ce travail est de caractériser la production « GMP-like » réalisée en système clos.
Matériel & MéthodeTrois productions de CAR-T cells ciblant IL-1RAP, répondant aux BPF, ont été réalisées en système clos automatisé (CliniMACS Prodigy® de Miltenyi). Tous les réactifs et consommables utilisés, excepté le surnageant lentiviral, étaient de grade clinique et le protocole de production s’est déroulé sur 9 jours. Les lymphocytes T CD4 et CD8 sont triées à partir de cellules mononucléées du sang périphérique de donneurs sains puis activés par des billes anti-CD3/CD28 + IL-7/IL-15. L'efficacité de transduction, le phénotypage des sous-types de lymphocytes T sont évalués par cytométrie de flux. La fonctionnalité des CAR-T cells est mesurée par marquage CD107a, par quantification de l'IFNγ ou lyse cellulaire directe après coculture avec la protéine recombinante IL-1RAP coatée ou des lignées cellulaires leucémiques. Les analyses métabolique et transcriptomique des CAR-T cells ont été réalisées après stimulation par la protéine recombinante IL-1RAP, respectivement par Nanostring® ou Seahorse®.
RésultatsNous avons pu montrer que la prolifération des CAR-T cells ainsi que l’efficacité de transduction sont en accord avec une utilisation en clinique. De plus, à J9 le produit fini présente un ratio CD4/CD8 maintenu et est principalement composé de cellules TSCM (souches centrales mémoires) et TCM (centrales mémoires). Concernant la fonctionnalité des CAR-T cells, l’expression du CD107a est significativement supérieure face à une lignée IL-1RAP positive ou face à la protéine IL-1RAP recombinante comparativement à une lignée IL-1RAP négative. Ces résultats sont confirmés par la quantification de la sécrétion d'IFNy. Nous avons également montré une augmentation de l’activation glycolytique basale des CART cells stimulés par la protéine recombinante IL-1RAP, mais pas de différence d'activité glycolytique maximale. Comme attendu, l’étude transcriptomique CAR-T cells stimulés par la protéine IL-1RAP, présentent un niveau d’expression des gènes impliqués dans la synthèse d’IFNy, de Granzyme B ou perforine et d’IL-2 fortement supérieur à celui observé dans la population CART cells non stimulée.
ConclusionCes résultats valident notre procédé de production préclinique de CAR-T cells ciblant IL-1RAP en accord avec les exigences réglementaires. La production peut maintenant être transférée en salle blanche pour la réalisation des lots clinique du dossier réglementaire de l’essai de phase I-IIa (CRIStAL) dans la LAM.
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p 44 impact du polymorphisme de la caspase 9 rs1052576 sur lefficacite du gene suicide rapacasp9 dans la securisation des cart cells il 1rap auteurs bouquet l 1 warda w 2 nicod c 1 neto da rocha m 2 trad r 1 guiot m 1 charavner e 2 haderbache r 1 ferrand c 1 2 deschamps m 1 2 etablissement 1 efs bfc besancon france 2 cancell therapeutics besancon france presentateur bouquet lucie |
P-44 - IMPACT DU POLYMORPHISME DE LA CASPASE 9 (RS1052576) SUR L’EFFICACITE DU GENE SUICIDE RAPACASP9.DANS LA SECURISATION DES CART CELLS IL-1RAP
Thème: 05. CAR-T cells
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Auteurs : BOUQUET L. (1), WARDA W. (2), NICOD C. (1), NETO DA ROCHA M. (2), TRAD R. (1), GUIOT M. (1), CHARAVNER E. (2), HADERBACHE R. (1), FERRAND C. (1,2), DESCHAMPS M. (1,2)
Présentateur : BOUQUET Lucie
Etablissement : (1) EFS BFC, Besancon, FRANCE; (2) CanCell Therapeutics, Besancon, FRANCE
Introduction/ObjectifActuellement, 5 thérapies CAR-T cells sont autorisés dans les hémopathies B et le myélome multiple. Ces immunothérapies cellulaires ouvrent des perspectives de rémission très prometteuses dans d’autres indications. Cependant, l’un des problèmes majeurs reste la survenue d’effets secondaires indésirables. Un moyen de sécuriser ces immunothérapies par CAR-T cells est l’utilisation de gène suicide. Dans le cadre de nos travaux sur l’utilisation d’un CAR IL-1RAP dans la LAM, nous avons utilisé la RapaCasp9, qui permet l’induction de la Caspase 9 par la Rapamycine (Stravou et al,2018), et une élimination spécifique et conditionnelle des cellules génétiquement modifiées. Cependant, il existe un polymorphisme casp9 Ex5+32G>A (rs1052576). Nous avons étudié l’impact de ce polymorphisme sur l’efficacité de l’induction de l’apoptose de la RapaCasp9.
Matériel & MéthodeLes vecteurs lentiviraux CAR IL-1RAP/?CD19/RapaCasp9-G ou-A ont été qualifiés par Restriction Fragment Length Polymorphism (RFLP) avec l’enzyme BstUI et par séquençage Sanger. Les surnageants lentiviraux (RC9-G et RC9-A) ont été produits puis utilisés afin de transduire des lymphocytes T primaires de donneurs sains à J2 post-activation par billes CD3/CD28 en différentes conditions cytokiniques (IL2, IL7/15 + IL2 ou IL7/15). L’efficacité de transduction est évaluée à J7 par cytométrie de flux et l’induction d’apoptose par RapaCasp9 est évaluée à J9 par ajout de Rapamycine à différentes concentrations (0 à 109 nM) et différents temps d’expositions (24 et 48h). L’induction d’apoptose est évalué par cytométrie de flux anti-CD3, -CD19, 7-AAD et Annexine-V.
RésultatsDans un premier temps, nous avons confirmé le type de SNP (A/G) pour chaque construction à l’aide des techniques de RFLP et de séquençage. Nous avons ensuite évalué l’impact du polymorphisme casp9 dans l’induction d’apoptose. L’induction du gène suicide des LT RC9-G et RC9-A avec 1nM de Rapamycine, a révélé une meilleure efficacité de la construction avec le polymorphisme G [57,6% ± 3,5% (24h) ; 64,5% ± 3,1% (48h)] par rapport au polymorphisme A [50,1% ± 3,2% (24h) ; 52,6% ± 5,8% (48h)]. Les résultats sont confirmés quelle que soient les conditions cytokiniques. L’évaluation d’apoptose à des doses correspondant à la prise d’un comprimé de 0,5 ou 1 mg, respectivement 54,5 nM (24h : 87,6% ± 9,2% ; 48h : 92,1% ± 2,7%) et 109 nM (24h : 86,6 % ± 9,7%; 48h : 92,5% ± 2,9%), montre de très bonnes efficacités, sans toxicité sur les LT non-CAR. Nous avons toutefois observé, de manière attendue, un ralentissement temporaire de la prolifération des LT après 48h de traitement à la Rapamycine dont les effets s’estompent rapidement après clairance du médicament.
ConclusionLa construction CAR IL-1RAP/?CD19/RapaCasp9-G montre une efficacité optimum d’induction d’apotose en comparaison à la construction CAR IL-1RAP/?CD19/RapaCasp9-A quel que soit les conditions testées. Le système suicide RapaCasp9-G / Rapamycine peut être utilisé pour la sécurisation de thérapie génique, d’autant que la Rapamycine est approuvée et que les effets indésirables sont déjà connus. Le système suicide RapaCasp9-G / Rapamycine sera utilisé dans l’essai d’immunothérapie cellulaire de phase I/IIa, CRIStAL, visant à évaluer un CAR IL-1RAP dans la Leucémie Aigue Myéloïde.
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p 45 expansion of phenotypically senescent cd57 cd8 t cells is associated with impaired immunocompetence after allogeneic hematopoietic stem cell transplantation auteurs morin s 1 pradier a 2 mamez a 1 giannotti f 1 vu cantero d 3 fabra urdiola m 1 stephan c 1 bernardi c 1 melotti a 2 masouridi levrat s 1 roosnek e 4 kaiser l 3 chalandon y 1 2 simonetta f 1 2 etablissement 1 division of hematology department of oncology geneva university hospitals geneve suisse 2 translational research center for oncohematology department of medicine faculty of medicine university of geneva geneve suisse 3 division of infectious diseases department of internal medicine specialties geneva university hospitals geneve suisse 4 faculty of medicine university of geneva geneve suisse presentateur chalandon yves |
P-45 - EXPANSION OF PHENOTYPICALLY SENESCENT CD57+ CD8 T CELLS IS ASSOCIATED WITH IMPAIRED IMMUNOCOMPETENCE AFTER ALLOGENEIC HEMATOPOIETIC STEM CELL TRANSPLANTATION
Thème: 06. Etudes translationnelles et expérimentales
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Auteurs : MORIN S. (1), PRADIER A. (2), MAMEZ A. (1), GIANNOTTI F. (1), VU-CANTERO D. (3), FABRA-URDIOLA M. (1), STEPHAN C. (1), BERNARDI C. (1), MELOTTI A. (2), MASOURIDI-LEVRAT S. (1), ROOSNEK E. (4), KAISER L. (3), CHALANDON Y. (1,2), SIMONETTA F. (1,2)
Présentateur : CHALANDON Yves
Etablissement : (1) Division of Hematology, Department of Oncology, Geneva University Hospitals, Geneve, SUISSE; (2) Translational Research Center for Oncohematology, Department of Medicine, Faculty of Medicine, University of Geneva, Geneve, SUISSE; (3) Division of Infectious Diseases, Department of Internal Medicine Specialties, Geneva University Hospitals, Genève, SUISSE; (4) Faculty of Medicine, University of Geneva, Genève, SUISSE
Introduction/ObjectifT cell senescence is a physiological process typically associated with aging, lymphopenia and chronic immune activation. CD57 has been reported as a marker of human senescent CD8 T cells. Early studies have reported increased proportions of CD57-expressing CD8 T cells after autologous and allogeneic hematopoietic stem cell transplantation (HSCT). Whether these cells can be considered a counterpart of the senescent population found during aging, and whether the expansion of CD57+ CD8 T cells is associated with impaired immunocompetence after allogeneic HSCT, remain to be investigated.
Matériel & MéthodeWith written informed consent, peripheral blood mononuclear cells were collected from healthy controls (HC, n=21) and patients undergoing allogeneic HSCT (n=115) at Geneva University Hospitals. Proportions of CD57+ CD8 T cells as well as phenotypic and functional characteristics of CD57+ CD8 T cells were assessed by flow cytometry. Virus-specific CD8 T cells were identified by flow cytometry based on IFNg and/or TNFa intra-cytoplasmic expression after 6h in vitro stimulation with peptides derived from CMV, EBV, HHV6, BKV and Adenovirus. Torque Teno Virus (TTV) replication was quantified by quantitative PCR as previously described (Pradier et al., Front Immunol 2020; doi: 10.3389/fimmu.2020.00998).
RésultatsCD8 T cells recovered from allogeneic HSCT displayed significantly higher proportions of CD57+ cells compared with healthy controls (HC, median 23% [range 6%-67%]; HSCT 58% [11%-97%]; Figure 1A-B). We observed higher proportions of CD57+ cells in CD45RA- CCR7+ CD27+ central memory (CM), CD45RA- CCR7- CD27+ transitional memory (TM) and CD45RA- CCR7- CD27- effector memory (EM;) CD8 T cells from allogeneic HSCT recipients compared with healthy controls. We did not observe any significant differences in CD57 expression in naïve nor in TEMRA CD8 T cells. Phenotypically, CD57+ CD8 T cells from allogeneic HSCT recipients displayed a senescent immunophenotype characterized by the low surface expression of CD127 that was further downregulated in CD57+ CD8 T cells from allogeneic HSCT recipients compared with healthy controls. Virus-specific CD8 T cells identified upon stimulation with CMV, EBV, HHV6, BKV and Adenovirus peptides mainly displayed a CD27- effector memory phenotype in HSCT recipients (Figure 1C) and expressed higher levels of CD57 in HSCT recipients compared with healthy controls for CMV and EBV (Figure 1C-D) with a trend not reaching significance for adenovirus, HHV6 and BK-virus-specific CD8 T cells. Using the replication of the non-pathogenic anellovirus TTV as a measure of impaired immunocompetence, we observed that the proportion of CD57-expressing cells among effector memory CD8 T cells positively correlated with TTV titers in allogeneic HSCT recipients (R=0.32; Figure 1E).
ConclusionThese results show that the proportion of phenotypically senescent CD57+ CD8 T cells increases after allogeneic HSCT as a result of an increased expression at the surface of memory CD8 T cells, including virus-specific cells. Moreover, CD57 expression at the surface of EM CD8 T cells correlated with higher replication of TTV, reflecting a status of impaired immunocompetence after allogeneic HSCT. Studies are ongoing to determine the utility of CD57 expression on T cells as a biomarker to predict infectious complications after allogeneic HSCT.
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p 46 assessment of a three donor strains based model for studying the origin and homeostasis of regulatory t cells in chronic gvhd auteurs canti l 1 ehx g 1 rosu a 2 desmet c 4 beguin y 1 3 baron f 1 3 etablissement 1 giga i3 laboratoire d hematologie universite de liege liege belgique 2 farah sante publique veterinaire universite de liege liege belgique 3 department of medicine division of hematology chu of liege liege belgique 4 giga i3 laboratoire d immunologie cellulaire et moleculaire universite de liege liege belgique presentateur canti lorenzo |
P-46 - ASSESSMENT OF A THREE DONOR STRAINS-BASED MODEL FOR STUDYING THE ORIGIN AND HOMEOSTASIS OF REGULATORY T CELLS IN CHRONIC GVHD
Thème: 06. Etudes translationnelles et expérimentales
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Auteurs : CANTI L. (1), EHX G. (1), ROSU A. (2), DESMET C. (4), BEGUIN Y. (1,3), BARON F. (1,3)
Présentateur : CANTI Lorenzo
Etablissement : (1) GIGA-I3, Laboratoire d'Hématologie, Université de Liège, Liège, BELGIQUE; (2) FARAH: Santé publique vétérinaire, Université de Liège, Liège, BELGIQUE; (3) Department of Medicine, Division of Hematology, CHU of Liège, Liège, BELGIQUE; (4) GIGA-I3, Laboratoire d'Immunologie Cellulaire et Moléculaire, Université de Liège, Liège, BELGIQUE
Introduction/Objectif Chronic graft-versus-Host disease (cGvHD) is a frequent complication of allogeneic hematopoietic stem cell transplantation (HSCT) [1]. The disease is caused by donor T cells reacting against recipient healthy tissues. This has been attributed to defects in both central and peripheral tolerance mechanisms [2], due respectively to thymic damages caused in a large part by alloreactive effector T cells (Tconv) and to the alteration in regulatory T cells (Treg) homeostasis [3]. Hence, the aim of the project consists at assessing Treg homeostasis in cGVHD according to the severity of the disease.
Matériel & Méthode On the background of the C57BL/6J (H2-Kb) → BALB/C (H2-Kd) mismatched model of cGvHD, we studied a three donor strains-based model that allows to trace the different origin of T cells after transplantation by flow cytometry. BALB/C mice were lethally irradiated (8.5 Gy) and injected with 2.5x106 C57BL/6J bone marrow cells, different doses of C57BL/6J sorted Treg (0.3 and 1.0x105 CD45.1+/Luc+ Treg) and splenic αβ-TCR+ Tconv (0.3 and 0.4x106 CD45.2+/FoxP3-DTR+, respectively). Treg within the CD45.2+ cell fraction upon the administration of diphtheria toxin (DT; 5 μg/Kg) in I.P. to all the mice at day +1 and +3 post-HSCT. The origin of the immune cells constituting each T lymphocytes subset was determined by the differential expression of CD45 isoforms.
Résultats The cohort 1.0x105 Treg cohort showed an increase in effector T cell effector and compared to the control group, which did receive 1.0x105 CD45.1+ Treg but no CD45.2+ Tconv at all. Equally, the injection of a major number of Treg prevented the degradation of the thymic function while a lower dose of Treg led to the marked depletion of CD4/CD8 double-negative thymocytes (≈ 26% CTRL vs ≈ 19% 0.3x105 cohort) in favor of fully formed CD4+ T cells (≈ 1.6% CTRL vs ≈ 4% 0.3x105 cohort). On the other side, T cell activation markers instead did not show any difference between the two Treg doses.
In terms of cell origin, cGvHD target organs showed an organ-specific concentration of CD45.1+, CD45.1+/CD45.2+, and CD45.2+. While CTRL cohort have almost 100% of CD45.1+/CD45.2+ cells, 0.3x105 Treg cohort shows from 30% to 50% of CD45.2+ effector T cells. The injection of a major number of Treg lowers the concentration of CD45.2+ cells taking it back to the CTRL cohort except for the colon, which did not show any changes.
Discussion cGvHD is an extremely complex disease, requiring multiple analyses on the organs and all the immune cells fractions involved in its pathogenesis for a complete assessment of the model. In spite of the injection of a major dose of Treg led to the amelioration of thymic function and T cells state, the mice cohort did not show the same in terms of cGvHD score, weight loss, and survival.
Conclusion Upon the injection of a greater dose of Treg, we noticed a substantial normalization in the T cells activation markers and a different contribution of T cells fractions to the disease, thus confirming their preponderant pathogenic role and the substantial reliability of the model. Unexpectedly, variations were present within the thymus as well, revealing a potentially relevant role of this organ in maintaining the Tconv and Treg pools in a cGVHD setting.
Bibliographie [1] Mohty B., Mothy M, Blood Cancer J. 2011 Apr;1(4):e16. doi: 10.1038/bcj.2011.14. Epub 2011 Ap
[2] Cooke KR, Luznik L, et al. Biol Blood Marrow Transplant. 2017 Feb;23(2):211-234. doi: 10.1016/j.bbmt.2016.09.023. Epub 2016 Oct 3.
[3] Zorn E, Kim HT, et al., Blood. 2005 Oct 15;106(8):2903-11. Epub 2005 Jun 21. |
p 47 exemple damelioration du potentiel antitumoral des cellules natural killer sans modification genique armement par anticorps anti her des cellules nk contre le medulloblastome auteurs gauthier m 1 3 marande m 3 boura c 2 decot v 1 3 etablissement 1 unite de therapie cellulaire chru nancy vandoeuvre les nancy france 2 cran departement sbs umr7039 nancy france 3 imopa equipe cecita umr7365 vandoeuvre les nancy france presentateur gauthier melanie |
P-47 - EXEMPLE D’AMÉLIORATION DU POTENTIEL ANTITUMORAL DES CELLULES NATURAL KILLER SANS MODIFICATION GÉNIQUE : ARMEMENT PAR ANTICORPS ANTI-HER DES CELLULES NK CONTRE LE MÉDULLOBLASTOME.
Thème: 06. Etudes translationnelles et expérimentales
Auteurs : GAUTHIER M. (1,3), MARANDE M. (3), BOURA C. (2), DECOT V. (1,3)
Présentateur : GAUTHIER Mélanie
Etablissement : (1) Unité de Thérapie Cellulaire - CHRU Nancy, Vandoeuvre Lès Nancy, FRANCE; (2) CRAN département SBS - UMR7039, Nancy, FRANCE; (3) IMoPA équipe CECITA - UMR7365, Vandoeuvre Lès Nancy, FRANCE
Introduction/ObjectifLe récepteur CD16 présent au niveau de la membrane des cellules NK permet la fixation d’anticorps par leur fraction constante. Lorsque l’antigène est reconnu sur la cellules cible par le biais de l’anticorps ainsi fixé, la cellule NK va s’activer et initier la cytotoxicité dépendant des anticorps (ADCC) pour aboutir à la lyse spécifique de la cible. Cette potentialisation de la cytotoxicité des cellules NK par l’ADCC ne nécessite pas de modification génique et sollicite une fonction native des ces cellules. Ici, nous illustrons ce concept par l’armement de cellules NK avec un anticorps anti-HER dans des modèles in vitro et in vivo de médulloblastome.
Matériel & MéthodeLes cellules NK sont issues de concentrés leuco-plaquettaires de donneurs volontaires sains (EFS Grand-est). Après déplétion en cellules CD3+ par sélection immuno-magnétique, une partie des cellules NK a été congelée avant d’être mise en culture en milieu NK MACS supplémenté en IL-15 et IL-2. L’autre partie a été directement expandue à l’état frais. Le potentiel cytotoxique des cellules NK a été évalué par mesure de bioluminescence corrélée au relargage d’ATP par les cellules lysées (Toxilight®, Lonza). Dans notre modèle in vitro, les cellules DAOY ont été mises en co-culture à différents ratios cible:effecteur (1:1 à 1:10) avec des cellules NK expandues issues de culture fraîches ou décongelées, et armées ou non avec l’anticorps anti-HER. Par la suite, le potentiel des cellules NK armées a été évalué dans un modèle murin (souris NUDE) de médulloblastome humain hétérotopique (cellules DAOY). Dans chaque groupe, deux injection de 106 cellules NK armées (n=5) ou non (n=5), ou de NaCl 0,9% (groupe contrôle n=5), ont été réalisées à J0 en frais et J10 en décongelé. Les paramètres de survie et d’évolution du volume tumoral ont été suivis.
RésultatsL’expression des molécules HER (1-4) a été évaluée par cytométrie de flux sur les cellules de la lignée DAOY, permettant ainsi d’identifier la cible HER-2 et le Trastuzumab comme anticorps d’intérêt. Dans notre modèle in vitro, la cytotoxicité des cellules NK armées avec le Trastuzumab est 5 à 15 % plus forte que celle obtenue avec les cellules NK natives ou avec des cibles opsonisées. Armées ou non, les cellules NK décongelées ont un potentiel cytotoxique inférieur aux cellules NK fraîches. Cependant, la cytotoxicité des cellules NK armées décongelées reste supérieure à celle des cellules NK non armées décongelées. Ces résultats semblent être confirmés dans notre modèle in vivo, où l’on observe une augmentation de la survie médiane des animaux du groupe traité avec les cellules NK armées (30 jours) contre ceux du groupe traité avec les cellules NK non-armées (20 jours). Par ailleurs, nous mettons en évidence une progression tumorale qui semble plus lente dans le groupe traité avec les cellules NK armées.
DiscussionCes résultats illustrent un cas d’étude de l’armement des cellules NK avec un anticorps monoclonal dans le but de potentialiser leur effet antitumoral, sans modification génique. De plus, le bénéfice apporté par cet armement semble conservé lors de son application à des cellules NK congelées, ce qui permettrait en pratique de proposer une mise à disposition rapide des cellules en contexte clinique. L’armement des cellules NK est une approche originale dont l'ingénierie reste à mieux comprendre et qui mérite d’être approfondie de par le champ de ses applications thérapeutiques potentielles.
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p 48 performance physique en phase precoce post allogreffe un nouveau challenge pour la reeducation fonctionnelle auteurs pinelli v 1 2 cordival a 2 borel c 3 guenounou s 3 huynh a 3 etablissement 1 crf le cabirol colomiers france 2 chu rangueil toulouse france 3 iuct oncopole toulouse france presentateur pinelli virgile |
P-48 - PERFORMANCE PHYSIQUE EN PHASE PRÉCOCE POST-ALLOGREFFE : UN NOUVEAU CHALLENGE POUR LA RÉÉDUCATION FONCTIONNELLE
Thème: 07. Soins de support, sciences infirmières et paramédicales
Auteurs : PINELLI V. (1,2), CORDIVAL A. (2), BOREL C. (3), GUENOUNOU S. (3), HUYNH A. (3)
Présentateur : PINELLI Virgile
Etablissement : (1) CRF Le Cabirol, Colomiers, FRANCE; (2) CHU Rangueil, Toulouse, FRANCE; (3) IUCT Oncopôle, Toulouse, FRANCE
Introduction/Objectif L'allogreffe de CSH est le seul traitement curatif de certaines maladies hématologiques graves. Des effets indésirables centrés autour d'un syndrome de déconditionnement à l'effort altèrent significativement la qualité de vie au dela de la première année. Aucune donne n'est disponible pour la période précoce. L'objectif de notre travail est d'évaluer la survenue de ce syndrome a court terme.
Matériel & Méthode Nous avons réalisé une évaluation rétrospective sur les données des 71 patients évalués à J120 post-greffe à IUCT-Oncopole ont été évalués entre 2019 et 2021. Une évaluation interdisciplinaire incluant entre autres un examen clinique médical, une évaluation de qualité de vie (SF-36) et un test maximal cardio-respiratoire sur cycloergomètre a été effectuée pour chacun. Les deux principaux critères évalués à l'effort étaient la tolérance à l'effort, définie par la consommation maximale d'O2 à l'effort (picVO2) ; et le conditionnement à l'effort, défini par le seuil de mise en jeu du métabolisme anaérobie (SV1).
Résultats Une intolérance a l'effort a été retrouvée chez 86% des patients. Ils avaient significativement (p<.05) plus de GVH cutanéo-muqueuse, d'anomalies EFR de novo, et d'amyotrophie.
Un conditionnement à l'effort a été retrouvé chez 69% des patients. Ils avaient significativement (p<.05) plus été traitées par myotoxiques, périneurotoxiques, conditionnement myéloablatif, et présenté un GVH cutanée. A l'opposée on retrouve de manière significative chez les patients dans la norme une pratique régulière d'activité physique.
Aucune différence significative de la qualité de vie n'a été mise en évidence entre les différents groupes de patients.
Discussion A J120 post-greffe on retrouve une atteinte fréquente et profonde des performances à l'effort. Cette altération n'est pas directement liée à l'atteinte de la qualité de vie à J120 puis semble le devenir à 1 an. Nous supposons qu'il existe un impact fort des conditions psycho-environnementales encores présentes à J120, et dont la disparition plus tardive met au premier plan le syndrome de déconditionnement à l'effort.
Il est donc possible qu'une prise en charge rééducative précoce, dès J120, pourrait permettre d'obtenir des bénéfices à long terme, visibles dès la première année post-greffe. Considérant les déficiences multiples, associées et interdépendantes, et les leviers nécessitant une pluridisciplinarité centrée autour de l'activité physique, la supervision de cette prise en charge devrait être confiée a un tandem associant l'hématologue et le médecin de rééducation fonctionnelle.
Bibliographie
Dirou S, et al. Deconditioning, fatigue and impaired quality of life in long-term survivors after allogeneic hematopoietic stem cell transplantation. Bone Marrow Transplant. 2018 Mar;53(3):281-290. doi: 10.1038/s41409-017-0057-5. Epub 2017 Dec 21. PMID: 29269801.
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